À quelques jours du Certificat d’études primaires (Cep), les écoliers béninois multiplient les séances de révisions. Au-delà des matières classiques, les épreuves à option telles que la couture, le grimper et le saut en hauteur, mobilisent enseignants, élèves et parents dans une préparation intense.
Le 1er juin 2026 marquera le coup d’envoi du Certificat d’études primaires (Cep). Dans les écoles, l’heure est aux ultimes révisions, y compris pour les disciplines à option souvent perçues comme une bouée de sauvetage. À l’école primaire publique de Zakpo, dans la Commune de Bohicon notre équipe de reportage a suivi une séance de couture dirigée par le directeur. Les candidats, boîte de couture en main : centimètre, ciseaux, épingles, boutons, s’exercent sur une ancienne épreuve. « Attention, prenez d’abord la longueur du tissu », rappelle l’enseignant, insistant sur la précision des gestes. Les élèves, enthousiastes, expriment leur confiance. « Je sais prendre les mesures, faire le point d’ourlet, le point de derrière et de devant », confie une candidate. D’autres se réjouissent d’avoir tiré le grimper ou le saut en hauteur, disciplines qu’ils maîtrisent déjà. « Moi j’ai tressailli d’allégresse lorsque le saut en hauteur et le grimpé ont été tirés parce que je me sens à l’aise dans ces disciplines choisies » affiche l’un des candidats. Mais la préparation ne s’arrête pas aux portes de l’école. Les parents, malgré leurs limites, s’impliquent. Certains accompagnent leurs enfants sur les terrains de sport pour s’entraîner au saut et au grimper. C’est le cas par exemple de Florentin Vissoukpo. « Les samedis et les dimanches, j’amène mon garçon au terrain pour des séances d’entraînement sur les épreuves sportives choisies au Cep», informe-t-il. D’autres, comme Christiane Hodonou, avouent ne rien connaître à la couture mais misent sur l’encouragement et la confiance. « On le motive seulement pour qu’il ne stresse pas trop. » confie-t-elle. Joachim Sodokpa, le directeur de l’établissement scolaire insiste sur le rôle crucial du soutien parental. « Même si l’enfant croit qu’il n’a pas bien travaillé, il faut lui montrer qu’il peut se rattraper. », recommande-t-il. À quelques jours de l’examen, la mobilisation est générale. Enseignants, parents et élèves conjuguent leurs efforts pour transformer ces épreuves à option en véritables opportunités de réussite.
Zéphirin Toasségnitché









