Le vent de la rigueur souffle désormais sur la commune d’Abomey. Ce jeudi 11 juin, le maire Franck Métolé Kpassassi a réuni en urgence son état-major administratif et financier, ainsi que les responsables des forces de sécurité locales. À l’ordre du jour : la mobilisation optimale des ressources propres de la municipalité. Dans un contexte marqué par de forts enjeux de développement pour la cité historique, le maire a insisté sur la nécessité de mettre fin aux approximations dans la gestion des finances communales. Au cours de cette séance de travail jugée stratégique, les échanges ont été francs et directs, sans complaisance. Ils ont abouti à l’élaboration d’une feuille de route axée sur des priorités claires : améliorer le recouvrement des recettes locales, renforcer la sécurisation des fonds et garantir une transparence accrue dans la gestion des ressources publiques. Pour la mise en œuvre de ces mesures, la mairie pourra compter sur l’appui des forces de sécurité. Le maire a notamment salué l’implication du commissaire central et de la Police républicaine, appelés à jouer un rôle de premier plan aux côtés des agents municipaux dans la sécurisation des recettes collectées. À travers cette nouvelle orientation, Franck Kpassassi entend impulser une gouvernance plus rigoureuse et orientée vers la performance. L’objectif affiché est de redonner à la commune un meilleur contrôle de ses finances afin de financer ses projets structurants et soutenir un développement durable au bénéfice des populations. Laure LEKOSSA
CRIET : Aurélie Guézo blanchie, la justice prononce sa relaxe au bénéfice du doute
La comédienne béninoise Aurélie Guézo est désormais libre de toute poursuite dans le dossier d’escroquerie via internet qui l’avait conduite devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). À l’issue du délibéré rendu ce jeudi 11 juin 2026, la juridiction a prononcé sa relaxe au bénéfice du doute et ordonné la déconsignation de la somme d’un million de francs CFA versée dans le cadre de sa mise en liberté provisoire. L’affaire trouve son origine dans une enquête menée par le Centre national d’investigations numériques (CNIN). Les investigations avaient révélé qu’un numéro de téléphone enregistré au nom de la comédienne aurait été utilisé dans le cadre d’activités frauduleuses sur internet. Cette découverte avait conduit à son interpellation, puis à son placement sous mandat de dépôt. Tout au long de la procédure, Aurélie Guézo a toujours nié toute implication dans les faits qui lui étaient reprochés. Devant les juges, elle avait expliqué avoir acquis une carte SIM à son nom sans connaître l’usage frauduleux qui aurait pu en être fait par la suite. Elle avait également affirmé n’avoir tiré aucun avantage des supposées opérations d’escroquerie. Lors des audiences précédentes, son avocat, Me Omer Tchiakpè, avait plaidé l’absence de preuves formelles établissant la participation de sa cliente à des actes de cybercriminalité. La défense avait notamment insisté sur le fait qu’aucun élément du dossier ne démontrait un quelconque lien entre la comédienne et les victimes présumées. L’avocat avait également soutenu que sa cliente ne disposait ni des compétences techniques ni du niveau de formation nécessaires pour mettre en œuvre une telle fraude. En prononçant une relaxe au bénéfice du doute, la CRIET a estimé que les éléments versés au dossier ne permettaient pas d’établir avec certitude la culpabilité de la prévenue. Laure LEKOSSA
Audience à la Marina : Romuald Wadagni échange avec le président de la BAD.
