La Cour constitutionnelle du Bénin a mis fin, hier mardi 5 mai 2026, à la polémique autour de la prestation de serment du président élu Romuald Wadagni. Saisie d’un recours contestant la validité de la cérémonie en raison de l’absence du Sénat, la haute juridiction a déclaré la requête irrecevable, confirmant ainsi la tenue de l’investiture prévue le 24 mai prochain.
Le requérant, Midomiton Précieux Noël Dagan, estimait que la cérémonie d’investiture ne pouvait se dérouler dans le respect de la Constitution, faute d’installation du Sénat. Il invoquait l’article 53 de la loi fondamentale modifiée en décembre 2025, qui prévoit la présence du bureau du Sénat parmi les institutions appelées à assister à la réception du serment présidentiel. Selon lui, l’absence de cette institution créait une « impossibilité matérielle » de réunir toutes les conditions constitutionnelles exigées pour la cérémonie. Réunie en audience plénière spéciale sous la présidence du professeur Dorothé Sossa, la Cour constitutionnelle a rejeté le recours, estimant que le requérant ne disposait pas de la qualité juridique nécessaire pour saisir la juridiction sur une telle question. La Cour n’a donc pas examiné le fond du dossier, se limitant à rappeler que seuls les organes ou institutions habilités peuvent introduire ce type de recours. Par cette irrecevabilité, la haute juridiction écarte toute remise en cause du calendrier institutionnel. La prestation de serment de Romuald Wadagni, élu président de la République du Bénin, reste fixée au 24 mai 2026, conformément aux dispositions constitutionnelles. Cette décision vient apaiser les débats autour de la mise en place du Sénat, dont l’installation est toujours en cours, et réaffirme la continuité de l’État dans le respect des institutions existantes. En confirmant la validité du processus, la Cour constitutionnelle réaffirme son rôle de garant de la légalité et de la stabilité républicaine. Le Bénin, engagé dans une nouvelle phase de sa vie politique avec l’élection de Romuald Wadagni, poursuit ainsi sa tradition de respect des procédures constitutionnelles, malgré les ajustements liés aux réformes institutionnelles récentes.
Zéphirin Toasségnitché











