Le Tribunal de Pretoria a refusé ce jeudi 18 juin 2026 la demande de liberté provisoire du militant panafricaniste Kemi Seba, de son fils Khonsou et de leur coaccusé sud-africain François Van Der Merwe. Les trois hommes poursuivis pour infraction aux règles de l’immigration demeurent en détention, tandis que plane la menace d’une extradition vers le Bénin. Le combat judiciaire de Kemi Seba prend une nouvelle tournure en Afrique du Sud. Après 66 jours derrière les barreaux, le président de l’OngUrgences Panafricanistes a vu sa demande de liberté provisoire rejetée par le Tribunal de Pretoria. Son fils Khonsou et le militant nationaliste sud-africain François Van Der Merwe, jugés à ses côtés, restent également détenus.Arrêtés pour violation des règles d’immigration, les trois coaccusés devront poursuivre leur procédure en prison. Mais pour Kemi Seba, les ennuis judiciaires ne s’arrêtent pas là : au Bénin, il est recherché pour son soutien présumé à la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. Le procureur spécial de la Criet, Mario Mètonou, a confirmé qu’une demande d’extradition a été officiellement transmise aux autorités sud-africaines.Malgré cette situation, l’activiste continue de défendre sa vision souverainiste et anticolonialiste. Dans un message écrit depuis sa cellule, il affirme : « La prison fait partie du parcours des grands hommes politiques de convictions. Jamais je n’ai autant compris la profondeur du mal qui ronge nos nations. »Ce nouveau revers judiciaire confirme que le militant panafricaniste n’est pas près de retrouver la liberté. Son procès en Afrique du Sud et la procédure d’extradition vers Cotonou s’annoncent comme les prochaines étapes d’un bras de fer politique et judiciaire qui attire l’attention bien au-delà des frontières africaines. Pascal Toffodji
Mondial 2026 : Bilan contrasté pour l’Afrique après la première journée.
Dix sélections africaines étaient sur le terrain lors de la première journée de la Coupe du monde 2026. Résultat : deux victoires, quatre nuls et quatre défaites. Un départ en demi-teinte qui laisse entrevoir à la fois des promesses et des inquiétudes avant la deuxième journée. La Coupe du monde 2026, lancée le 11 juin aux États-Unis, au Canada et au Mexique, a déjà livré ses premiers enseignements pour les équipes africaines. Sur dix matchs disputés, le continent n’a enregistré que deux victoires, quatre matchs nuls et autant de défaites.La Côte d’Ivoire a ouvert son compteur en battant l’Équateur (1-0), tandis que le Ghana s’est imposé face au Panama sur le même score. Le Maroc, meilleure nation africaine au classement Fifa, a tenu tête au Brésil de Vinícius Jr (1-1). L’Égypte de Mohamed Salah a partagé les points avec la Belgique de Kevin De Bruyne (1-1). La Rdc, de retour après 52 ans d’absence, a accroché le Portugal de Cristiano Ronaldo (1-1). Enfin, le Cap-Vert, petit poucet de la compétition, a créé la sensation en décrochant un nul historique contre l’Espagne de Lamine Yamal.Quatre sélections ont en revanche démarré par une défaite. L’Afrique du Sud s’est inclinée face au Mexique en match d’ouverture (2-0). La Tunisie a sombré contre la Suède (5-1). L’Algérie n’a pas résisté à l’Argentine de Lionel Messi (3-0). Quant au Sénégal, finaliste de la Can 2025, il a été battu par la France grâce à un doublé de Kylian Mbappé. Avec ce bilan mitigé : deux victoires, quatre nuls et quatre défaites, l’Afrique reste en quête de confirmation. La Côte d’Ivoire et le Ghana, déjà bien lancés, peuvent valider leur ticket pour le second tour dès la deuxième journée. Le Sénégal, lui, devra se relancer face à la Norvège d’ErlingHaaland pour éviter une élimination prématurée. P.T
