Le 8 mai 2025, la fumée blanche s’élevait au-dessus de la chapelle Sixtine, annonçant l’élection du premier pape originaire des États-Unis, Robert Francis Prevost, devenu Léon XIV. Un an plus tard, le 266ᵉ successeur de Pierre célèbre un pontificat marqué par des voyages marquants, des réformes au sein de la Curie et surtout une diplomatie de paix qui s’impose comme la signature de son ministère. Dès son premier message : « Que la paix soit avec vous tous », le ton était donné. Léon XIV a multiplié les appels vigoureux : « Plus jamais la guerre », dénonciation des « seigneurs de la guerre » aux mains « ruisselantes de sang », et plaidoyer pour un cessez-le-feu à Gaza. Ses rencontres avec Mahmoud Abbas, Isaac Herzog, mais aussi ses échanges téléphoniques avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky illustrent une diplomatie active, souvent discrète, mais résolument tournée vers le dialogue. En un an, Léon XIV a déjà parcouru le Moyen-Orient et l’Afrique. En Turquie, il a célébré le 1700ᵉ anniversaire du Concile de Nicée, avant de se rendre au Liban pour prier au port de Beyrouth dévasté. En Afrique, il a visité le Cameroun, l’Algérie, l’Angola et la Guinée équatoriale, exhortant à la fraternité, à la justice et à une répartition équitable des richesses. Dans la prison de Bata, il a parlé de dignité et d’espérance devant 630 détenus. Au Vatican, Léon XIV a initié des ajustements dans la Curie et redonné vie à Castel Gandolfo, redevenu résidence pontificale. Chaque semaine, il y rencontre journalistes et fidèles, cultivant une proximité rare. Son style pastoral, plus que politique, s’affirme : « L’Église annonce l’Évangile, prêche la paix. Si quelqu’un veut me critiquer, qu’il le fasse en toute vérité. » En un an, Léon XIV s’est imposé comme un pape pèlerin, diplomate et pasteur. Ses paroles et ses gestes dessinent un pontificat où la paix, la justice et la dignité humaine sont au cœur de l’annonce de l’Évangile. C.Z
Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara dissout la CEI et annonce une refonte électorale.
Coup de tonnerre dans le paysage politique ivoirien. Ce mercredi 6 mai 2026, le président Alassane Ouattara a acté la dissolution de la Commission électorale indépendante (Cei), mettant fin à près de vingt-cinq années d’existence de l’organe chargé d’organiser et de superviser les scrutins. Créée en 2001, la Commission électorale indépendante (Cei) a été au cœur de toutes les élections nationales depuis plus de deux décennies. Mais critiquée pour son manque de neutralité et sa composition jugée favorable au pouvoir, elle n’a cessé d’alimenter les polémiques. Le gouvernement a tranché : il faut tourner la page. « Au terme du dernier cycle électoral et au regard des réserves relevées à l’endroit de cette institution, le Conseil a décidé de sa dissolution », a déclaré le porte-parole Amadou Coulibaly. L’exécutif promet désormais un dispositif inédit, pensé pour rassurer les acteurs politiques et garantir des élections apaisées. Cette refonte vise à instaurer un mécanisme plus crédible, capable de répondre aux exigences du paysage politique actuel. L’opposition réclamait depuis longtemps la fin de la Cei, dénonçant son incapacité à garantir des scrutins transparents. Même son président, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, avait reconnu en 2025 que l’institution devait disparaître : « Pour préserver la paix en Côte d’Ivoire, il faut un autre format. » La dissolution de la Cei ouvre une nouvelle ère. Reste à savoir quelle structure prendra le relais et si elle parviendra à rétablir la confiance des citoyens dans le processus électoral. C.Z
Opérations contre les réseaux d’escroquerie de type QNET : La Police intensifie la traque au Bénin.
