La Fédération béninoise de football (Fbf) a tranché. La Coupe du Bénin ne se jouera pas cette fin de saison. Dans un communiqué publié le lundi22 juin 2026, le Secrétaire général Claude Paqui a annoncé l’annulation de la compétition, invoquant des contraintes organisationnelles et la nécessité de réajuster le calendrier sportif. Selon l’instance dirigée par Mathurin de Chacus, cette mesure vise à préserver la qualité des compétitions nationales et à offrir aux clubs des conditions optimales de préparation pour la saison prochaine.La Fbf appelle les acteurs du football béninois à faire preuve de compréhension face à cette décision délicate. Elle réaffirme par ailleurs son engagement à accompagner les clubs dans leur développement et à renforcer la dynamique du ballon rond au Bénin.La suspension de la Coupe du Bénin 2025-2026 marque un tournant dans la gestion du calendrier sportif. Une décision qui, si elle suscite des regrets, s’inscrit dans une logique de consolidation et d’anticipation pour l’avenir du football béninois. Pascal Toffodji
Coupe du monde 2026 : Ghana à la porte des 16ès de finale.
Le Ghana a presque validé son billet pour les 16es de finale de la Coupe du monde 2026 après un nul contre l’Angleterre, hier mardi 23 juin 2026. Une performance remarquable qui permet aux Ghana de faire une bonne opération dans la phase de groupes avant même la dernière journée. Avec une victoire et un nul en deux matchs, les Black Stars confirment leur excellent début de tournoi et s’imposent comme l’une des belles surprises de cette édition. Après une entrée en matière réussie, le Ghana a poursuivi sur sa lancée lors de la deuxième journée en confirmant son efficacité et sa solidité collective. Cette régularité permet aux hommes de s’installer durablement en tête de leur groupe et de se projeter sereinement vers la phase à élimination directe.Avec ce parcours sans faute, la Ghana devient officiellement l’une des premières équipes à décrocher sa qualification pour les 16es de finale de la Coupe du monde 2026. Une performance qui récompense la discipline tactique, la rigueur défensive et l’efficacité offensive affichées depuis le début du tournoi.Ce début de compétition réussi renforce également le statut du Ghana sur la scène internationale. Les Black Stars montrent qu’ils peuvent rivaliser avec les meilleures nations et représenter un sérieux outsider pour la suite du Mondial. P.T
Affaire du coup d’État déjoué : Un lieutenant-colonel jugé pour ses félicitations à Tigri.
Au Bénin, la Criet a ouvert, le lundi 22 juin 2026, le dossier d’un lieutenant-colonel des Forces armées béninoises dans l’affaire de coup d’État déjoué contre l’ancien président Patrice Talon. L’officier est poursuivi pour les faits d’apologie de crime contre la sûreté de l’Etat. Un lieutenant-colonel devant la Criet dans l’affaire coup d’État déjoué du dimanche 7 décembre 2025 au Bénin. L’officier est poursuivi pour les faits d’« apologie du crime contre la sûreté de l’État ». Selon l’accusation, le lieutenant-colonel est accusé d’avoir publié un message de félicitations à Pascal Tigri le jour du coup d’État déjoué. « Félicitations Mr le Président », aurait-il écrit dans un groupe WhatsApp qu’il partageait avec le chef des putschistes et plusieurs autres hommes de l’armée. Interpellé par les agents de la Brigade criminelle, il a été placé en détention provisoire début juin 2026. Ce lundi 22 juin 2026, le mis en cause a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).Interrogé sur ces accusations qui lui sont reprochées, le prévenu a plaidé non coupable. Il a reconnu avoir envoyé un message à Pascal Tigri le jour de l’attaque contre les institutions de l’État mais rejette la commission d’une infraction d’apologie contre la sureté de l’Etat. L’officier justifie son message A la barre, le lieutenant-colonel a expliqué pourquoi il s’est retrouvé à envoyer un message de félicitations à Pascal Tigri. D’entrée, il a confié avoir reçu une sollicitation de Pascal Tigri vers 7 heures le jour du coup d’État déjoué. Selon sa déposition, le chef des putschistes lui a demandé de lui venir en renfort. A cette demande de Tigri, l’officier affirme n’avoir pas donné suite. Le prévenu a indiqué avoir cherché à vérifier l’information du coup d’État. Le