Coupe du monde 2026
Voici les classements des groupes après la premier tour de la phase de poules GROUPE A 1. Mexique : 3 pts, Diff +2 2. Corée du Sud : 3 pts, Diff +1 3. Rép. Tchèque : 0 pt, Diff -1 4. Afrique du Sud : 0 pt, Diff -2 GROUPE B 1. Suisse : 1 pt, Diff 0 2. Canada : 1 pt, Diff 0 3. Qatar : 1 pt, Diff 0 4. Bosnie-Herzégovine : 1 pt, Diff 0 GROUPE C 1. Écosse : 3 pts, Diff +1 2. Maroc : 1 pt, Diff 0 3. Brésil : 1 pt, Diff 0 4. Haïti : 0 pt, Diff -1 GROUPE D 1. États-Unis : 3 pts, Diff +3 2. Australie : 3 pts, Diff +2 3. Turquie : 0 pt, Diff -2 4. Paraguay : 0 pt, Diff -3 GROUPE E 1. Allemagne : 3 pts, Diff +6 2. Côte d’Ivoire : 3 pts, Diff +1 3. Équateur : 0 pt, Diff -1 4. Curaçao : 0 pt, Diff -6 GROUPE F 1. Suède : 3 pts, Diff +4 2. Japon : 1 pt, Diff 0 3. Pays-Bas : 1 pt, Diff 0 4. Tunisie : 0 pt, Diff -4 GROUPE G 1. Nouvelle-Zélande : 1 pt, Diff 0 2. Iran : 1 pt, Diff 0 3. Belgique : 1 pt, Diff 0 4. Égypte : 1 pt, Diff 0 GROUPE H 1. Uruguay : 1 pt, Diff 0 2. Arabie Saoudite : 1 pt, Diff 0 3. Espagne : 1 pt, Diff 0 4. Cap-Vert : 1 pt, Diff 0 GROUPE I 1. Norvège : 3 pts, Diff +3 2. France : 3 pts, Diff +2 3. Sénégal : 0 pt, Diff -2 4. Irak : 0 pt, Diff -3 GROUPE J 1. Argentine : 3 pts, Diff +3 2. Autriche : 3 pts, Diff +2 3. Jordanie : 0 pt, Diff -2 4. Algérie : 0 pt, Diff -3 GROUPE K 1. Colombie : 3 pts, Diff +2 2. RD Congo : 1 pt, Diff 0 3. Portugal : 1 pt, Diff 0 4. Ouzbékistan : 0 pt, Diff -2 GROUPE L 1. Angleterre : 3 pts, Diff +2 2. Ghana : 3 pts, Diff +1 3. Panama : 0 pt, Diff -1 4. Croatie : 0 pt, Diff -2
Rumeurs d’hommes armés dans le Plateau : Le préfet porte un démenti formel et appelle au calme.
Face aux rumeurs alarmistes circulant sur les réseaux sociaux, le préfet du département du Plateau, Délonix Kogblévi Djiméco, rassure les populations : aucune présence d’individus armés n’a été constatée. L’autorité appelle à la vigilance, mais surtout à ne pas céder à la psychose. Depuis plusieurs jours, des messages inquiétants relayés sur les réseaux sociaux faisaient état de la présence d’hommes armés non identifiés dans certaines Communes du département du Plateau. Saisi par ces alertes, le préfet Délonix Kogblévi Djiméco a réagi avec fermeté.Dans un communiqué officiel diffusé à la radio, il a démenti catégoriquement ces informations, qualifiées de « fausses nouvelles » destinées à semer la peur et troubler l’ordre public. Les patrouilles et vérifications menées par les forces de défense et de sécurité n’ont révélé aucune présence suspecte.« Après toutes les investigations, je tiens à rassurer les populations qu’il s’agit bel et bien de fausses informations », a déclaré le préfet, avant de mettre en garde les auteurs de ces publications. Il a rappelé que la diffusion de rumeurs sur internet est passible de sanctions prévues par le Code du numérique en vigueur au Bénin.Tout en invitant les citoyens à signaler tout fait réellement suspect auprès des commissariats, l’autorité préfectorale appelle à la vigilance sans céder à la panique. Elle assure que toutes les mesures sécuritaires nécessaires sont prises pour garantir la paix et la sécurité des habitants du Plateau. C.Z
Attaque meurtrière contre l’aéroport Diori Hamani : 13 morts et 22 assaillants neutralisés àNiamey.
