<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	 xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" >

<channel>
	<title>Châtiment corporel &#8211; PRIME NEWS MONDE</title>
	<atom:link href="https://www.primenewsmonde.bj/tag/chatiment-corporel/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.primenewsmonde.bj</link>
	<description>Site web béninois d&#039;informations et d&#039;analyses ! Le digital au service du développement.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 22 May 2026 11:25:27 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.primenewsmonde.bj/wp-content/uploads/2024/12/cropped-logo-prime-news-monde-decembre-2024-2-32x32.png</url>
	<title>Châtiment corporel &#8211; PRIME NEWS MONDE</title>
	<link>https://www.primenewsmonde.bj</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Châtiment corporel à l’égard des enfants : Ariane Adjolohoun plaide pour une éducation sans violence.</title>
		<link>https://www.primenewsmonde.bj/2026/05/22/chatiment-corporel-a-legard-des-enfants-ariane-adjolohoun-plaide-pour-une-education-sans-violence/</link>
					<comments>https://www.primenewsmonde.bj/2026/05/22/chatiment-corporel-a-legard-des-enfants-ariane-adjolohoun-plaide-pour-une-education-sans-violence/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Prime News]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 11:25:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Châtiment corporel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.primenewsmonde.bj/?p=13871</guid>

					<description><![CDATA[La Directrice départementale des affaires sociales et de la microfinance du Zou, Ariane Adjolohoun, appelle à un changement profond des pratiques éducatives au Bénin. Dans un entretien accordé à Prime News Monde, elle dénonce le châtiment corporel comme une forme de violence qui compromet le développement et la dignité des enfants. Elle invite les parents à privilégier le dialogue, la patience et la pédagogie positive pour bâtir une génération équilibrée et responsable. Prime News Monde : Qu’entend-on exactement par châtiment corporel ? Ariane Adjolohoun : Le châtiment corporel, c’est toute forme de punition où un adulte, ou parfois un autre enfant plus âgé, utilise la force physique pour corriger un enfant. Cela va de la gifle aux coups plus sévères, en passant par des pratiques comme tirer les oreilles, pincer ou forcer l’enfant à adopter des positions douloureuses. Même lorsqu’il est dit « léger », il reste une violence éducative qui porte atteinte à l’intégrité physique et à la dignité de l’enfant. À aucun âge, un enfant ne devrait subir cela. Pourquoi les parents continuent-ils à utiliser cette méthode ? Les causes sont multiples. Il y a d’abord l’héritage culturel : beaucoup de parents reproduisent ce qu’ils ont eux-mêmes vécu. Ensuite, le manque d’information sur les méthodes éducatives alternatives. Certains pensent qu’« sans frapper, l’enfant n’obéit pas ». Enfin, le stress du quotidien,&#160; fatigue, dettes, pression sociale, pousse parfois à des réactions violentes. Certains associent à tort l’autorité à la violence, alors que la protection de l’enfant est une valeur béninoise et africaine. Quelles sont les conséquences du châtiment corporel sur l’enfant ? Il donne une illusion d’efficacité immédiate : l’enfant obéit par peur, pas par choix. Psychologiquement, il perd confiance en lui, devient timide ou renfermé. Et surtout, cela ne rend pas plus intelligent ni plus discipliné. L’enfant finit par reproduire la violence dans ses relations futures. On obtient une obéissance temporaire, mais on perd l’essentiel : l’adhésion aux valeurs et aux règles. Que disent les textes en vigueur au Bénin ? Le cadre juridique est clair. Le Code de l’enfant et la Convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par le Bénin, interdisent toute forme de violence physique ou mentale. L’article 210 du Code stipule que l’enfant a droit à la protection contre toute forme de mauvais traitement. L’article 212 impose à chacun de protéger l’enfant contre les atteintes à son intégrité physique et morale. Le châtiment corporel est donc contraire aux droits fondamentaux de l’enfant. Quelles actions concrètes menez-vous pour sensibiliser les parents ? Dans le département du Zou, nous menons des campagnes de sensibilisation à travers nos guichets uniques de protection sociale (Gups). Les assistants sociaux interviennent régulièrement dans les communautés et sur les radios pour expliquer les textes et promouvoir la parentalité positive. Nous travaillons aussi avec les Ong, les leaders religieux et communautaires pour faire évoluer les normes sociales. Que recommandez-vous aux parents pour éduquer sans violence ? Éduquer un enfant, ce n’est pas le frapper. La véritable autorité se construit dans la constance, la patience et le respect. Il faut expliquer, montrer l’exemple, dialoguer et féliciter. Un sourire, une parole valorisante ou une reconnaissance publique peuvent