lieutenant-colonel apprend que la tentative de putsch lui a été confirmée par des personnes sur son lieu de travail. Qu’il y a une tentative de putsch. Dans la foulée, le lieutenant-colonel dit avoir tenté de joindre le Général Abou Issa, chef d’état-major de l’armée de terre et le Général Faïzou Gomina, chef d’état-major de la Garde nationale dans le but de vérifier l’information. Mais sans succès. C’est en ce moment, dit-il, qu’il a commencé à croire à la thèse du coup d’État. L’officier a indiqué que ce même jour du dimanche 7 décembre 225, il a vu un blindé de l’armée dans sa rue au petit matin du coup d’État déjoué. Le militaire dit avoir pensé, un instant, à la vue de l’engin de guerre que le principal instigateur du coup de force avait envoyé ses hommes le chercher.Le lieutenant-colonel affirme avoir eu cette pensée en raison de ses relations avec Pascal Tigri, son promotionnaire, avec qui le courant ne passerait pas. Pascal Tigri, a-t-il laissé entendre, le considère comme un militaire pro-Talon. Cette étiquette lui a été collée, explique-t-il, après une divergence avec le chef des putschistes. Selon le prévenu, c’est après tous ces événements qu’il s’est précipité pour envoyer le message dans le groupe WhatsApp vers 9 heures avant de voir plus tard l’intervention de l’ancien ministre de l’intérieur, Alassane Séidou sur la chaîne nationale. La défense expose des situations atténuantes L’avocat du lieutenant-colonel a présenté des arguments qui, selon lui, devraient disculper son client. D’après le conseil, si le prévenu était vraiment de connivence avec les putschistes, il aurait déjà pris la tangente après l’échec du coup d’État. Mieux, explique le conseil, son client a participé à la manifestation de la vérité en rendant compte de ses échanges avec Pascal Tigri à l’ancien chef d’état-major adjoint au moment de l’attaque. Le prévenu a confié avoir fait le point à ce supérieur hiérarchique, d’abord au téléphone, avant d’aller voir le lendemain matin. Après les débats, la Cour a confirmé le mandat de dépôt du prévenu et a renvoyé le dossier au 6 juillet 2026 pour continuation. C.Z
Journées scientifiques de l’innovation l’UAC : Transformer la science en moteur de développement.
Produire la connaissance ne suffit plus. C’est le diagnostic posé par l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) en initiant lesJournées des sciences et de l’innovation, qui a célébré, du 9 au 12 juin dernier, sa troisième édition autour du thème : « De la recherche scientifique à l’impact socio-économique, le rôle stratégique des bureaux de transfert de technologie ». Dans un entretien, le Professeur Guy Clarence Sèmassou, Enseignant-chercheur au département de génie mécanique et énergétique de l’École Polytechnique d’Abomey-Calavi, chef du service de la prospective de la planification et de la valorisation de la recherche au vice-rectorat chargé de la recherche universitaire de l’Uac, est revenu sur le but de l’initiative en mettant l’accent sur comment les bureaux de transfert de technologies rapprochent les laboratoires du monde socio-économique. Prime News Monde : Le thème de cette troisième édition des Journées des sciences et de l’innovation est « De la recherche scientifique à l’impact socio-économique, le rôle stratégique des bureaux de transfert de technologies ». Professeur Sèmassou, comment passer du laboratoire à la création de valeurs pour la société ? Professeur Guy Clarence Sèmassou : Comme vous l’avez dit, le thème central, ce sont les bureaux de transfert de technologies. Nous avons constaté qu’il n’existait pas de dispositif structuré de valorisation des résultats de recherche. C’est pourquoi nous avons créé un bureau central et des bureaux sectoriels dans nos entités. Leur rôle est d’identifier les résultats produits dans les laboratoires, de les accompagner et de trouver des financements pour qu’ils servent au développement de la Nation. Ces bureaux sont des ponts entre la recherche et le monde socio-économique. Notre ambition est claire : quitter une université productrice de savoirs pour devenir une université transformatrice de savoirs en impacts sociaux, culturels et économiques. Quels ont été les temps forts de cette troisième édition ? La cérémonie officielle d’ouverture, présidée par