Le Président de la République, Romuald Wadagni, a accordé une audience, ce mercredi 10 juin 2026, au président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah. La rencontre, tenue au Palais de la Marina, a permis aux deux personnalités d’échanger sur les performances macroéconomiques du Bénin ainsi que sur les perspectives de développement du pays. Les discussions ont également porté sur l’ambitieux programme d’actions et de réformes engagé par le Chef de l’État afin d’accélérer la transformation économique et sociale du Bénin. Cette audience témoigne de la solidité du partenariat entre le Bénin et la BAD, acteur clé dans le financement des projets structurants et l’accompagnement de la croissance du pays. Passeport béninois : le renouvellement désormais possible en 30 minutes partout dans le monde La modernisation des services publics béninois franchit une nouvelle étape. Grâce à la plateforme ePASS, les Béninois vivant à l’étranger peuvent désormais renouveler leur passeport en seulement 30 minutes, sans déplacement ni prise de rendez-vous préalable. Mis en place par le Gouvernement du Bénin, ce service entièrement dématérialisé vise à simplifier les démarches administratives de la diaspora. Accessible depuis n’importe quel pays, ePASS permet aux usagers d’effectuer leur demande en ligne, d’éviter les longues files d’attente et de gagner un temps précieux. La procédure se veut rapide, sécurisée et adaptée aux besoins des citoyens à l’ère du numérique. Cette innovation s’inscrit dans la dynamique de transformation digitale engagée par les autorités béninoises pour rapprocher davantage l’administration des usagers. Le service, gratuit d’accès et sécurisé, est disponible à l’adresse epass.gouv.bj, offrant ainsi une solution moderne et efficace aux Béninois du monde entier. Laure LEKOSSA
DIPLOMATIE : Le Mali et le Burkina Faso renforcent leur coopération face aux défis climatiques.
Les autorités maliennes et burkinabè affichent leur volonté de renforcer leur coopération face aux défis environnementaux et climatiques qui affectent de plus en plus les pays du Sahel. En marge de la 27ᵉ édition de la Quinzaine de l’environnement, organisée à Bamako, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a reçu le ministre délégué burkinabè chargé des Ressources animales, Amadou Dicko. Les échanges ont porté sur les conséquences du changement climatique et les stratégies à mettre en œuvre afin de renforcer la résilience des populations. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la dégradation des terres, la raréfaction des ressources pastorales et la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, avec des répercussions directes sur l’agriculture et l’élevage dans les deux pays. Les discussions ont également mis en avant la nécessité de développer des réponses concertées pour préserver les pâturages, soutenir les éleveurs et renforcer la sécurité alimentaire dans l’espace sahélien. Présent à Bamako dans le cadre de cet événement, Amadou Dicko a salué l’accueil des autorités maliennes et souligné la nécessité d’une coopération accrue entre les pays de la région afin de faire face à des défis qui dépassent les frontières nationales. L’agriculture, l’élevage et les activités forestières demeurent des secteurs stratégiques pour les économies malienne et burkinabè. Ils assurent les revenus de millions de personnes et jouent un rôle essentiel dans la stabilité sociale des zones rurales. Face à l’avancée de la désertification et aux effets persistants du changement climatique, Bamako et Ouagadougou entendent ainsi renforcer leur coordination afin de protéger les ressources naturelles et de soutenir les communautés les plus exposées. Laure LEKOSSA
Kemi Seba toujours en détention : la justice sud-africaine reporte sa décision au 18 juin.
L’activiste panafricaniste Kemi Seba devra encore patienter avant d’être fixé sur son sort. Le tribunal de Pretoria, en Afrique du Sud, a renvoyé au 18 juin 2026 sa décision sur la demande de mise en liberté sous caution introduite par sa défense. D’ici là, il reste placé en détention provisoire. Kemi Seba est poursuivi dans le cadre d’une procédure liée à de présumées infractions à la législation sud-africaine sur l’immigration. Les autorités lui reprochent notamment d’avoir séjourné sur le territoire sud-africain après l’expiration de son visa. Toutefois, au-delà de cette affaire migratoire, c’est surtout la procédure d’extradition vers le Bénin qui suscite l’attention. Une audience distincte est prévue le 14 juillet 2026 pour examiner la requête introduite par les autorités béninoises. La justice sud-africaine devra alors déterminer si les conditions légales requises pour une extradition sont réunies. Selon plusieurs médias, la procédure d’extradition a officiellement été engagée après la prise en compte, par la justice sud-africaine, des éléments transmis par le Bénin. Les débats attendus en juillet pourraient ainsi constituer un tournant décisif dans l’avenir judiciaire de l’activiste panafricaniste. Laure LEKOSSA
Sécurité sanitaire des aliments : Du fardeau aux solutions, le Bénin renforce ses actions.