Des tirs nourris à l’arme lourde ont retenti dès l’aube de ce jeudi 18 juin 2026 dans la zone de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Une nouvelle attaque, la deuxième en six mois, a fait 13 morts – dont 11 soldats et 2 civils – et plusieurs blessés, selon un bilan provisoire du ministère nigérien de la Défense. Les forces de sécurité, en état d’alerte maximale, ont neutralisé 22 assaillants et interpellé une vingtaine de suspects. Niamey s’est réveillée sous le fracas des armes ce jeudi 18 juin. Vers 6 heures du matin, des hommes armés ont pris pour cible l’entrée principale de l’aéroport international Diori Hamani, déclenchant une fusillade et des explosions qui ont duré plus de deux heures.Selon le communiqué du ministère de la défense, le bilan provisoire fait état de 13 morts, dont 11 membres des forces de défense et de sécurité et 2 civils. Quatre personnes ont également été blessées. Côté assaillants, 22 individus ont été neutralisés et une vingtaine de suspects arrêtés.L’aéroport, déjà visé en janvier dernier par une attaque revendiquée par un groupe djihadiste actif au Sahel, reste ouvert au trafic aérien, a assuré l’Agence nationale pour la navigation aérienne. Une vaste opération militaire est toujours en cours dans la capitale pour sécuriser la zone et prévenir toute nouvelle incursion.Cette attaque, la deuxième en moins de six mois, ravive les inquiétudes sur la vulnérabilité des infrastructures stratégiques du Niger. Elle intervient dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par la persistance des menaces terroristes dans la région sahélienne. C.Z
Attaque de l’aéroport de Niamey : Le Bénin condamne une « agression » et exprime son soutien au Niger.
Le gouvernement béninois a condamné avec fermeté l’attaque perpétrée l’aéroport de Niamey et exprimé son soutien aux autorités du Niger. L’attaque a fait 13 morts dont 11 soldats. Le Bénin exprime sa solidarité au Niger après les attaques de Niamey Dans un communiqué rendu public, le gouvernement béninois dit avoir appris avec émotion, les attaques survenues ce jeudi matin aux abords de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey. Cotonou a condamné ce qu’il qualifie d’agression contre une infrastructure stratégique et qui met en péril la sécurité des civils. Le gouvernement de Romuald Wadagni a exprimé sa pleine solidarité au général AbdouarahamaneTiani et au peuple frère du Niger. Il a aussi adressé ses condoléances aux familles des victimes. Selon le ministère nigérien de la Défense, 11 soldats et deux civils ont été tués au cours de ces attaques non encore revendiquées. Lire l’intégralité du communiqué
Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme : Candide Azannaï retourne en détention après huit heures d’audition.
Après une journée marathon devant le juge d’instruction, l’opposant Candide Armand-Marie Azannaï a regagné ce jeudi 18 juin 2026 la prison civile d’Akpro-Missérété. Entendu pour la première fois sur le fond du dossier qui le maintien en détention depuis six mois, l’ancien ministre reste sous mandat de dépôt, signe de la complexité d’une affaire au cœur des tensions politiques béninoises. Huit heures d’interrogatoire, mais toujours pas de perspective de libération. L’audition de Candide Azannaï, président du parti Restaurer l’Espoir, s’est achevée en fin d’après-midi ce jeudi 18 juin 2026 à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).Débuté à 9 heures, ce face-à-face avec le juge d’instruction marque une étape décisive : pour la première fois depuis son arrestation en décembre 2025, l’opposant a pu s’expliquer sur le fond du dossier. Pourtant, aucun chef d’accusation formel n’a été annoncé à l’issue de cette première journée d’instruction.Reconduit à la maison d’arrêt d’Akpro-Missérété, Azannaï reste en détention préventive. Son maintien sous mandat de dépôt illustre la volonté de la juridiction spéciale de poursuivre des investigations approfondies dans une affaire jugée sensible, sur fond de climat politique tendu et de soupçons de tentative de déstabilisation des institutions.Cette audition survient près de neuf ans après la démission fracassante de l’ancien ministre du gouvernement Talon en avril 2017, rupture qui l’avait propulsé à l’avant-garde de la contestation politique. Aujourd’hui, son sort judiciaire demeure incertain, reflet des crispations qui traversent la scène politique béninoise. C.Z
Journée mondiale de lutte contre la désertification à Zogbodomey : Le Zou plante la résistance verte face aux changements climatiques.