La Police républicaine du Bénin durcit le ton face aux réseaux d’escroquerie pyramidale opérant sous l’appellation QNET et structures similaires. Dans une publication sur sa page Facebook, elle annonce le renforcement des opérations menées par la Brigade économique et financière (Bef) depuis 2018 pour démanteler ces circuits frauduleux actifs sur tout le territoire. Ces réseaux reposent sur un mécanisme de recrutement en chaîne : de nouveaux adhérents sont attirés par la promesse de gains financiers rapides en échange d’investissements initiaux. Une stratégie typique des systèmes de Ponzi, interdits par la législation béninoise. Près de 70 opérations ciblées ont été menées depuis le lancement de la lutte. La première intervention majeure, le 6 février 2018 à Abomey-Calavi, avait permis l’interpellation de 187 personnes, la saisie de plus de 20 millions de FCFA et la présentation de dix individus au procureur. Entre 2018 et avril 2026, le bilan global fait état de 1 386 interpellations, dont 412 déférées devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). La Police souligne que ces réseaux dépassent les frontières béninoises. Des opérations conjointes ont été menées au Togo, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Ghana. En avril 2022, une action coordonnée a permis de libérer 143 jeunes Camerounais enrôlés de force. Les autorités rappellent que ces activités sont assimilées à des escroqueries et sévèrement réprimées par le Code pénal béninois. Elles mettent en garde contre les offres d’emploi ou d’affaires promettant des revenus élevés, souvent utilisées comme appât. « La lutte se poursuit, et chaque citoyen est appelé à devenir un maillon essentiel de cette chaîne de vigilance collective », insiste la Police républicaine. Les populations sont invitées à signaler toute activité suspecte afin de renforcer la protection contre ces réseaux frauduleux. C.Z
Mise en conformité face à la nouvelle loi : Trois mois de sursis pour les associations retardataires.
Le gouvernement béninois accorde un répit au secteur associatif. Par un communiqué officiel du 4 mai 2026, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, a annoncé un délai supplémentaire de trois mois pour permettre aux associations et fondations de se conformer à la loi N° 2025-19 du 22 juillet 2025. Initialement, les organisations avaient neuf mois pour harmoniser leurs statuts, délai arrivé à échéance le 3 mai 2026. Passée cette date, toute structure non conforme risquait une dissolution automatique. Ce sursis de 90 jours apparaît donc comme une bouffée d’oxygène pour des milliers d’acteurs associatifs. Le ministère reconnaît les obstacles rencontrés : Freins techniques dans la préparation des dossiers, blocages administratifs et logistiques ralentissant la finalisation des démarches. Cette mesure vise à instaurer une transition plus souple et à éviter une rupture brutale dans le tissu associatif. Durant ce délai, les associations pourront continuer à solliciter l’assistance technique des services compétents. Le ministre invite instamment les organisations nationales et étrangères à profiter de cette opportunité pour régulariser leur situation avant l’échéance définitive. Au-delà d’une simple formalité, cette mise en conformité garantit la sécurité juridique d’un secteur essentiel au développement social et communautaire du pays. Le gouvernement entend ainsi renforcer la crédibilité et l’efficacité des associations dans leur rôle de relais citoyen. C.Z
Ligue des champions 2026 : PSG et Arsenal, choc des titans en finale.
Le samedi 30 mai prochain, l’Europe du football aura les yeux rivés sur ce duel. Arsenal, symbole de renaissance et de patience récompensée, face au PSG, champion en quête de continuité et de domination. Un choc des styles, des ambitions et des histoires. Une finale qui promet intensité, émotion et peut-être un tournant majeur dans l’histoire de la Ligue des champions. Le rideau est tombé sur les demi-finales de la Ligue des champions 2025-2026. Deux géants du football européen se donnent rendez-vous pour l’ultime bataille : Arsenal et le Paris Saint-Germain. Lemardi 5 mai 2026, l’Emirates Stadium a vibré comme rarement. Opposés à l’Atlético Madrid après un nul (1-1) à l’aller, les Gunners ont trouvé la délivrance grâce à Bukayo Saka. À la 44e minute, l’ailier anglais a profité d’une frappe repoussée par Jan Oblak pour inscrire le seul but du match. Malgré les assauts des Colchoneros, Arsenal a tenu bon et s’est imposé (1-0). Vingt ans après leur dernière finale en 2006, les hommes de Mikel Arteta retrouvent la scène suprême avec l’ambition de décrocher enfin le trophée qui leur échappe depuis toujours.De son côté, le Paris Saint-Germain a confirmé son statut de tenant du titre en écartant le Bayern Munich au terme d’une double confrontation haletante. Les Parisiens, portés par leur expérience et leur puissance offensive, ont validé leur billet pour une deuxième finale consécutive. L’occasion est historique : conserver la couronne et inscrire une nouvelle page dorée dans l’histoire du club. Pascal Toffodji
Inondations à Cotonou : La SIRAT parle de pluies « exceptionnelles » et défend ses ouvrages d’assainissement.