motiver un enfant bien plus qu’une punition. Lorsqu’on éduque dans la dignité, on forme un adulte responsable. Mettre fin au châtiment corporel, ce n’est pas affaiblir l’autorité parentale ; c’est la rendre plus juste, plus efficace et plus humaine. Réalisation et transcription&#160;: Zéphirin Toasségnitché]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Directrice départementale des affaires sociales et de la microfinance du Zou, Ariane Adjolohoun</strong><strong>, appelle à un changement profond des pratiques éducatives au Bénin. Dans un entretien accordé à Prime News Monde, elle dénonce le châtiment corporel comme une forme de violence qui compromet le développement et la dignité des enfants. Elle invite les parents à privilégier le dialogue, la patience et la pédagogie positive pour bâtir une génération équilibrée et responsable.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Prime News Monde :</strong> <strong>Qu’entend-on exactement par châtiment corporel ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ariane Adjolohoun :</strong> Le châtiment corporel, c’est toute forme de punition où un adulte, ou parfois un autre enfant plus âgé, utilise la force physique pour corriger un enfant. Cela va de la gifle aux coups plus sévères, en passant par des pratiques comme tirer les oreilles, pincer ou forcer l’enfant à adopter des positions douloureuses. Même lorsqu’il est dit « léger », il reste une violence éducative qui porte atteinte à l’intégrité physique et à la dignité de l’enfant. À aucun âge, un enfant ne devrait subir cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi les parents continuent-ils à utiliser cette méthode ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les causes sont multiples. Il y a d’abord l’héritage culturel : beaucoup de parents reproduisent ce qu’ils ont eux-mêmes vécu. Ensuite, le manque d’information sur les méthodes éducatives alternatives. Certains pensent qu’« sans frapper, l’enfant n’obéit pas ». Enfin, le stress du quotidien,&nbsp; fatigue, dettes, pression sociale, pousse parfois à des réactions violentes. Certains associent à tort l’autorité à la violence, alors que la protection de l’enfant est une valeur béninoise et africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles sont les conséquences du châtiment corporel sur l’enfant ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il donne une illusion d’efficacité immédiate : l’enfant obéit par peur, pas par choix. Psychologiquement, il perd confiance en lui, devient timide ou renfermé. Et surtout, cela ne rend pas plus intelligent ni plus discipliné. L’enfant finit par reproduire la violence dans ses relations futures. On obtient une obéissance temporaire, mais on perd l’essentiel : l’adhésion aux valeurs et aux règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Que disent les textes en vigueur au Bénin ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cadre juridique est clair. Le Code de l’enfant et la Convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par le Bénin, interdisent toute forme de violence physique ou mentale. L’article 210 du Code stipule que l’enfant a droit à la protection contre toute forme de mauvais traitement. L’article 212 impose à chacun de protéger l’enfant contre les atteintes à son intégrité physique et morale. Le châtiment corporel est donc contraire aux droits fondamentaux de l’enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles actions concrètes menez-vous pour sensibiliser les parents ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le département du Zou, nous menons des campagnes de sensibilisation à travers nos guichets uniques de protection sociale (Gups). Les assistants sociaux interviennent régulièrement dans les communautés et sur les radios pour expliquer les textes et promouvoir la parentalité positive. Nous travaillons aussi avec les Ong, les leaders religieux et communautaires pour faire évoluer les normes sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Que recommandez-vous aux parents pour éduquer sans violence ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Éduquer un enfant, ce n’est pas le frapper. La véritable autorité se construit dans la constance, la patience et le respect. Il faut expliquer, montrer l’exemple, dialoguer et féliciter. Un sourire, une parole valorisante ou une reconnaissance publique peuvent motiver un enfant bien plus qu’une punition. Lorsqu’on éduque dans la dignité, on forme un adulte responsable. Mettre fin au châtiment corporel, ce n’est pas affaiblir l’autorité parentale ; c’est la rendre plus juste, plus efficace et plus humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réalisation et transcription&nbsp;: Zéphirin Toasségnitché</strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.primenewsmonde.bj/2026/05/22/chatiment-corporel-a-legard-des-enfants-ariane-adjolohoun-plaide-pour-une-education-sans-violence/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