Chaque 7 juin, le monde célèbre la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments. Pour cette huitième édition, le thème retenu par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est : « Du fardeau aux solutions : un accès universel à des aliments sûrs ». Il met en lumière l’urgence d’une alimentation saine et la responsabilité collective face aux maladies d’origine alimentaire. Selon Madeleine Lafia Mora, Secrétaire générale au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, ce thème revêt une importance particulière :« Les maladies d’origine alimentaire peuvent toucher tout le monde et partout. Avoir conscience de leur fardeau permet aux autorités et aux entreprises d’agir de façon ciblée. »Elle rappelle que des données fiables sur la contamination des aliments constituent la base de politiques publiques efficaces et de choix de consommation éclairés.Le gouvernement béninois a engagé depuis plusieurs années une série d’actions pour garantir la sécurité alimentaire. Entre autre, la mise en œuvre de plans de surveillance et de contrôle des contaminants dans les aliments ; la collecte de données sur les maladies d’origine alimentaire à l’échelle nationale et le renforcement de la coordination multisectorielle entre les acteurs de la santé, de l’agriculture et du commerce.Ces efforts ont permis de mieux cerner les risques et d’améliorer la qualité des produits consommés sur le territoire.Malgré ces avancées, des défis persistent, notamment dans la production et l’utilisation des données. Le ministère entend poursuivre ses efforts pourcréer davantage de synergies entre les mécanismes de collecte de données ; rassurer les consommateurs sur la qualité sanitaire des aliments puis anticiper et gérer les nouveaux risques liés à la transformation et à la distribution des produits alimentaires. Cette journée mondiale rappelle que la sécurité sanitaire des aliments n’est pas seulement une question de santé publique, mais aussi un pilier du développement durable. Le Bénin, engagé sur cette voie depuis 2016, entend consolider ses acquis pour garantir à tous un accès à une nourriture sûre et de qualité. Zéphirin Toasségnitché
Cour constitutionnelle du Bénin : 33 ans au service de la République.
Le dimanche 07 juin 2026 marque le 33ᵉ anniversaire de la Cour constitutionnelle du Bénin, institution clé de la démocratie béninoise. Avant sa création en 1993, le Bénin avait connu le Haut conseil de la République (1990-1993), organe issu de la Conférence nationale des forces vives de la Nation. Ce Conseil, présidé par feu Mgr Isidore de Souza, avait joué un rôle central dans la transition démocratique et la mise en place des institutions républicaines. Au fil des décennies, la Cour s’est imposée comme le garant de la Constitution, veillant au respect des droits fondamentaux et à la régulation de la vie politique. Ses décisions, parfois marquées par de vifs débats, ont contribué à façonner le paysage institutionnel du Bénin et à renforcer la culture démocratique. Depuis sa création en 1993, la Cour constitutionnelle du Bénin a été présidée par sept personnalités, de la pionnière Élisabeth Pognon jusqu’à l’actuel président Cossi Dorothé Sossa. Madame Élisabeth Kayissan Pognon : (1993 – 1998) Première présidente de la Cour constitutionnelle, Élisabeth Pognon incarne la transition démocratique du Bénin. Magistrate respectée, elle a posé les bases de l’autorité morale et juridique de l’institution, garantissant la crédibilité des premières décisions. Madame Conceptia Ouinsou (1998 – 2008) Ancienne Ministre, Professeure de droit et première femme à occuper une chaire universitaire en droit au Bénin, Madame Conceptia Ouinsou a marqué ses deux mandats par une rigueur académique et une indépendance affirmée. Ses décisions ont renforcé la confiance des citoyens dans la Cour. Me Robert Dossou: (2008 – 2013) Avocat de renom et figure politique, Me Robert Dossou a donné une forte visibilité à la Cour. Ses décisions ont souvent suscité des débats, mais elles ont contribué à affirmer le rôle central de l’institution dans la régulation démocratique. Pr. Théodore Holo: (2013 – 2018) Ancien ministre et Professeur de droit, Théodore Holo a dirigé la Cour dans une période de consolidation institutionnelle. Son mandat a été marqué par des arbitrages délicats dans la vie politique nationale. Pr. Joseph Djogbenou: (2018 – 2022) Professeur de droit et avocat, le Prof Joseph Djogbénou a présidé la Cour dans un contexte de réformes électorales. Son mandat s’est achevé en 2022 lorsqu’il a démissionné pour s’engager dans la vie politique. Razaki Amouda Issifou: (2022 – 2023) Magistrat expérimenté, la période 2022 – 2023 a été un mandat éclair pour l’ancien Maire et ancien député. Son passage n’a duré que 10 mois, ce qui en fait le mandat le plus court de l’histoire de l’institution. Pr Cossi Dorothé Sossa ( Depuis 2023) Juriste chevronné, ancien ministre, ancien Secrétaire permanent de l’Ohada, le Pr Cossi Dorothé SOSSA incarne aujourd’hui la continuité et l’expertise. Son mandat s’inscrit dans la volonté de renforcer la stabilité institutionnelle et la confiance des citoyens dans la justice constitutionnelle. Pascal Toffodji
Pris au piège de leur propre victime : Deux voleurs arrêtés Pahou.
