Dans les rues et les restaurants, la viande de porc reste l’un des mets les plus prisés. Appréciée pour sa tendreté et son goût particulier, elle accompagne souvent les moments de détente entre amis ou les petites célébrations. Mais derrière ce plaisir gustatif, consommateurs, commerçants et médecins rappellent l’importance de la modération et de l’hygiène.
Pour Finagon Houédassou, amateur de porc, l’essentiel est de ne pas en abuser : « Oui, j’aime la viande de porc. Mais il ne faut pas en abuser. L’abus de toutes choses n’est pas bon. Pour moi, chaque jour est un jour de plaisir, mais il faut savoir se limiter. » Même son de cloche chez Anicet Boko, qui en fait un rituel hebdomadaire : « Je consomme le porc une fois par semaine, souvent le week-end. Avec du piron, c’est plus agréable. C’est notre manière de satisfaire un besoin, mais pas tous les jours. » Du côté des vendeurs, la réussite du porc repose sur la préparation et la cuisson. Mardochée, commerçant, détaille ses méthodes : « Nous avons quatre façons de préparer le porc : le cuire puis le braiser, le braiser directement après assaisonnement, l’intégrer dans une sauce comme le kpètè, ou encore l’accompagner de légumes pour faciliter la digestion. » Il insiste aussi sur l’hygiène : « Après avoir enlevé le poil, il faut nettoyer soigneusement avec de l’eau et du savon avant toute opération. Les polices sanitaires veillent à ce que les restaurants respectent ces règles. » Les professionnels de santé reconnaissent les apports nutritifs du porc en protéines et en énergie, mais mettent en garde contre une consommation excessive, notamment à cause des graisses. Ils recommandent une cuisson complète pour éliminer microbes et parasites, et rappellent que la modération reste la clé. La viande de porc demeure un plaisir culinaire incontournable pour de nombreux Béninois. Mais qu’il s’agisse des consommateurs, des commerçants ou des médecins, tous s’accordent sur un principe fondamental : bien préparer, bien cuire et consommer avec modération. C’est ainsi que ce mets populaire peut continuer à rassembler autour des tables, tout en préservant la santé et la confiance des amateurs.
C.Z








