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	<title>togo &#8211; PRIME NEWS MONDE</title>
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	<description>Site web béninois d&#039;informations et d&#039;analyses ! Le digital au service du développement.</description>
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	<title>togo &#8211; PRIME NEWS MONDE</title>
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	<item>
		<title>En visite de travail parlementaire au Togo : Joseph Djogbénou appelle à une alliance stratégique face aux défis régionaux.</title>
		<link>https://www.primenewsmonde.bj/2026/04/10/en-visite-de-travail-parlementaire-au-togo-joseph-djogbenou-appelle-a-une-alliance-strategique-face-aux-defis-regionaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Prime News]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 11:16:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Djogbénou]]></category>
		<category><![CDATA[togo]]></category>
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					<description><![CDATA[En déplacement à Lomé dans le cadre des travaux de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, le président de l’Assemblée nationale du Bénin, Joseph Djogbénou, a lancé un appel fort en faveur du rapprochement entre Cotonou et Lomé. Devant ses homologues togolais, il a insisté sur la nécessité de transformer les liens historiques et géographiques entre les deux pays en une véritable alliance stratégique. Dans un discours empreint de symbolisme, Djogbénou a rappelé que le Bénin et le Togo partagent une destinée commune : « Nous sommes des jumeaux par l’histoire, par la sociologie et par la politique ». Pour lui, renforcer la coopération bilatérale n’est pas seulement une opportunité, mais une obligation pour contribuer au développement de l’Afrique de l’Ouest. Au-delà des considérations diplomatiques, le président du Parlement béninois a mis l’accent sur la menace sécuritaire qui pèse sur la sous-région. Face au terrorisme et aux instabilités, il estime qu’aucune nation ne peut agir seule : « La sécurité est collective », a-t-il martelé, invitant le Togo et l’ensemble des pays voisins à unir leurs efforts pour une réponse coordonnée et responsable. Cette prise de parole intervient dans un contexte où les relations entre Cotonou et Lomé, bien que sans tensions majeures, n’ont pas connu la même intensité que celles entre le Bénin et le Nigeria. En appelant à un raffermissement des liens, Djogbénou veut redonner à l’axe Bénin–Togo une place centrale dans la diplomatie régionale. C.Z]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En déplacement à Lomé dans le cadre des travaux de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, le président de l’Assemblée nationale du Bénin, Joseph Djogbénou, a lancé un appel fort en faveur du rapprochement entre Cotonou et Lomé. Devant ses homologues togolais, il a insisté sur la nécessité de transformer les liens historiques et géographiques entre les deux pays en une véritable alliance stratégique.</strong></p>



<p>Dans un discours empreint de symbolisme, Djogbénou a rappelé que le Bénin et le Togo partagent une destinée commune : « Nous sommes des jumeaux par l’histoire, par la sociologie et par la politique ». Pour lui, renforcer la coopération bilatérale n’est pas seulement une opportunité, mais une obligation pour contribuer au développement de l’Afrique de l’Ouest. Au-delà des considérations diplomatiques, le président du Parlement béninois a mis l’accent sur la menace sécuritaire qui pèse sur la sous-région. Face au terrorisme et aux instabilités, il estime qu’aucune nation ne peut agir seule : « La sécurité est collective », a-t-il martelé, invitant le Togo et l’ensemble des pays voisins à unir leurs efforts pour une réponse coordonnée et responsable. Cette prise de parole intervient dans un contexte où les relations entre Cotonou et Lomé, bien que sans tensions majeures, n’ont pas connu la même intensité que celles entre le Bénin et le Nigeria. En appelant à un raffermissement des liens, Djogbénou veut redonner à l’axe Bénin–Togo une place centrale dans la diplomatie régionale.</p>