Au lendemain des pluies diluviennes qui ont paralysé plusieurs quartiers de Cotonou, la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat) a réagi. Lors d’une conférence de presse ce jeudi 7 mai 2026, son Directeur général, Ranti I. Akindès, a reconnu l’ampleur des perturbations tout en soulignant que les ouvrages d’assainissement ont globalement rempli leur rôle face à un épisode pluvieux qualifié d’« exceptionnel ». Selon les données météorologiques, près de 172 millimètres de pluie sont tombés en seulement trois heures dans la nuit du 5 au 6 mai, soit l’équivalent d’un mois de précipitations en une nuit. « Recevoir un mois de pluie en une nuit, c’est compliqué à gérer », a expliqué le Directeur général, évoquant des inondations temporaires dans des quartiers comme Sainte-Rita, Agontinkon, Vèdoko, Akogbato, Agla et Akpakpa. Malgré les difficultés, la Sirat estime que les systèmes d’assainissement ont permis une évacuation relativement rapide des eaux. « La plupart des axes structurants étaient dégagés en l’espace d’une heure », a affirmé Ranti I. Akindès, saluant le travail de la Sgds dont les opérations de curage ont facilité l’écoulement vers les exutoires. Le Directeur du pôle aménagement urbain, François Agomadjè, a précisé que les collecteurs sont dimensionnés pour résister à des pluies de retour de 10 à 50 ans. « Ce qui s’est passé hier était prévu dans les études. Le fait que l’eau se soit retirée après quelques heures montre que les ouvrages fonctionnent correctement », a-t-il assuré. La Sirat reconnaît toutefois que certains travaux en cours ont pu ralentir l’écoulement des eaux. Parmi eux : le projet Accès traversée de Cotonou (Atc), la phase B du programme Asphaltage, ainsi que plusieurs collecteurs majeurs sur les boulevards Jean-Paul II, Saint-Michel et au carrefour Camp Guézo. Des systèmes de pompage provisoires ont été installés, mais leur capacité reste limitée. Le Dg a annoncé que la situation devrait s’améliorer avec la livraison progressive des grands ouvrages : le collecteur principal de Gbégamey attendu en 2027 et les derniers travaux du Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc) prévus pour 2028. « Une fois ces travaux terminés, la situation définitive pourra être véritablement évaluée », a conclu Ranti I. Akindès. Pascal Toffodji
Prestation de serment à la Cour des comptes : Ismath Bio Tchané Mamadou reconduite pour un second mandat.
Le Bénin renouvelle sa confiance à Ismath Bio Tchané Mamadou. La magistrate de carrière a prêté serment, hier jeudi 7 mai 2026 pour un second mandat de cinq ans à la tête de la Cour des comptes, lors d’une cérémonie solennelle dans la salle des Ambassadeurs du Palais de la Marina à Cotonou, en présence du président de la République, Patrice Talon. La prestation de serment de Ismath Bio Tchané Mamadou à la tête de la Cour des comptes pour u second mandat est un signe de confiance et une nouvelle étape pour la gouvernance financière au Bénin. En prononçant la formule consacrée, la présidente de la haute juridiction financière s’est engagée à respecter la Constitution, le secret des délibérations et les principes d’intégrité et de réserve attachés à sa fonction. Ce devoir de neutralité lui interdit toute prise de position publique ou consultation privée sur les dossiers en cours, garantissant ainsi l’indépendance de la Cour. Prenant acte de cette prestation de serment, le chef de l’État a salué une marque renouvelée de confiance envers la magistrate. Il a exhorté la Cour à intensifier ses efforts : « Je voudrais vous exhorter à donner davantage de votre énergie, de votre savoir-faire et de votre vigilance pour permettre une gouvernance encore plus rigoureuse de nos deniers publics. » Depuis sa transformation en juridiction autonome en 2021, la Cour des comptes occupe une place centrale dans le dispositif de gouvernance publique. Conformément aux standards de l’UEMOA, elle assure : la vérification des comptes publics et le jugement des comptables, l’évaluation de la gestion des entreprises publiques, le contrôle de la transparence dans l’utilisation des ressources de l’État, la promotion de la bonne gouvernance financière. La reconduction d’Ismath Bio Tchané Mamadou s’inscrit dans un contexte de consolidation des réformes et de protection accrue des ressources publiques. Son nouveau mandat apparaît comme une étape clé pour renforcer la crédibilité et l’efficacité du contrôle financier au Bénin. C.Z
Enregistrement des naissances au Bénin : Un acte obligatoire pour une identité sécurisée.