le représentant de la Ministre de l’enseignement supérieur, a donné le top. Nous avons eu des communications inaugurales sur la valorisation des résultats universitaires, les mécanismes de financement des innovations, des cafés scientifiques consacrés à l’entrepreneuriat étudiant, à l’innovation frugale, à la pharmacopée béninoise. Une journée spéciale dédiée au numérique et aux innovations était également au programme, sans oublier la soirée de distinction des meilleurs innovateurs de l’Uac. Quels types d’innovations ont été présentés ? Elles proviennent de nos 64 laboratoires reconnus et couvrent des domaines variés: agriculture, santé, environnement, numérique, énergie, sciences de l’ingénieur, mais aussi sciences humaines et sociales. Ces innovations apportent des réponses concrètes aux préoccupations de la société et témoignent du potentiel de la recherche universitaire béninoise. Quels bénéfices pour les entreprises et les collectivités ? Les entreprises peuvent trouver à l’université des solutions innovantes à leurs besoins. Ces journées offrent un cadre de rencontres entre chercheurs, entrepreneurs, investisseurs et décideurs. L’objectif est de développer des partenariats gagnant-gagnant, permettant de transformer les résultats scientifiques en opportunités économiques. Les bénéfices sont partagés : l’entreprise qui exploite un brevet, le chercheur qui développe l’innovation et l’université qui valorise ses travaux. Et les sciences humaines et sociales, quel rôle jouent-elles dans cette dynamique ? Elles innovent aussi, mais souvent on les oublie. L’innovation ne se limite pas aux technologies. Elle peut être organisationnelle, sociale, éducative, culturelle ou institutionnelle. Les sciences humaines et sociales contribuent à comprendre les comportements, améliorer les politiques publiques et résoudre durablement les problèmes de société. Nous avons dû sensibiliser pour rappeler leur rôle essentiel. Pourquoi est-il crucial de rapprocher davantage l’université du secteur privé ? Parce qu’une recherche qui ne profite pas aux entreprises est une recherche aveugle. Les entreprises ont des préoccupations concrètes. Dans certains pays, une thèse ne peut être initiée sans financement d’une firme. Celle-ci propose un thème, finance les travaux et bénéficie des résultats. C’est ce modèle que nous voulons adapter au Bénin pour que la recherche universitaire devienne un véritable moteur de développement. Professeur, vous avez évoqué la nécessité de créer une synergie entre les laboratoires et les entreprises. Comment cela se concrétise-t-il ? Nous avons noué des partenariats avec la Chambre de commerce et d’industrie pour mettre en place une plateforme d’échange. Les élus consulaires recensent leurs préoccupations et nous identifions les laboratoires capables d’apporter des solutions probantes. Désormais, il n’est plus question de travailler « en l’air » : la recherche doit répondre à des besoins réels et mesurables. Parlons du concours Vision Wéziza. Quel est son objectif et quels sont les critères de sélection ? Le concours Vision Wéziza vise à identifier et récompenser les innovations les plus prometteuses. Nous avons prévu cinq trophées : deux pour les sciences exactes, deux pour les sciences humaines et un prix spécial. Les distinctions sont accompagnées d’enveloppes symboliques pour encourager l’excellence, la créativité et l’esprit d’innovation. L’objectif est de stimuler la recherche appliquée et de valoriser les talents de notre université. Quel public est concerné par ces journées ? Elles sont ouvertes à tous : étudiants, chercheurs, entreprises, investisseurs, organisations publiques et même la population. Nous les invitons à visiter nos expositions et à participer aux activités. C’est une occasion unique de découvrir le potentiel scientifique et technologique de l’Uac et de constater que la recherche peut être un puissant levier de développement. Un dernier message ? Oui. Nous sommes convaincus que la recherche n’atteint pleinement sa mission que lorsqu’elle améliore concrètement la vie des populations. C’est tout le sens des Journées des sciences et de l’innovation que nous organisons. Transcription Zéphirin Toasségnitché
Journée mondiale des réfugiés : Le Bénin appelle à plus de solidarité.
