Chaque 7 juin, le monde célèbre la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments. Pour cette huitième édition, le thème retenu par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est : « Du fardeau aux solutions : un accès universel à des aliments sûrs ». Il met en lumière l’urgence d’une alimentation saine et la responsabilité collective face aux maladies d’origine alimentaire.
Selon Madeleine Lafia Mora, Secrétaire générale au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, ce thème revêt une importance particulière :« Les maladies d’origine alimentaire peuvent toucher tout le monde et partout. Avoir conscience de leur fardeau permet aux autorités et aux entreprises d’agir de façon ciblée. »Elle rappelle que des données fiables sur la contamination des aliments constituent la base de politiques publiques efficaces et de choix de consommation éclairés.Le gouvernement béninois a engagé depuis plusieurs années une série d’actions pour garantir la sécurité alimentaire. Entre autre, la mise en œuvre de plans de surveillance et de contrôle des contaminants dans les aliments ; la collecte de données sur les maladies d’origine alimentaire à l’échelle nationale et le renforcement de la coordination multisectorielle entre les acteurs de la santé, de l’agriculture et du commerce.Ces efforts ont permis de mieux cerner les risques et d’améliorer la qualité des produits consommés sur le territoire.Malgré ces avancées, des défis persistent, notamment dans la production et l’utilisation des données. Le ministère entend poursuivre ses efforts pourcréer davantage de synergies entre les mécanismes de collecte de données ; rassurer les consommateurs sur la qualité sanitaire des aliments puis anticiper et gérer les nouveaux risques liés à la transformation et à la distribution des produits alimentaires. Cette journée mondiale rappelle que la sécurité sanitaire des aliments n’est pas seulement une question de santé publique, mais aussi un pilier du développement durable. Le Bénin, engagé sur cette voie depuis 2016, entend consolider ses acquis pour garantir à tous un accès à une nourriture sûre et de qualité.
Zéphirin Toasségnitché