<p><strong>C.Z</strong></p>
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		<title>Togo : calme apparent à Lomé après les manifestations réprimées les 26 et 27 juin dernier</title>
		<link>https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/28/togo-calme-apparent-a-lome-apres-les-manifestations-reprimees-les-26-et-27-juin-dernier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Prime News]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 16:35:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Faure]]></category>
		<category><![CDATA[Lomé]]></category>
		<category><![CDATA[togo]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le 26 juin 2025, Lomé, la capitale togolaise, est le théâtre de manifestations portées par une jeunesse déterminée à dénoncer la gouvernance de Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005. Ces mobilisations, qui se sont prolongées le 27 juin et sont prévues jusqu’au 28, font suite à des appels lancés sur les réseaux sociaux par des activistes et des influenceurs, dont le rappeur Zaga Bambo, basé en France. Les manifestants protestent contre la réforme constitutionnelle d’avril 2024, qui consolide le pouvoir de Gnassingbé en instaurant un régime parlementaire taillé sur mesure, la hausse du coût de l’électricité et la répression des voix dissidentes, comme l’arrestation du rappeur Aamron fin mai. Malgré leur caractère pacifique, ces rassemblements ont été violemment réprimés par les forces de l’ordre. Le 26 juin, des groupes de jeunes ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes dans plusieurs quartiers de Lomé, où des barricades de pneus et de bois brûlaient. De nombreux commerces sont restés fermés, certains en solidarité avec les manifestants, d’autres par crainte de pillages. « J’ai décidé de tout fermer aujourd’hui pour soutenir les manifestations, car trop, c’est trop. Nous voulons du changement », a déclaré Hélène, une commerçante du quartier de Hedzranawoé.Le gouvernement togolais, qui avait déjà interdit les manifestations depuis 2022 après une attaque au grand marché de Lomé, a déployé un important dispositif policier et rappelé l’obligation de déclarer tout rassemblement cinq jours à l’avance. Il a qualifié ces mobilisations d’« illégales » et menacé de poursuites ceux qui appellent à la « désobéissance civile ». Des organisations de la société civile et des partis d’opposition, réunis sous le front « Touche pas à ma Constitution », ont dénoncé une « répression sauvage » et réaffirmé leur soutien à la jeunesse, exigeant le respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution de 1992.Ces tensions surviennent dans un contexte de restrictions croissantes de l’espace civique. Amnesty International a appelé à des enquêtes sur les allégations de torture lors des manifestations des 5 et 6 juin, où 81 personnes, dont un mineur, avaient été arrêtées. Des journalistes, comme Flore Monteau de TV5 Monde, ont été interpellés et forcés de supprimer leurs images. Par ailleurs, la suspension pour trois mois de RFI et France 24, accusés de « propos inexacts », illustre la volonté des autorités de scontrôler l’information.Alors que de nouvelles manifestations sont attendues ce 28 juin, la jeunesse togolaise, soutenue par l’opposition, semble plus que jamais déterminée à faire entendre ses aspirations à un changement démocratique, malgré une répression qui ne faiblit pas. Le calme est revenu à Lomé mais semble précaire. M. D.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis le 26 juin 2025, Lomé, la capitale togolaise, est le théâtre de manifestations portées par une jeunesse déterminée à dénoncer la gouvernance de Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005. Ces mobilisations, qui se sont prolongées le 27 juin et sont prévues jusqu’au 28, font suite à des appels lancés sur les réseaux sociaux par des activistes et des influenceurs, dont le rappeur Zaga Bambo, basé en France. Les manifestants protestent contre la réforme constitutionnelle d’avril 2024, qui consolide le pouvoir de Gnassingbé en instaurant un régime parlementaire taillé sur mesure, la hausse du coût de l’électricité et la répression des voix dissidentes, comme l’arrestation du rappeur Aamron fin mai.</p>



