Le comédien béninois Coffi Alexis Adadji, plus connu sous le nom de « Tonton J », sera inhumé le samedi 9 mai 2026 à Abomey, sa ville natale. Sa famille a rendu public le programme des obsèques quelques jours après l’annonce de son décès survenu fin avril. Les cérémonies funéraires s’étaleront sur deux journées, entre Abomey-Calavi et Abomey. Les hommages débuteront le vendredi 8 mai 2026 à Abomey-Calavi, avec une veillée artistique organisée au domicile du défunt. Proches, collègues et acteurs du monde culturel y sont attendus pour lui rendre un dernier hommage dans un cadre de recueillement et de témoignages. Le lendemain, samedi 9 mai, le cortège funèbre quittera Abomey-Calavi à l’aube pour rejoindre Abomey. L’inhumation aura lieu dans cette ville historique, dans un cadre familial. Plusieurs sources médiatiques béninoises confirment cette date retenue pour les obsèques. Décédé dans la nuit du 22 au 23 avril 2026 à Cotonou, Coffi Alexis Adadji aurait succombé à un malaise soudain survenu à son domicile, avant son évacuation vers un centre de santé. Figure emblématique du théâtre et de l’humour au Bénin, « Tonton J » cumulait plusieurs décennies de carrière. Il avait débuté son parcours artistique dans les années 1970, tout en exerçant comme instituteur puis conseiller pédagogique. Les cérémonies des 8 et 9 mai constitueront les principales étapes des hommages organisés en sa mémoire, avant son inhumation à Abomey. C.Z
Certificat d’études primaires 2026 : Les épreuves d’EPS et d’EA dévoilées.
Les épreuves d’Éducation physique et sportive (Eps) et d’Éducation artistique (Ea) du Cep 2026 sont désormais connues. Le tirage au sort s’est déroulé ce 30 avril à Porto-Novo, avec la participation des élèves. Les préparatifs du Certificat d’études primaires (Cep), session de juin 2026, se poursuivent avec la détermination des épreuves pratiques. Ce jeudi 30 avril 2026 à Porto-Novo, les autorités en charge de l’enseignement primaire ont procédé au tirage au sort des épreuves d’Éducation physique et sportive (Eps) et d’Éducation artistique (Ea). L’une des particularités de cette cérémonie réside dans l’implication directe des élèves. Ce sont en effet ces derniers qui ont procédé au tirage, dans une démarche visant à renforcer la transparence et la crédibilité du processus. À l’issue de l’opération, les différentes épreuves ont été rendues publiques. En ce qui concerne l’Éducation artistique, les candidats seront évalués en couture. Du côté de l’Éducation physique et sportive, les exercices retenus sont le grimper et le saut en hauteur. Selon les responsables du secteur, ce tirage au sort, prévu par les textes en vigueur, permet de garantir l’équité entre les candidats sur toute l’étendue du territoire national. Il s’agit d’éviter toute forme de favoritisme et d’assurer que tous les élèves soient soumis aux mêmes conditions d’évaluation. Les enseignants, les directeurs d’écoles et les parents sont invités à intensifier l’encadrement des candidats à l’approche de l’examen. Cette période reste déterminante pour consolider les acquis et mieux préparer les épreuves pratiques. Prévu du 1er au 4 juin 2026, le Cep marque la fin du cycle primaire. Il constitue une étape importante dans le parcours scolaire des apprenants, ouvrant la voie à l’enseignement secondaire. Pascal Toffodji
Réajustement des prix à la pompe : Les nouveaux tarifs en vigueur.
