La Police républicaine du Bénin durcit le ton face aux réseaux d’escroquerie pyramidale opérant sous l’appellation QNET et structures similaires. Dans une publication sur sa page Facebook, elle annonce le renforcement des opérations menées par la Brigade économique et financière (Bef) depuis 2018 pour démanteler ces circuits frauduleux actifs sur tout le territoire.
Ces réseaux reposent sur un mécanisme de recrutement en chaîne : de nouveaux adhérents sont attirés par la promesse de gains financiers rapides en échange d’investissements initiaux. Une stratégie typique des systèmes de Ponzi, interdits par la législation béninoise. Près de 70 opérations ciblées ont été menées depuis le lancement de la lutte. La première intervention majeure, le 6 février 2018 à Abomey-Calavi, avait permis l’interpellation de 187 personnes, la saisie de plus de 20 millions de FCFA et la présentation de dix individus au procureur. Entre 2018 et avril 2026, le bilan global fait état de 1 386 interpellations, dont 412 déférées devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). La Police souligne que ces réseaux dépassent les frontières béninoises. Des opérations conjointes ont été menées au Togo, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Ghana. En avril 2022, une action coordonnée a permis de libérer 143 jeunes Camerounais enrôlés de force. Les autorités rappellent que ces activités sont assimilées à des escroqueries et sévèrement réprimées par le Code pénal béninois. Elles mettent en garde contre les offres d’emploi ou d’affaires promettant des revenus élevés, souvent utilisées comme appât. « La lutte se poursuit, et chaque citoyen est appelé à devenir un maillon essentiel de cette chaîne de vigilance collective », insiste la Police républicaine. Les populations sont invitées à signaler toute activité suspecte afin de renforcer la protection contre ces réseaux frauduleux.
C.Z