Depuis les réformes engagées par le gouvernement béninois, tout parent est tenu de déclarer la naissance de son enfant dans un délai de vingt jours. Une mesure qui peut sembler contraignante, mais qui garantit à chaque nouveau-né une identité légale et l’accès à ses droits fondamentaux dès ses premiers jours. L’acte de naissance est la première pièce exigée pour inscrire un enfant à l’école, présenter un dossier aux examens ou accéder aux services publics. « La première des choses que les enseignants demandent, c’est l’acte de naissance », témoigne un parent, rappelant que ce document est le socle de toute démarche administrative. Désormais, la déclaration se fait directement dans les maternités, sans frais. Les sages-femmes, comme Chimène Gougbé Hounsou, responsable de centre de santé, initient la démarche dès l’accouchement via la plateforme nationale. Les parents doivent fournir le Certificat d’identification personnelle (Cip) du père et de la mère, une fiche de reconnaissance de paternité et une preuve de résidence. L’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) centralise ensuite les données dans le Registre national des personnes physiques (Rnpp). La loi n°2000-5 stipule que la déclaration doit être faite dans les vingt jours suivant la naissance. Passé ce délai, elle reste recevable le premier jour ouvrable suivant. Cette obligation vise à réduire les négligences et à sécuriser l’identité des enfants. « Tout être humain doit avoir un acte de naissance », insiste une sage-femme, rappelant que ce document marque l’entrée dans la société, tout comme l’acte de décès en marque la sortie. Avec l’acte de naissance sécurisé, le Bénin franchit une étape importante dans la modernisation de son système d’Etat civil. Les parents saluent cette avancée qui protège leurs enfants contre l’exclusion et leur ouvre les portes de la citoyenneté. Zéphirin Toasségnitché
Course de succession au secrétariat de l’ONU : Diomaye Faye justifie le refus de soutenir Macky Sall.
Dans une grande interview télévisée, le président Bassirou Diomaye Faye a expliqué pourquoi Dakar n’a pas appuyé la candidature de son prédécesseur Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Une décision qui traduit une rupture politique assumée. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a clarifié samedi 2 mai 2026 les raisons du refus de son gouvernement de soutenir la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU. Selon lui, l’initiative de l’ancien chef de l’État a été menée sans concertation officielle. « Je n’ai été ni prévenu, ni impliqué », a déclaré Diomaye Faye, estimant qu’il ne pouvait cautionner une démarche engagée en dehors des institutions. Au‑delà du protocole, le refus traduit une volonté du nouveau pouvoir de redéfinir ses marqueurs politiques et diplomatiques. Diomaye Faye insiste sur sa vision : un projet collectif, sans personnification, dans un contexte où les relations avec son Premier ministre Ousmane Sonko restent marquées par des divergences sur certaines réformes. Le président voit dans cette décision un signal fort : le Sénégal entre dans une phase de recomposition politique, où l’administration actuelle entend se démarquer de l’héritage de Macky Sall. La coalition « Diomaye président » se structure, tandis que le Pastef conserve une influence notable. Au‑delà de la diplomatie, Diomaye Faye a alerté sur la situation économique nationale. Entre une dette jugée préoccupante et la flambée des prix du pétrole liée aux tensions internationales, il prévient que des temps difficiles s’annoncent. Des ajustements budgétaires, notamment sur les prix, pourraient être envisagés si la tendance se maintient. Pascal Toffodji
Commune de Sinendé : Un différend conjugal vire au drame, le mari tué à l’arme blanche.
Un conflit conjugal a dégénéré en homicide dans le village de Sèrou, arrondissement de Fô Bouré, Commune de Sinendé. Le mari a succombé à des coups de couteau portés par son épouse, selon les premiers éléments recueillis. La soirée du samedi 2 mai 2025 a été marquée par un drame conjugal à Sinendé, dans le nord du Bénin. Une jeune femme est suspectée d’avoir mortellement poignardé son mari à l’issue d’une violente altercation. Selon un média local, le mari aurait découvert des échanges compromettants sur WhatsApp entre son épouse et un autre homme. Après avoir piégé l’interlocuteur en se faisant passer pour sa femme, il aurait fixé un rendez‑vous. L’homme contacté, ayant identifié le mari, aurait pris la fuite. De retour au domicile, le mari confronte son épouse. La discussion dégénère. La tension atteint son paroxysme lorsque la femme affirme qu’un des enfants du couple ne serait pas issu de leur union. Une bagarre éclate. Dans la mêlée, elle saisit un couteau et assène plusieurs coups mortels à son mari. Après les faits, la suspecte aurait tenté de fuir, mais des habitants l’ont interceptée avant de la ramener sur les lieux. Alertées, les forces de sécurité se sont rendues sur place pour les constatations. Le chef de l’arrondissement de Fô Bouré, Saou Kokou, a confirmé le décès et indiqué que le corps a été remis à la famille pour inhumation. Une enquête est ouverte. Ce drame survient quelques jours seulement après un autre cas de violence conjugale à Parakou : une femme atteinte par balle le 30 avril 2026 dans le quartier Beyarou est décédée le 3 mai au Chud du Borgou. Son ex‑conjoint est soupçonné d’avoir tiré à la suite d’un différend. À Sinendé, la mise en cause devrait être présentée devant la justice dans les prochains jours. Pascal Toffodji