À moins de trois semaines de la prestation de serment du président élu, un recours met en lumière une faille institutionnelle : l’absence du bureau du Sénat, pourtant prévu par la Constitution. La Cour constitutionnelle doit trancher.
La Cour constitutionnelle du Bénin se penche ce mardi 5 mai 2026 sur un recours inédit. Déposé par Midomiton Précieux Noël Dagan, il pointe l’impossibilité de réunir le bureau du Sénat lors de la cérémonie d’investiture de Romuald Wadagni, prévue le 24 mai. L’article 53 de la loi fondamentale, révisée en décembre 2025, encadre la prestation de serment du président de la République. Il prévoit la présence des membres de la Cour constitutionnelle, de l’Assemblée nationale, ainsi que des bureaux du Sénat, de la Cour suprême et de la Cour des comptes. Problème : le Sénat n’est pas encore installé. Aucun bureau ne peut donc être constitué, créant une difficulté d’application du texte. Le requérant ne conteste pas l’investiture elle‑même, mais demande à la Cour de reconnaître formellement l’impossibilité matérielle de réunir le bureau du Sénat et d’en tirer les conséquences juridiques. En clair, il s’agit de savoir si l’absence de cette institution bloque ou non la cérémonie. Réunie en audience plénière spéciale à Ganhi, la Cour constitutionnelle doit se prononcer rapidement. À moins de trois semaines de l’investiture, sa décision dira si le serment peut être organisé en l’état ou si des ajustements sont nécessaires.
C.Z