La Maison des jeunes de la ville de Natitingou a accueilli, le samedi 20 juin 2026, les manifestations officielles entrant dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale des réfugiés, édition 2026. La cérémonie d’ouverture des célébrations a été présidée par Djibril Mama Cissé, Ministre chargé de l’intérieur et de la sécurité publique, en présence deAminatouSar, Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Bénin, et de Thomas Wyllie, Directeur adjoint régional du Haut-Commissariat des réfugiés pour l’Afrique de l’Ouest. Elle a été marquée par des allocutions, la visite de stands d’exposition des activités génératrices de revenus menées par les réfugiés ainsi que la mise en terre de quelques plants d’arbres. « Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité ». C’est le thème retenu cette année sur le plan international pour susciter la réflexion autour de la question des réfugiés et des demandeurs d’asile dans le monde. Le Bénin, d’après les chiffres actualisés, accueille en effet sur ses terres 29.000 réfugiés et demandeurs d’asile, ainsi que 14.000 demandeurs en attente d’obtenir le statut de réfugié. Dans son allocution prononcée à l’occasion de cette célébration, Aminatou Sar, Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Bénin, affirme que ces chiffres traduisent une pression réelle sur le pays, mais révèlent également l’engagement du gouvernement béninois et de son peuple à accueillir et offrir la protection aux réfugiés et demandeurs d’asile. Le système des Nations Unies, assure-t-elle, demeure mobilisé aux côtés du Bénin et de son gouvernement et travaille chaque jour pour protéger les personnes déplacées, assurer l’accès à l’alimentation et aux soins, garantir l’éducation des enfants et offrir un soutien psychosocial. Dans son intervention à cette occasion, Djibril Mama Cissé, Ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, déclare que la célébration de la Journée mondiale des réfugiés est une occasion privilégiée pour réaffirmer la solidarité à l’égard des personnes contraintes de quitter leurs foyers pour échapper aux persécutions, aux conflits et aux violences. Pour lui, le thème de cette année, « Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité », rappelle que la protection des réfugiés est une responsabilité partagée qui exige solidarité, humanité et coopération entre les organisations internationales et les communautés. Le Bénin, rassure-t-il, garantit la protection des réfugiés grâce à un cadre juridique et institutionnel renforcé, ce qui permet aux réfugiés de bénéficier, en terre béninoise, de l’accès à des services essentiels, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi et de la protection sociale. Malgré le contexte sécuritaire actuel, Djibril Mama Cissé réaffirme l’attachement du Bénin et de son gouvernement au droit d’asile et au principe de non-refoulement, car l’impératif de sécurité nationale et les exigences de protection internationale peuvent être conciliées grâce à des mécanismes efficaces d’identification, d’enregistrement et de contrôle des réfugiés et demandeurs d’asile. La cérémonie officielle de lancement des célébrations de la Journée mondiale des réfugiés a été aussi marquée par les interventions de Thomas Wyllie, Directeur adjoint régional du Haut-Commissariat des réfugiés pour l’Afrique de l’Ouest, du premier adjoint au maire de Natitingou, Norbert Tido N’dah, et du porte-parole des réfugiés, Albert Nacoulma. Ce dernier a réitéré la promesse des réfugiés de respecter les lois et règlements du Bénin et d’œuvrer pour une meilleure cohésion sociale. La cérémonie s’est achevée par la mise en terre de quelques plants d’arbres et d’autres activités. C.Z
Drame à l’université de Parakou : Un étudiant décède lors d’un match de football.
L’Université de Parakou est plongée dans la tristesse depuis ce samedi 20 juin 2026, à la suite du décès d’un étudiant en fin de formation survenu dans le cadre des activités de la Nuit de l’étudiant 2026, une fête annuelle organisée par l’Union nationale des étudiants de l’Université de Parakou (Uneup). Selon les témoignages recueillis, le drame s’est produit au cours d’un match de football disputé dans l’après-midi sur le terrain de l’université. Au cours de la rencontre, la victime aurait subi un léger choc. Ne se sentant plus bien après l’incident, ses camarades ont rapidement entrepris de le conduire au Centre hospitalier universitaire départemental du Borgou-Alibori (Chud-Ba) pour une prise en charge.Malheureusement, l’étudiant n’a pas pu arriver à destination. Le malaise lui aurait été fatal en cours de route, plongeant ses proches, ses camarades et l’ensemble de la communauté universitaire dans une profonde consternation. Cette disparition tragique vient assombrir une célébration qui devait être un moment de réjouissance, de fraternité et de cohésion entre étudiants. Depuis l’après-midi de ce samedi, la communauté estudiantine est sous le choc face à cette perte brutale. C.Z
Renforcement des liens de Bohicon avec la Turquie : Jeunesse, artisanat et tourisme au cœur d’une coopération prometteuse.
