Depuis les réformes engagées par le gouvernement béninois, tout parent est tenu de déclarer la naissance de son enfant dans un délai de vingt jours. Une mesure qui peut sembler contraignante, mais qui garantit à chaque nouveau-né une identité légale et l’accès à ses droits fondamentaux dès ses premiers jours.
L’acte de naissance est la première pièce exigée pour inscrire un enfant à l’école, présenter un dossier aux examens ou accéder aux services publics. « La première des choses que les enseignants demandent, c’est l’acte de naissance », témoigne un parent, rappelant que ce document est le socle de toute démarche administrative. Désormais, la déclaration se fait directement dans les maternités, sans frais. Les sages-femmes, comme Chimène Gougbé Hounsou, responsable de centre de santé, initient la démarche dès l’accouchement via la plateforme nationale. Les parents doivent fournir le Certificat d’identification personnelle (Cip) du père et de la mère, une fiche de reconnaissance de paternité et une preuve de résidence. L’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) centralise ensuite les données dans le Registre national des personnes physiques (Rnpp). La loi n°2000-5 stipule que la déclaration doit être faite dans les vingt jours suivant la naissance. Passé ce délai, elle reste recevable le premier jour ouvrable suivant. Cette obligation vise à réduire les négligences et à sécuriser l’identité des enfants. « Tout être humain doit avoir un acte de naissance », insiste une sage-femme, rappelant que ce document marque l’entrée dans la société, tout comme l’acte de décès en marque la sortie. Avec l’acte de naissance sécurisé, le Bénin franchit une étape importante dans la modernisation de son système d’Etat civil. Les parents saluent cette avancée qui protège leurs enfants contre l’exclusion et leur ouvre les portes de la citoyenneté.
Zéphirin Toasségnitché