<p>Malgré leur caractère pacifique, ces rassemblements ont été violemment réprimés par les forces de l’ordre. Le 26 juin, des groupes de jeunes ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes dans plusieurs quartiers de Lomé, où des barricades de pneus et de bois brûlaient. De nombreux commerces sont restés fermés, certains en solidarité avec les manifestants, d’autres par crainte de pillages. « J’ai décidé de tout fermer aujourd’hui pour soutenir les manifestations, car trop, c’est trop. Nous voulons du changement », a déclaré Hélène, une commerçante du quartier de Hedzranawoé.Le gouvernement togolais, qui avait déjà interdit les manifestations depuis 2022 après une attaque au grand marché de Lomé, a déployé un important dispositif policier et rappelé l’obligation de déclarer tout rassemblement cinq jours à l’avance. Il a qualifié ces mobilisations d’« illégales » et menacé de poursuites ceux qui appellent à la « désobéissance civile ». Des organisations de la société civile et des partis d’opposition, réunis sous le front « Touche pas à ma Constitution », ont dénoncé une « répression sauvage » et réaffirmé leur soutien à la jeunesse, exigeant le respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution de 1992.Ces tensions surviennent dans un contexte de restrictions croissantes de l’espace civique. Amnesty International a appelé à des enquêtes sur les allégations de torture lors des manifestations des 5 et 6 juin, où 81 personnes, dont un mineur, avaient été arrêtées. Des journalistes, comme Flore Monteau de TV5 Monde, ont été interpellés et forcés de supprimer leurs images. Par ailleurs, la suspension pour trois mois de RFI et France 24, accusés de « propos inexacts », illustre la volonté des autorités de scontrôler l’information.Alors que de nouvelles manifestations sont attendues ce 28 juin, la jeunesse togolaise, soutenue par l’opposition, semble plus que jamais déterminée à faire entendre ses aspirations à un changement démocratique, malgré une répression qui ne faiblit pas. Le calme est revenu à Lomé mais semble précaire.</p>



<p><strong>M. D. </strong></p>
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		<title>Municipales juillet 2025: 26 candidatures rejetées au Togo</title>
		<link>https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/20/municipales-juillet-2025-26-candidatures-rejetees-au-togo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Prime News]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 16:32:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[MUNICIPALES]]></category>
		<category><![CDATA[togo]]></category>
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					<description><![CDATA[La Cour suprême du Togo a tranché sur les 520 candidatures soumises pour les élections municipales du 17 juillet 2025, 26 ont été invalidées. Cette décision marque une étape décisive dans le processus électoral, désormais tourné vers la campagne officielle qui débute le 1er juillet. La Cour suprême, par le biais de sa chambre administrative, a rendu publics les résultats de l’examen des dossiers de candidature transmis par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Sur les 520 listes soumises, 26 ont été rejetées pour diverses irrégularités. Parmi les motifs d’invalidation relevés, figurent le non-respect des seuils de candidatures exigés par circonscription, des cas de double inscription, des numéros de cartes d’électeurs attribués à plusieurs individus, ainsi que l&#8217;absence de preuve de nationalité togolaise pour certains candidats. A Lire Aussi: https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/20/cep-2025-les-candidats-fixes-a-cette-date/ D&#8217;autres listes ont été écartées en raison du non-paiement de la caution, ou encore pour des problèmes d’âge ou d’incompatibilité de fonction. Avec la validation des candidatures restantes, la campagne électorale peut désormais démarrer. Elle s’ouvrira officiellement le 1er juillet pour une durée de deux semaines. À cette occasion, les différentes listes en compétition pourront aller à la rencontre des électeurs, présenter leurs programmes et défendre leurs visions pour les collectivités locales. Dans le cadre des préparatifs, la Ceni a déjà procédé, le 14 juin, au tirage au sort déterminant l’ordre d’apparition des listes sur les bulletins de vote. Lucresse Akakpovi (Stg.)]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Cour suprême du Togo a tranché sur les 520 candidatures soumises pour les élections municipales du 17 juillet 2025, 26 ont été invalidées. Cette décision marque une étape décisive dans le processus électoral, désormais tourné vers la campagne officielle qui débute le 1er juillet.</em></strong></p>



<p>La Cour suprême, par le biais de sa chambre administrative, a rendu publics les résultats de l’examen des dossiers de candidature transmis par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Sur les 520 listes soumises, 26 ont été rejetées pour diverses irrégularités. Parmi les motifs d’invalidation relevés, figurent le non-respect des seuils de candidatures exigés par circonscription, des cas de double inscription, des numéros de cartes d’électeurs attribués à plusieurs individus, ainsi que l&rsquo;absence de preuve de nationalité togolaise pour certains candidats.</p>