La Commune de Bohicon poursuit son ouverture vers l’international. Le maire Ferdinand Yaou Bokossa a reçu en audience l’ambassadeur de Turquie près le Bénin, Mesut Koç. Les échanges ont porté sur des sujets stratégiques tels que l’emploi des jeunes, la valorisation de l’artisanat, le développement du tourisme et d’autres opportunités de partenariat. Au terme de la rencontre, le diplomate turc a salué les potentialités de Bohicon et exprimé son intention de transmettre ces pistes de collaboration à ses autorités. « J’ai vu qu’il y a un développement dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture. J’ai appris aujourd’hui qu’il existe aussi des sites archéologiques et culturels. Nous allons proposer ce support à notre agence de développement et revisiter Bohicon pour concrétiser ces projets », a-t-il déclaré.Pour l’ambassadeur, la Commune dispose d’atouts majeurs : un territoire fertile, des forêts, un réseau routier stratégique et surtout une population jeune dont le dynamisme mérite d’être exploité. Il a réaffirmé la volonté de son pays d’accompagner Bohicon dans la mise en valeur de ces ressources.Cette rencontre marque une étape supplémentaire dans la diplomatie locale engagée par la Mairie de Bohicon, qui ambitionne de faire de la ville carrefour un pôle de rayonnement économique, culturel et touristique. Zéphirin Toasségnitché
Loi de finances rectificative 2026 : L’Assemblée nationale ajuste sans déséquilibrer.
Le vendredi 19 juin 2026, les députés béninois ont voté à l’unanimité la loi des finances rectificative pour l’exercice 2026. Ce texte, présenté au Palais des Gouverneurs, ajuste les prévisions budgétaires afin de tenir compte des nouvelles orientations de l’exécutif et de la réorganisation ministérielle, sans remettre en cause les grands équilibres macroéconomiques. Adoptée à l’unanimité, la révision budgétaire vise à accompagner la nouvelle organisation gouvernementale tout en maintenant une croissance de 7,5 % et un déficit maîtrisé. Selon Gérard Gbénonchi, président de la Commission des finances, la révision budgétaire permet de réaffecter des ressources vers les ministères nouvellement créés ou restructurés. Le but est de renforcer l’efficacité de l’action publique et assurer une meilleure continuité des services.Le gouvernement, représenté par plusieurs ministres, a réaffirmé son engagement en faveur des dépenses sociales et des investissements stratégiques. Des crédits supplémentaires seront mobilisés pour soutenir : le pouvoir d’achat des ménages, l’agriculture, l’emploi, et des projets à fort impact économique et social.Les prévisions de croissance restent fixées à 7,5 %, tandis que le déficit budgétaire est maintenu à 3,1 % du Pib, en ligne avec les normes de l’Uemoa. La loi introduit également des mesures fiscales innovantes telles que la dématérialisation des procédures, le suivi renforcé des contribuables et l’intégration des activités liées à l’économie numérique.Cette loi rectificative illustre la volonté du Bénin de conjuguer rigueur budgétaire et efficacité gouvernementale, en consolidant ses ambitions sociales et économiques tout en modernisant son système fiscal. Zéphirin Toasségnitché
Lancement officiel du projet PRONORD-CPADD : Le Bénin muscle sa défense contre les engins explosifs improvisés.
Le Bénin vient de franchir une étape décisive dans sa lutte contre le terrorisme. Le vendredi 19 juin 2026, le Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution (Cpadd) a accueilli le lancement officiel du projet Pronord-Cpadd, un dispositif inédit consacré à la lutte contre les engins explosifs improvisés (Eei). Financé par l’Union Européenne, ce projet forme des spécialistes et renforce les capacités des forces de sécurité face à la menace terroriste dans le nord du pays. Le Lieutenant-Colonel Djimon Sahgui, directeur du Cpadd, a détaillé les priorités du projet. Selon ses explications, il ambitionne de former 90 spécialistes en lutte contre les Eei, répartis en trois promotions, de sensibiliser plus de 3 000 personnels dans 55 casernes des Forces de défense et de sécurité et de développer une expertise avancée grâce à la formation Weapon Technical Intelligence (Wti), en partenariat avec Hpss au Kenya. Cette dernière composante permettra d’analyser et de reconstituer les engins utilisés par les groupes terroristes, afin d’anticiper leurs modes opératoires. Le Colonel Yves Gastine, représentant l’Union Européenne, a rappelé que la violence terroriste s’étend du Sahel vers les frontières du Bénin, du Ghana, du Togo et de la Côte d’Ivoire. Les Eei sont devenus l’arme privilégiée des groupes armés, avec des conséquences dramatiques pour les civils.Le Général de Brigade Abdul Backi Sanni Bachabi, représentant le Chef d’État-Major Général, a souligné que ce projet vient compléter les efforts déjà déployés, notamment dans le cadre de l’opération Mirador. Il a assuré que les bénéficiaires : Forces Armées, Police Républicaine, Douanes et Eaux et Forêts, seront sélectionnés avec rigueur. D’un coût global de 585 millions de Francs Cfa, le projet Pronord-Cpadd doit doter les forces béninoises de compétences techniques et tactiques accrues pour sécuriser durablement les zones exposées. Le Pronord-Cpadd n’est pas seulement un projet de formation. C’est une réponse stratégique à une menace grandissante, un outil pour protéger les militaires et les populations, et un pas de plus vers la résilience sécuritaire du Bénin. C.Z
Processus de réouverture des frontières Bénin-Niger : Cotonou accueille une nouvelle phase des négociations.