Le Ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé une nouvelle hausse des tarifs des produits pétroliers au Bénin. Les nouveaux prix sont entrés en vigueur le vendredi 1er mai 2026. Désormais, le litre d’essence est fixé à 725 FCFA, tandis que le gasoil atteint 750 FCFA. Cette révision traduit une augmentation sensible qui impactera directement les consommateurs et les activités économiques. Le gouvernement justifie cette mesure par l’évolution du marché et la nécessité d’ajuster les prix à la réalité économique. Cette hausse s’inscrit dans une série de révisions tarifaires déjà observées ces derniers mois. C.Z
Gestion coordonnée des frontières entre le Bénin et le Togo : L’opérationnalisation du MIDAS évaluée par le gouvernement béninois et ses partenaires.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec le Gouvernement du Bénin, a effectué ce jeudi 30 Avril 2026, une mission de visite conjointe au Poste de contrôle juxtaposé (PCJ) de Hillacondji/Sanvee Condji, avec la participation des acteurs clés, afin d’évaluer l’opérationnalisation du système MIDAS (Système d’informations et d’analyse de flux migratoires). Cette visite vise à apprécier le niveau d’opérationnalisation du systèmeMIDAS installé au PCJ de Hillacondji/ Sanvee Condji, pour une meilleure gestion des flux migratoires; de recueillir les retours des utilisateurs et d’échanger avec les autorités sur les résultats obtenus et les perspectives futures contribuant ainsi au renforcement des capacités opérationnelles des acteurs sur le terrain. Cette initiative mise en œuvre par l’OIM, s’inscrit dans le cadre du projet conjoint financé par le Gouvernement Américain visant à renforcer, la gestion des frontières par une coordination et un partage d’informations efficaces entre les deux pays et à soutenir une gestion plus coordonnée, sûre et efficace des espaces frontaliers. Pour Yawovi Batchassi, Représentant résident de l’UEMOA au Bénin, une réalité demeure dans l’ensemble des États en matière de libre circulation des personnes et des biens, telle que promue au sein de l’espace UEMOA. Il s’agit du « défi sécuritaire » précise-t-il. « Nos frontières des pays sont affectés par les problèmes de sécurité et les problèmes d’extrémisme violent. Il faudrait mettre en place des dispositifs qui permettent de coupler à la fois cette liberté de circulation des biens des personnes avec les questions sécuritaires » a-t-il laissé entendre. Il se dit heureux que ce projet mis en œuvre par l’OIM sur le financement des États-Unis d’Amérique permette de renforcer cette question sécuritaire à la frontière entre le Bénin et le Togo. La mission a réuni une vingtaine de participants issus notamment la Direction générale de la Police républicaine (DGPR), de la Direction de l’Emigration et de l’Immigration (DEI), de l’UEMOA, de l’Ambassade des États-Unis, ainsi que de l’Immigration togolaise. Elle a permis aux différents acteurs, de dresser un état des lieux du fonctionnement du système, d’identifier les forces et les axes d’amélioration du dispositif, et formuler des recommandations en vue de consolider les acquis du projet, dont la clôture est prévue le 7 mai 2026. A cet effet, le Représentant résident de l’UEMOA au Bénin, a relevé l’importance du système MIDAS qui permet non seulement de prélever les empreintes digitales de ceux qui traversent les frontières mais cela permet également de constituer une base de données pour vérifier l’éventuelle présence de personnes mal intentionnées, notamment celles recherchées par les forces de sécurité. Le projet appuie les efforts des gouvernements béninois et togolais pour faire face aux défis sécuritaires croissants dans les zones frontalières, dans un contexte marqué par l’intensification des menaces transfrontalières et de la criminalité organisée. À travers cette initiative, l’OIM réaffirme son engagement à soutenir les États dans la mise en place de mécanismes modernes et coordonnés de gestion des frontières, contribuant à la sécurité, à la mobilité sûre, ordonnée et à la coopération régionale. Laure LEKOSSA
Éliminatoires mondial U20 : Les Amazones ont tenu tête à la Côte d’Ivoire.
Mission accomplie pour les Amazones U20. En déplacement à Abidjan pour le match-aller du 4ᵉ tour des éliminatoires de la Coupe du monde féminine U20 « Pologne 2026 », le Bénin a tenu tête à la Côte d’Ivoire (1-1). Dans une rencontre disputée, les Ivoiriennes ont ouvert le score par Nadège N’Da à la 29ᵉ minute. Mais la jeune Romaine Gandonou, pleine de sang-froid, a rapidement répliqué en égalisant sept minutes plus tard (36ᵉ). Grâce à ce but inscrit à l’extérieur, les Béninoises prennent une option intéressante pour la qualification. Tout se jouera lors du match retour, prévu le dimanche 10 mai 2026 à 15h GMT au Stade de Kégué, à Lomé. Les Amazones ne sont plus qu’à 90 minutes d’un exploit historique. C.Z
Bras de fer juridique au sein de Les Démocrates : Nourénou Atchadé confirmé à la tête du parti de l’opposition.