<p>A Lire Aussi: <a href="https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/20/cep-2025-les-candidats-fixes-a-cette-date/">https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/20/cep-2025-les-candidats-fixes-a-cette-date/</a></p>



<p> D&rsquo;autres listes ont été écartées en raison du non-paiement de la caution, ou encore pour des problèmes d’âge ou d’incompatibilité de fonction. Avec la validation des candidatures restantes, la campagne électorale peut désormais démarrer. Elle s’ouvrira officiellement le 1er juillet pour une durée de deux semaines. À cette occasion, les différentes listes en compétition pourront aller à la rencontre des électeurs, présenter leurs programmes et défendre leurs visions pour les collectivités locales. Dans le cadre des préparatifs, la Ceni a déjà procédé, le 14 juin, au tirage au sort déterminant l’ordre d’apparition des listes sur les bulletins de vote.</p>



<p><br>Lucresse Akakpovi (Stg.)</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Suspensions répétées de RFI et France 24 en Afrique de l’Ouest : une problématique au-delà de la liberté de la presse</title>
		<link>https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/16/suspensions-repetees-de-rfi-et-france-24-en-afrique-de-louest-une-problematique-au-dela-de-la-liberte-de-la-presse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Prime News]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 17:15:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[libertédepresse]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[togo]]></category>
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					<description><![CDATA[Les suspensions de RFI et France 24 dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, comme le Mali (2022), le Burkina Faso (2023), le Niger (2023) et récemment le Togo (juin 2025), sont souvent qualifiées d’atteintes à la liberté d’expression. Pourtant, limiter l’analyse à cette seule grille de lecture occulte une question essentielle : pourquoi ces médias français, et non d’autres comme la BBC ou Al Jazeera, sont-ils systématiquement visés ? Une réflexion approfondie sur les motivations des gouvernements ouest-africains et le rôle perçu de ces médias révèle des enjeux complexes, mêlant souveraineté nationale, accusations de biais et tensions géopolitiques. Comme dans les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le Togo a annoncé lundi 16 juin 2025, la suspension pour trois mois, de la diffusion des programmes de RFI et de France 24 sur le territoire. Cette décision intervient dans un contexte où ces sanctions contre principalement ces deux médias, devient récurrentes dans l’espace ouest-africain. Les autorités des pays concernés reprochent à RFI et France 24 une couverture biaisée, voire déstabilisante. Au Mali, la junte a accusé RFI de diffuser de « fausses allégations » sur des exactions des forces armées, comparant son rôle à celui de la radio Mille Collines lors du génocide rwandais. Au Burkina Faso, la suspension de France 24 a suivi la diffusion d’un entretien avec un leader d’Al-Qaïda, perçu comme une légitimation du terrorisme. Au Togo, la HAAC a dénoncé des « faits inexacts » nuisant à la stabilité nationale. Ces griefs, bien que parfois amplifiés pour des raisons politiques, traduisent un sentiment répandu : ces médias, financés par l’État français via France Médias Monde, relaieraient une vision occidentale des crises africaines, souvent au détriment des gouvernements en place. Une défiance croissante envers l’influence française Ces suspensions s’inscrivent dans un contexte de montée du sentiment anti-français en Afrique de l’Ouest. Depuis les coups d’État au Mali (2020-2021), au Burkina Faso (2022) et au Niger (2023), les régimes en place, souvent militaires, adoptent une rhétorique souverainiste, rejetant l’influence française, perçue comme néocoloniale. RFI et France 24, très suivis dans la région (18 % de la population nigérienne écoutait RFI chaque semaine en 2022), sont vus comme des outils d’influence de la France, contrairement à d’autres médias internationaux. Cette perception est alimentée par des déclarations françaises, comme celles d’Emmanuel Macron en 2022, vantant le rôle de France Médias Monde dans la promotion de l’influence française, renforçant les soupçons d’instrumentalisation. Une singularité des médias français Pourquoi RFI et France 24, et non d’autres ? Leur ancrage historique dans la région, leur large audience et leur financement public les distinguent. Contrairement à la BBC, financée par la redevance publique britannique, ou à Al Jazeera, soutenue par le Qatar, RFI et France 24 sont souvent associés à la politique étrangère française, notamment en raison de la présence militaire passée (opération Barkhane). Leur couverture, parfois critique des régimes en place, peut être perçue comme une ingérence, surtout dans des contextes de crises sécuritaires ou électorales. Par ailleurs, leur rôle de relais des voix de l’opposition ou de la société civile est vu comme un défi direct à l’autorité des gouvernements. Une nécessaire remise en question Si les suspensions soulèvent des inquiétudes légitimes quant à la liberté de la presse, elles invitent aussi à interroger le rôle des médias internationaux dans des contextes sensibles. Les accusations de biais, même si elles servent parfois de prétexte à la censure, reflètent un besoin de narratifs locaux et d’une information perçue comme plus neutre. Plutôt que des condamnations systématiques, un dialogue sur les responsabilités des médias et des gouvernements pourrait apaiser ces tensions, tout en préservant le pluralisme et l’indépendance journalistique. M.D.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center"><em><strong>Les suspensions de RFI et France 24 dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, comme le Mali (2022), le Burkina Faso (2023), le Niger (2023) et récemment le Togo (juin 2025), sont souvent qualifiées d’atteintes à la liberté d’expression. Pourtant, limiter l’analyse à cette seule grille de lecture occulte une question essentielle : pourquoi ces médias français, et non d’autres comme la BBC ou Al Jazeera, sont-ils systématiquement visés ? Une réflexion approfondie sur les motivations des gouvernements ouest-africains et le rôle perçu de ces médias révèle des enjeux complexes, mêlant souveraineté nationale, accusations de biais et tensions géopolitiques.</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="275" height="183" src="https://www.primenewsmonde.bj/wp-content/uploads/2025/06/images-3.jpg" alt="Suspensions répétées de RFI et France 24 en Afrique de l’Ouest : une problématique au-delà de la liberté de la presse" class="wp-image-6797"></figure>
</div>