Le vendredi 19 juin 2026, une délégation nigérienne est arrivée à Cotonou pour poursuivre les discussions avec les autorités béninoises sur les conditions de réouverture de la frontière commune. Cette rencontre marque une étape cruciale dans le processus de normalisation des relations entre les deux pays voisins. Après un premier cycle jugé « fructueux », les experts des deux pays poursuivent leurs travaux pour harmoniser les conclusions et préparer un rapport commun aux chefs d’État.Ces négociations font suite à la visite officielle du président béninois Romuald Wadagni à Niamey le 2 juin dernier. À l’issue de cette rencontre, un comité conjoint d’experts avait été mandaté pour examiner les questions liées à la coopération transfrontalière.Le premier cycle de travaux, clôturé le 16 juin, avait permis aux délégations de remettre leurs conclusions respectives aux deux chefs d’État. Dans un communiqué conjoint, les ministres Olushegun AdjadiBakari (Bénin) et Bakary Yaou Sangaré (Niger) avaient salué des résultats « fructueux » sur l’ensemble des sujets abordés.L’arrivée de la délégation nigérienne à Cotonou s’inscrit dans la suite logique de ce processus. Les experts des deux pays doivent désormais harmoniser leurs analyses et finaliser un rapport commun destiné aux présidents Wadagni et Tiani. L’objectif est clair : consolider les acquis du premier cycle et poser les bases d’une réouverture apaisée et durable de la frontière.Au-delà des aspects bilatéraux, ces discussions traduisent la volonté des deux États de renforcer la coopération régionale et de réduire les tensions dans une zone stratégique pour les échanges commerciaux et la sécurité. La réouverture de la frontière Bénin–Niger apparaît ainsi comme un signal fort de rapprochement et de stabilité dans l’espace ouest-africain. Niamey fixe ses lignes rouges Lors des négociations de Cotonou, le Niger exige des garanties sécuritaires et une transparence totale avant tout geste d’ouverture.Le ministre d’État nigérien de l’intérieur, Mohamed Toumba, a posé deux préalables incontournables :un accord de défense et de sécuritégarantissant la non-utilisation du territoire de l’un contre l’autre et une transparence totale sur les dispositifs étrangers déployés près de la frontière, assortie de la création d’une cellule bilatérale de renseignement pour renforcer la coopération face au terrorisme et aux trafics illicites.« Sur ces points, notre mandat est ferme, notre exigence est totale », a martelé Mohamed Toumba, soulignant que ces conditions touchent à la survie des États et à la sécurité des populations.La balle est désormais dans le camp du président Romuald Wadagni.Le gouvernement béninois doit trancher : accepter les conditions posées par Niamey ou voir la frontière rester fermée, comme c’est le cas depuis 2023.La réouverture de cette frontière ne concerne pas seulement les deux pays. Elle est vitale pour les échanges commerciaux, la mobilité des populations et la stabilité régionale. La visite de Wadagni à Niamey le 2 juin dernier avait pourtant relancé l’espoir d’un rapprochement, salué par le général Abdourahamane Tiani. Les comités d’experts mis en place doivent désormais transformer ce dialogue en solutions concrètes.Niamey ne transige pas. La réouverture de la frontière avec le Bénin dépendra de garanties sécuritaires solides et d’une coopération sans zones d’ombre. Le défi est désormais politique autant que diplomatique. Zéphirin Toasségitché