Les ministères de la Santé, des Enseignements primaire, secondaire et de la formation professionnelle unissent leurs efforts pour combattre deux maladies parasitaires qui menacent les enfants : la bilharziose et les vers intestinaux. Une vaste campagne de distribution de médicaments a démarré le lundi 27 avril 2026, ciblant les enfants âgés de 5 à 14 ans à travers le pays.
Pendant trois jours les agents commis à cette tâche vont sillonner écoles, établissements scolaires et centres d’apprentissage pour administrer des médicaments aux enfants. Selon Evelyne Aliko, médecin de santé publique au Programme national de lutte contre les maladies transmissibles, la campagne s’étend sur 11 départements pour la bilharziose et 26 communes pour les vers intestinaux. « Les enseignants ont été formés et disposent des médicaments. Chaque école choisit un jour entre le 27 et le 29 avril pour administrer le traitement aux enfants selon les affections présentes dans la localité.» Certaines zones sont concernées uniquement par la bilharziose, d’autres par les vers intestinaux, et plusieurs cumulent les deux. Les établissements scolaires sont les principaux points de distribution. Les enseignants, devenus relais de santé, administrent les comprimés aux élèves. Mais la campagne ne s’arrête pas aux bancs de l’école. Les enfants non scolarisés et ceux en apprentissage ne sont pas oubliés, rassure Evelyne Aliko. « Grâce à la politique de santé communautaire, les relais et agents de santé identifient ces enfants dans les ménages et leur administrent les médicaments. »
Pourquoi concentrer les efforts sur les enfants de 5 à 14 ans ?
« Ce sont eux qui portent la charge parasitaire la plus élevée. En les traitant massivement, nous réduisons la transmission et protégeons toute la communauté », explique Evelyne Aliko la spécialiste. Avec plus de 1,5 million d’enfants attendus pour cette campagne, le ministère de la Santé affiche une ambition claire : éradiquer la bilharziose et les vers intestinaux d’ici 2030. « Notre objectif est d’obtenir la certification de l’élimination de ces maladies au Bénin », affirme Evelyne Aliko. Cette initiative illustre la détermination du gouvernement à renforcer la prévention et à garantir un avenir plus sain aux enfants béninois. Entre sensibilisation, mobilisation communautaire et traitement de masse, le pays avance vers un horizon où ces maladies ne seront plus qu’un souvenir.
Pascal Toffodji











