Coup de tonnerre dans le paysage politique ivoirien. Ce mercredi 6 mai 2026, le président Alassane Ouattara a acté la dissolution de la Commission électorale indépendante (Cei), mettant fin à près de vingt-cinq années d’existence de l’organe chargé d’organiser et de superviser les scrutins.
Créée en 2001, la Commission électorale indépendante (Cei) a été au cœur de toutes les élections nationales depuis plus de deux décennies. Mais critiquée pour son manque de neutralité et sa composition jugée favorable au pouvoir, elle n’a cessé d’alimenter les polémiques. Le gouvernement a tranché : il faut tourner la page. « Au terme du dernier cycle électoral et au regard des réserves relevées à l’endroit de cette institution, le Conseil a décidé de sa dissolution », a déclaré le porte-parole Amadou Coulibaly. L’exécutif promet désormais un dispositif inédit, pensé pour rassurer les acteurs politiques et garantir des élections apaisées. Cette refonte vise à instaurer un mécanisme plus crédible, capable de répondre aux exigences du paysage politique actuel. L’opposition réclamait depuis longtemps la fin de la Cei, dénonçant son incapacité à garantir des scrutins transparents. Même son président, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, avait reconnu en 2025 que l’institution devait disparaître : « Pour préserver la paix en Côte d’Ivoire, il faut un autre format. » La dissolution de la Cei ouvre une nouvelle ère. Reste à savoir quelle structure prendra le relais et si elle parviendra à rétablir la confiance des citoyens dans le processus électoral.
C.Z