Ils pensaient rejouer leur scénario macabre. Mais cette fois, leur ancienne victime les a reconnus et livrés à la police. Deux individus spécialisés dans l’étranglement de chauffeurs de taxi ont été interpellés à l’aube du lundi 8 juin 2026 à Pahou, alors qu’ils tentaient de piéger le même conducteur qu’ils avaient agressé quatre mois plus tôt. Le 5 février dernier, les deux malfrats avaient simulé un voyage familial vers Lomé. À Cocotomè, ils embarquent dans le véhicule d’un chauffeur occasionnel. Arrivés à Bazounkpa, l’un d’eux sort une corde et tente de l’étrangler. Le conducteur perd connaissance, est ligoté puis dépouillé de ses biens et de sa Toyota Camry, abandonné dans la forêt d’Ahozon. Miraculeusement, il survit et alerte la police. Quatre mois plus tard, les mêmes individus croisent de nouveau leur victime à Godomey. Ils lui proposent, encore une fois, un voyage vers Lomé. Mais cette fois, le chauffeur les reconnaît et alerte discrètement la police. Le rendez-vous est fixé à l’aube du 8 juin. Les agents du commissariat de Pahou se présentent sur les lieux et arrêtent les deux suspects dès leur arrivée. Au commissariat, les délinquants sont retrouvés en possession du lacet étrangleur. L’un d’eux reconnaît avoir participé au premier vol et admet avoir revendu la Toyota Camry dans un pays voisin pour 500 000 FCFA. Les deux hommes ont été placés en garde à vue et seront présentés au procureur de la République. Pascal Toffodji
Hygiène menstruelle : Dr Ahouayito brise le tabou et éclaire les jeunes filles.
Chaque 28 mai, la communauté internationale consacre une journée à la santé sexuelle et reproductive, avec un accent particulier sur l’hygiène menstruelle. Cette année, le médecin Dr Urbain Ahouayito, a choisi d’aller à la rencontre des adolescentes. Aux côtés de Dorcas Quenum, infirmière spécialiste du Droit à la santé sexuelle et reproductive (Dssr), et Lydie Alexia Wussu, juriste et vice-présidente de l’Association des jeunes juristes du Bénin, les échanges ont permis de lever le voile sur un sujet souvent entouré de mythe. Dans le cadre de la journée mondiale de la santé sexuelle et reproductive Dr Urbain Ahouayitoa réuni une centaine d’adolescentes pour parler sans détour des règles, de leurs symptômes et des bonnes pratiques d’hygiène. Une initiative qui vise à transformer la perception de ce phénomène naturel et à protéger la santé des jeunes filles. Les règles, explique le médecin, sont un écoulement périodique de sang et de muqueuse utérine qui survient entre la puberté et la ménopause. Elles durent en moyenne de 3 à 7 jours et reviennent tous les 28 jours. Ce processus physiologique n’est pas une maladie, mais il peut s’accompagner de symptômes tels que les crampes abdominales, les maux de tête, les douleurs aux seins, la fatigue ou nausées. Si ces manifestations deviennent intenses et persistantes, il est recommandé de consulter un professionnel de santé. Selon lui, le cycle menstruel, d’une durée moyenne de 28 jours, débute au premier jour des règles et se termine la veille des prochaines. Sa gestion repose sur l’utilisation de matériels de protection adaptés : externes ou internes, réutilisables ou jetables, qu’il convient de changer régulièrement, toutes les quatre heures environ. « L’hygiène menstruelle est une question de dignité et de santé. Une mauvaise pratique peut entraîner infections et désagréments.», insiste