Chaque 28 mai, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de la santé, de l’hygiène et de la précarité menstruelle. Une initiative née en 2014 pour lever le tabou autour des règles et promouvoir une meilleure prise en compte de la santé féminine.
À Bohicon, la sage-femme Florentine Houéssou Hountondji rappelle que la gestion des menstruations est avant tout une question d’hygiène et de dignité. Elle insiste sur les gestes essentiels pour maintenir l’hygiène menstruelle. Selon elle, la jeune femme en menstrues doit se laver régulièrement deux à trois fois par jour, nettoyer les parties intimes avec de l’eau propre, changer les serviettes hygiéniques, qu’elles soient jetables ou réutilisables et veiller à la propreté des sous-vêtements. « Pendant la menstruation, la femme doit être encore plus propre », souligne-t-elle, avant de rappeler que l’eau utilisée pour le lavage ne doit pas être jetée n’importe où, mais dans un endroit discret et propre. Pour la sage-femme, l’éducation menstruelle doit commencer à la maison. Les parents ont un rôle crucial à jouer pour informer les jeunes filles et déconstruire les mythes qui entourent ce phénomène naturel. « Les règles ne sont pas une honte. C’est un processus physiologique normal. Les filles doivent être préparées et accompagnées », insiste-t-elle. Le manque d’hygiène, prévient-elle, peut entraîner des infections et des odeurs désagréables, souvent liées à une mauvaise information ou à l’absence de moyens adaptés. Au-delà de la sensibilisation, cette journée mondiale invite à une réflexion collective sur la précarité menstruelle, encore trop présente dans de nombreux milieux scolaires et professionnels. Elle rappelle que l’accès à des produits d’hygiène sûrs et à une éducation adaptée est un droit fondamental pour toutes les femmes et filles.
Zéphirin Toasségnitché









