La course pour la succession du secrétaire général sortant de l’ONU est officiellement lancée. Quatre figures internationales sont en lice : la Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall, seul candidat africain. Tous ont été auditionnés par les 193 États membres et les représentants de la société civile la semaine dernière.
Selon Raphaël Messan, ambassadeur à la retraite et analyste géopolitique, Macky Sall a axé son programme sur le multilatéralisme pour un monde meilleur. « Donner une première place au multilatéralisme, c’est redonner une place centrale aux Nations Unies, organe par excellence du dialogue mondial », explique-t-il. Un message fort dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la remise en question du rôle des institutions globales. Mais au-delà du discours, les réalités diplomatiques pèsent lourd. L’ambassadeur Messan rappelle les critères essentiels pour qu’un candidat africain ait une chance réelle de l’emporter : « D’abord, il faut le soutien unanime de l’Union africaine. Ensuite, l’appui de son propre pays. Enfin, obtenir les bons offices ou la bienveillance des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. » Ces trois conditions, souligne-t-il, sont déterminantes pour évaluer les chances du Sénégalais Macky Sall dans cette compétition mondiale. La succession du secrétaire général de l’Onu est toujours un jeu d’équilibres diplomatiques. Entre alliances régionales, stratégies de blocs et enjeux de gouvernance mondiale, chaque candidature devient un test de leadership international. Pour l’Afrique, cette élection représente plus qu’un enjeu symbolique : c’est la possibilité de porter une voix continentale au sommet de la diplomatie mondiale. En somme, la candidature de Macky Sall incarne l’espoir d’un renouveau africain au sein des Nations Unies. Mais pour transformer cet espoir en victoire, il faudra une Afrique unie derrière son candidat et une diplomatie concertée face aux grandes puissances.
C.Z