Le verdict est tombé. Ce mercredi 29 avril 2026, le tribunal de Cotonou a donné raison au camp de Nourénou Atchadé dans la bataille de leadership qui secouait le parti Les Démocrates. La décision confirme l’intéressé dans ses fonctions de président, mettant fin, du moins provisoirement, à un bras de fer interne. Depuis plusieurs mois, deux courants s’opposaient : celui d’Atchadé et celui d’Éric Houndété, qui revendiquait toujours la présidence intérimaire. Le jugement vient clarifier la situation en validant l’autorité du camp Atchadé. À l’issue de l’audience, son avocat, Me Élie Dovonou, a salué une victoire nette : « Monsieur Atchadé est confirmé président du parti Les Démocrates. » Une affirmation appuyée par le contenu du jugement, relayé par Bip Radio. Face à cette décision, le camp Houndété a choisi de se conformer au verdict. Jude Lodjou, porte-voix de ce courant, a indiqué que ses membres acceptent la sentence, tout en soulignant que les divergences internes demeurent. Ce jugement marque une étape décisive dans la lutte pour le contrôle du parti, mais il ne met pas fin aux tensions qui traversent Les Démocrates. La bataille d’influence pourrait bien se poursuivre en coulisses, malgré la reconnaissance formelle de l’autorité de Nourénou Atchadé. C.Z
Santé au travail : L’urgence de relancer les bilans médicaux des employés.
Alors que les comités d’hygiène et de sécurité restent rares dans le secteur privé et que les bilans de santé annuels ont disparu dans le secteur public, les acteurs sociaux appellent le prochain gouvernement à revoir les mécanismes de suivi médical des travailleurs. Dans de nombreuses entreprises privées, l’absence de comités dédiés à la santé et à la sécurité des employés constitue un frein majeur au bien-être des travailleurs. Si certaines structures font exception et assurent un suivi régulier, beaucoup peinent à mettre en place des dispositifs efficaces. Dans le secteur public, les prises en charge médicales existent, mais les bilans de santé annuels, autrefois organisés pour évaluer l’état des travailleurs, ne sont plus systématiques. Une situation jugée préoccupante par les acteurs sociaux, qui estiment que ce suivi est indispensable pour garantir l’efficacité et l’efficience des employés. Ils invitent le gouvernement qui s’installera bientôt à réactiver ces bilans médicaux et à renforcer les mécanismes de prévention. Pour eux, investir dans la santé des travailleurs, c’est investir dans la productivité et la stabilité du pays. C.Z
21ᵉ Tour cycliste international du Bénin : Kristians Belohvosciks sacré, Gourad Saïzonou meilleur béninois.
La cinquième et dernière étape du 21ᵉ Tour cycliste international du Bénin s’est disputée ce samedi 02 mai 2026 entre Zogodomey et Cotonou, sur une distance de 128,65 km. Le Letton Kristians Belohvosciks, déjà maillot jaune avant le départ, s’est imposé en 3h 10’ 34’’, conservant son maillot et remportant la victoire finale. Il succède ainsi au Sud-Africain Reinardt Janse Van Rensburg. Sur cette ultime étape, l’Allemand Lucas Hurter (Hucare-Factory Team) a pris la deuxième place, suivi du Marocain Bdadou Youssef. Côté béninois, Gourad Saïzonou s’est distingué comme le meilleur représentant national sur l’ensemble de la compétition. À l’issue de la course, Gourad Saïzonou a livré son analyse : « On s’est dit qu’il fallait tout donner, comme l’a recommandé le coach. Deux coureurs se sont échappés très tôt et ont tenu près de 100 km avant d’être repris. Dans les derniers kilomètres, la bataille a été intense avec les Érythréens, Algériens et Marocains. Nous avons réussi à placer deux coureurs dans le top 20, ce qui est une fierté. » Il souligne les progrès réalisés : « C’est le fruit des entraînements et de l’esprit d’équipe. Nous avons ramassé presque tous les points chauds. Le bilan est positif : toutes les grandes nations étaient présentes, le niveau était très élevé, mais tous les Béninois ont terminé la course et nous avons obtenu de bons top 10. L’avenir du cyclisme béninois est prometteur. » De son côté, le président de la Fédération béninoise de cyclisme, Romuald Hazoumè, s’est félicité de ces avancées, en mettant en avant les progrès accomplis et le potentiel encourageant de la jeune génération. Zéphirin Toasségnitché
