Hier jeudi 18 décembre 2025, le président de la République, Patrice Talon, a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a abordé plusieurs sujets d’intérêt national dont le putsch militaire manqué
À cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé sa détermination à faire respecter l’ordre constitutionnel, tout en appelant à l’unité et à la responsabilité de tous les acteurs nationaux. S’agissant des responsables directs de l’attaque, Patrice Talon a tenu à préciser que l’initiative n’a pas émané d’une large fraction de l’appareil militaire. « Les vrais auteurs de l’attaque étaient au plus au nombre de 15 ou 20 », a déclaré le président, minimisant ainsi l’idée d’une implication massive ou structurée au sein des forces armées. Le président a été encore plus catégorique concernant l’identité des forces militaires impliquées. « Ce n’est pas la Garde nationale qui a opéré l’attaque… ce n’est ni le commandement, ni le sous commandement… ce sont quelques égarés, manipulés par des nostalgiques et des jaloux », a-t-il indiqué. Par ces mots, Patrice Talon a désavoué toute complicité institutionnelle au sein de la hiérarchie militaire, pointant plutôt des individus isolés et instrumentalisés. Au-delà de l’aspect strictement factuel de ces événements, le chef de l’État a aussi adressé un message moral et civique fort à la Nation. Il a fermement condamné toute forme de célébration ou de glorification d’un acte qu’il considère comme un crime: «Se réjouir d’un crime est condamnable. On ne peut pas applaudir publiquement un crime, ni se réjouir publiquement d’un crime », a-t-il affirmé, appelant ainsi à la retenue et au respect des valeurs républicaines. Cette conférence de presse intervient dans un contexte politique et sécuritaire encore tendu, marqué par une vague d’arrestations ainsi que par le suivi judiciaire des personnes impliquées dans la tentative de putsch. De nombreux acteurs nationaux et internationaux avaient déjà condamné cet acte comme une violation grave de l’ordre constitutionnel, réaffirmant leur soutien à l’État béninois et à son président. En réaffirmant que seule une petite fraction de personnes était à l’origine de l’assaut, Patrice Talon a souhaité rassurer l’opinion publique sur la stabilité des institutions et la loyauté des forces de défense et de sécurité, tout en appelant à un sursaut de responsabilité civique. Ses propos visent à encourager le dialogue national et à prévenir toute récupération politique ou sociale d’une crise qui a ébranlé la confiance des citoyens. Alors que le Bénin se prépare à des échéances électorales importantes au début de l’année prochaine, le président Talon insiste sur le fait que ces événements ne doivent pas détourner le pays de sa trajectoire démocratique et du développement socio-économique. Un groupe de militaires, faut-il le rappeler, avaient tenté de renverser le gouvernement, avant d’être rapidement neutralisé par les forces loyales à l’État. Les autorités béninoises ont souligné que la situation est sous contrôle et que les institutions nationales fonctionnent normalement.
C.Z