<p>Comme dans les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le Togo a annoncé lundi 16 juin 2025, la suspension pour trois mois, de la diffusion des programmes de RFI et de France 24 sur le territoire. Cette décision intervient dans un contexte où ces sanctions contre principalement ces deux médias, devient récurrentes dans l’espace ouest-africain. Les autorités des pays concernés reprochent à RFI et France 24 une couverture biaisée, voire déstabilisante.</p>



<p>Au Mali, la junte a accusé RFI de diffuser de « fausses allégations » sur des exactions des forces armées, comparant son rôle à celui de la radio Mille Collines lors du génocide rwandais. Au Burkina Faso, la suspension de France 24 a suivi la diffusion d’un entretien avec un leader d’Al-Qaïda, perçu comme une légitimation du terrorisme. Au Togo, la HAAC a dénoncé des « faits inexacts » nuisant à la stabilité nationale. Ces griefs, bien que parfois amplifiés pour des raisons politiques, traduisent un sentiment répandu : ces médias, financés par l’État français via France Médias Monde, relaieraient une vision occidentale des crises africaines, souvent au détriment des gouvernements en place.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong><em>Une défiance croissante envers l’influence française</em></strong></p>



<p>Ces suspensions s’inscrivent dans un contexte de montée du sentiment anti-français en Afrique de l’Ouest. Depuis les coups d’État au Mali (2020-2021), au Burkina Faso (2022) et au Niger (2023), les régimes en place, souvent militaires, adoptent une rhétorique souverainiste, rejetant l’influence française, perçue comme néocoloniale. RFI et France 24, très suivis dans la région (18 % de la population nigérienne écoutait RFI chaque semaine en 2022), sont vus comme des outils d’influence de la France, contrairement à d’autres médias internationaux. Cette perception est alimentée par des déclarations françaises, comme celles d’Emmanuel Macron en 2022, vantant le rôle de France Médias Monde dans la promotion de l’influence française, renforçant les soupçons d’instrumentalisation.</p>