Transition à l’Église du christianisme céleste Vers une réunification, Patrice Talon reçoit le rapport du Conseil supérieur
Le Conseil supérieur de transition de l’Église du christianisme céleste a remis officiellement son rapport de réunification au président de la République, Patrice Talon, le jeudi 30 avril 2026 à Cotonou. Après plusieurs années de crise ayant fragmenté l’Église en différentes tendances, cette étape marque un nouveau pas vers la réconciliation et l’unité. Installé le 26 avril 2025, le Conseil supérieur de transition avait pour mission de restructurer l’Église, moderniser ses textes fondamentaux et restaurer l’harmonie entre les branches. Douze mois plus tard, son coordonnateur général, Bertin Bada, a affirmé que les efforts ont permis « d’instaurer un dialogue sincère » et de « poser les bases d’une gouvernance mondiale unique et consensuelle ». La Constitution, le règlement intérieur, l’architecture des instances et les principes d’organisation ont été élaborés et consolidés. Le Conseil propose également une réorganisation des cultes, des cantiques et de certains textes bibliques. Toutefois, des défis majeurs restent ouverts : fusion des différentes tendances, désignation des chefs de diocèse et proclamation du pasteur, chef mondial. En recevant le rapport, Patrice Talon a rappelé que le Bénin demeure un État laïc, mais que le gouvernement ne pouvait rester indifférent face aux divisions religieuses. « La tâche n’était pas aisée, mais nous avons compté sur le Ciel », a déclaré le chef de l’État, saluant le travail accompli malgré les imperfections. Cette remise de rapport marque une étape décisive dans le processus de réunification de l’Église du christianisme céleste, avec l’espoir d’une stabilité durable et d’une gouvernance spirituelle unifiée. Pascal Toffodji
Bilharziose et vers intestinaux : Une campagne nationale pour protéger 1,5 million d’enfants.
Les ministères de la Santé, des Enseignements primaire, secondaire et de la formation professionnelle unissent leurs efforts pour combattre deux maladies parasitaires qui menacent les enfants : la bilharziose et les vers intestinaux. Une vaste campagne de distribution de médicaments a démarré le lundi 27 avril 2026, ciblant les enfants âgés de 5 à 14 ans à travers le pays. Pendant trois jours les agents commis à cette tâche vont sillonner écoles, établissements scolaires et centres d’apprentissage pour administrer des médicaments aux enfants. Selon Evelyne Aliko, médecin de santé publique au Programme national de lutte contre les maladies transmissibles, la campagne s’étend sur 11 départements pour la bilharziose et 26 communes pour les vers intestinaux. « Les enseignants ont été formés et disposent des médicaments. Chaque école choisit un jour entre le 27 et le 29 avril pour administrer le traitement aux enfants selon les affections présentes dans la localité.» Certaines zones sont concernées uniquement par la bilharziose, d’autres par les vers intestinaux, et plusieurs cumulent les deux. Les établissements scolaires sont les principaux points de distribution. Les enseignants, devenus relais de santé, administrent les comprimés aux élèves. Mais la campagne ne s’arrête pas aux bancs de l’école. Les enfants non scolarisés et ceux en apprentissage ne sont pas oubliés, rassure Evelyne Aliko. « Grâce à la politique de santé communautaire, les relais et agents de santé identifient ces enfants dans les ménages et leur administrent les médicaments. » Pourquoi concentrer les efforts sur les enfants de 5 à 14 ans ? « Ce sont eux qui portent la charge parasitaire la plus élevée. En les traitant massivement, nous réduisons la transmission et protégeons toute la communauté », explique Evelyne Aliko la spécialiste. Avec plus de 1,5 million d’enfants attendus pour cette campagne, le ministère de la Santé affiche une ambition claire : éradiquer la bilharziose et les vers intestinaux d’ici 2030. « Notre objectif est d’obtenir la certification de l’élimination de ces maladies au Bénin », affirme Evelyne Aliko. Cette initiative illustre la détermination du gouvernement à renforcer la prévention et à garantir un avenir plus sain aux enfants béninois. Entre sensibilisation, mobilisation communautaire et traitement de masse, le pays avance vers un horizon où ces maladies ne seront plus qu’un souvenir. Pascal Toffodji