Dr Ahouayito Les recommandations pratiques Intervenant lors de cette séance, Dorcas Quenum et Lydie Alexia Wussu ont rappelé quelques règles simples mais cruciales. Elles recommandent aux adolescentes de : laver la vulve à l’eau et au savon doux au moins deux fois par jour ; changer quotidiennement de sous-vêtements et renouveler les protections hygiéniques ; privilégier des sous-vêtements en coton, non serrés ; s’essuyer de l’avant vers l’arrière après les besoins ; maintenir les toilettes propres ; boire beaucoup d’eau, manger équilibré et pratiquer une activité physique légère puis dormir suffisamment pour réduire la fatigue. À l’inverse, il est déconseillé d’utiliser des produits parfumés pour la toilette intime ou de laver l’intérieur du vagin, pratiques qui perturbent la flore et favorisent les infections. Au-delà des conseils pratiques, cette séance de sensibilisation a permis de rappeler que les règles ne doivent pas être source de honte. Les adolescentes ont été encouragées à parler, à demander de l’aide en cas de besoin et à considérer leur corps avec respect. En donnant la parole aux jeunes filles et en les outillant pour mieux vivre leurs menstruations, le médecin et ses partenaires contribuent à bâtir une société où la santé menstruelle est reconnue comme un droit fondamental. Zéphirin Toasségnitché
Ecole primaire publique de Sozon dans le Commune de Djidja : Une alimentation équilibrée est prônée pour la réussite scolaire.
À l’école primaire publique de Sozon, dans l’arrondissement de Oungbèga, Commune de Djidja, la cantine scolaire ne se contente pas de remplir les ventres. Elle nourrit aussi les esprits. Sous la direction de Mafoya Aïkpé, l’établissement applique rigoureusement les principes d’une alimentation saine et équilibrée, convaincu qu’un enfant bien nourri apprend mieux. « Donner la craie ne sert à rien si le ventre est vide ou mal rempli », rappelle Mafoya Aïkpé, directeur de l’Ecole primaire publique (Epp) de Sozon. Pour lui, la nutrition est aussi essentielle que l’enseignement. À Sozon, chaque repas respecte la règle des quatre quarts. C’est-à-dire la moitié du plat est composée de féculents (riz, maïs, igname) pour l’énergie, un quart contient des protéines (niébé, poisson, œufs) pour la croissance et le second quart est réservé aux fruits et légumes, sources de vitamines et de sels minéraux. Le tout accompagné d’un verre d’eau potable. Un geste simple mais vital pour la santé des enfants. Mafoya Aïkpé insiste sur trois principes fondamentaux tels que la variété, la modération et la régularité. D’après les détails du directeur, chaque enfant mange un peu de tout, car aucun aliment n’est complet à lui seul. Il évite les excès, même des bons plats, puis respecte les horaires des repas pour maintenir l’équilibre du corps. « Plus ton plat a de couleurs, plus il contient de nutriments », souligne-t-il, rappelant que la diversité alimentaire est la clé d’une bonne santé. Ainsi, les effets sont visibles. Les élèves sont plus concentrés, moins somnolents en classe et plus assidus. Une bonne nutrition favorise du coup la croissance, renforce l’immunité et améliore les résultats scolaires. L’école publique de Sozon montre que l’éducation passe aussi par l’assiette. En alliant pédagogie et nutrition, Mafoya Aïkpé et son équipe prouvent qu’un repas équilibré est la première leçon du succès. Zéphirin Toasségnitché