<p class="has-text-align-center"><em><strong>Une singularité des médias français</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="314" height="160" src="https://www.primenewsmonde.bj/wp-content/uploads/2025/06/images-1.jpg" alt="Suspensions répétées de RFI et France 24 en Afrique de l’Ouest : une problématique au-delà de la liberté de la presse" class="wp-image-6798" srcset="https://www.primenewsmonde.bj/wp-content/uploads/2025/06/images-1.jpg 314w, https://www.primenewsmonde.bj/wp-content/uploads/2025/06/images-1-300x153.jpg 300w" sizes="(max-width: 314px) 100vw, 314px" /></figure>
</div>


<p>Pourquoi RFI et France 24, et non d’autres ? Leur ancrage historique dans la région, leur large audience et leur financement public les distinguent. Contrairement à la BBC, financée par la redevance publique britannique, ou à Al Jazeera, soutenue par le Qatar, RFI et France 24 sont souvent associés à la politique étrangère française, notamment en raison de la présence militaire passée (opération Barkhane). Leur couverture, parfois critique des régimes en place, peut être perçue comme une ingérence, surtout dans des contextes de crises sécuritaires ou électorales. Par ailleurs, leur rôle de relais des voix de l’opposition ou de la société civile est vu comme un défi direct à l’autorité des gouvernements.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong><em>Une nécessaire remise en question</em></strong></p>



<p>Si les suspensions soulèvent des inquiétudes légitimes quant à la liberté de la presse, elles invitent aussi à interroger le rôle des médias internationaux dans des contextes sensibles. Les accusations de biais, même si elles servent parfois de prétexte à la censure, reflètent un besoin de narratifs locaux et d’une information perçue comme plus neutre. Plutôt que des condamnations systématiques, un dialogue sur les responsabilités des médias et des gouvernements pourrait apaiser ces tensions, tout en préservant le pluralisme et l’indépendance journalistique.</p>



<p>M.D.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Togo : France 24 et RFI suspendus par les autorités</title>
		<link>https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/16/togo-france-24-et-rfi-suspendus-par-les-autorites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Prime News]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 15:38:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[inter]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 16 juin 2025, la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Togo a prononcé une suspension de trois mois des chaînes France 24 et RFI, accusées de diffuser des informations « biaisées » et « déstabilisantes » pour le pays. Cette décision, largement relayée sur les réseaux sociaux, intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des manifestations contre le régime de Faure Gnassingbé et des accusations de répression croissante. Selon la HAAC, les reportages de ces médias internationaux contiendraient des « inexactitudes » nuisant à l’image du Togo, notamment sur les réformes constitutionnelles controversées, perçues comme un moyen de pérenniser le pouvoir du président en place depuis 2005. Cette suspension s’aligne sur une tendance observée dans la région, où plusieurs pays, comme le Mali ou le Burkina Faso, ont également restreint l’accès à des médias étrangers. Cette suspension pourrait accentuer les tensions entre le pouvoir et une population de plus en plus critique, tout en attirant l’attention internationale sur la situation des droits humains au Togo. M.D.]]></description>
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<p class="has-text-align-center"><strong><em>Le 16 juin 2025, la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Togo a prononcé une suspension de trois mois des chaînes France 24 et RFI, accusées de diffuser des informations « biaisées » et « déstabilisantes » pour le pays. Cette décision, largement relayée sur les réseaux sociaux, intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des manifestations contre le régime de Faure Gnassingbé et des accusations de répression croissante.</em></strong></p>



<p>Selon la HAAC, les reportages de ces médias internationaux contiendraient des « inexactitudes » nuisant à l’image du Togo, notamment sur les réformes constitutionnelles controversées, perçues comme un moyen de pérenniser le pouvoir du président en place depuis 2005. Cette suspension s’aligne sur une tendance observée dans la région, où plusieurs pays, comme le Mali ou le Burkina Faso, ont également restreint l’accès à des médias étrangers.</p>



<p>Cette suspension pourrait accentuer les tensions entre le pouvoir et une population de plus en plus critique, tout en attirant l’attention internationale sur la situation des droits humains au Togo.</p>



<p>M.D.</p>
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