Sous la brune matinale du mercredi 17 juin 2026 qui enveloppait encore les champs d’un voile argenté, la caserne militaire de Ouassa s’est transformée en symbole d’un engagement collectif. Autorités, militaires, forestiers et citoyens ont uni leurs forces pour célébrer la Journée mondiale de lutte contre la désertification, avec un mot d’ordre clair : restaurer les terres, protéger les parcours pastoraux et faire du Zou une terre d’avenir. En cette journée de lutte contre la désertification, Zogbodomey est devenu pour le département du Zou, l’épicentre du combat contre la dégradation des terres et de mobilisation écologique sans précédent. Sous le thème « Parcours pastoraux : reconnaître, respecter, restaurer », la célébration a réuni à la caserne de Ouassa le préfet Laurent DhossouZomaï, le maire de Zogbodomey Ludovic Houéssè, et la Directrice départementale des eaux, forêts et chasse, Amandine GnidoAssogbaDéléké. Tous ont rappelé que la désertification n’est pas une fatalité, mais le résultat des activités anthropiques qui épuisent les sols et menacent la sécurité alimentaire. Le préfet a appelé à une discipline écologique, exhortant les autorités à sécuriser les parcours pastoraux et à mettre fin aux feux de brousse et aux coupes illicites.Le choix du camp militaire de Ouassa pour abriter cette édition n’est pas anodin. Avec une moyenne de 16/20, il est classé deuxième caserne la plus verdoyante du Bénin. Sous la supervision du chef de bataillon, le Commandant du Groupement interarmes, Rachidi Assouma, 2 500 plants ont été mis en terre : 2 460 tecks (Tectona grandis) et 40 Khayasenegalensis, des essences à croissance rapide et à forte valeur écologique. Ces arbres, entretenus avec rigueur par les militaires, serviront à la fois de bois d’œuvre et de bois énergétique, contribuant à l’autonomie du camp et à la préservation du cadre de vie. Le commandant a pris l’engagement de veiller personnellement à leur entretien et de sensibiliser les populations environnantes à la protection de ce patrimoine vert.La directrice départementale, Amandine GnidoAssogbaDéléké, a mis en avant le choix stratégique des espèces : Tectona grandis, Khayasenegalensis, Albizialebbeck et Pterocarpuserinaceus. Ces arbres, adaptés aux conditions du Zou, sont au cœur de la revalorisation des parcours pastoraux et de la restauration des sols dégradés. Ils incarnent une réponse durable à la pression anthropique et à la sécheresse qui gagnent du terrain. Le Zou, terre d’avenir La journée s’est prolongée à Za-Kpota et Zagnanado, où agriculteurs et éleveurs ont échangé sur la gestion durable des ressources naturelles. Dans un appel vibrant, la conservatrice a résumé l’esprit de cette mobilisation :« Reconnaître la valeur de nos terres pastorales, respecter les couloirs de passage et restaurer les terres dégradées : tel est le triptyque de notre route. Ensemble, faisons reverdir le Zou. »Au-delà des discours, cette édition 2026 marque une renaissance écologique. À Zogbodomey, chaque plant mis en terre est une promesse : celle d’un Zou verdoyant, résilient et prospère, où la nature et l’homme marchent enfin côte à côte. C.Z
Journée de l’enfant africain : Plaidoyer des enfants béninois pour l’eau et l’hygiène.
Ce mardi 16 juin 2026, les enfants du Réseau de protection des enfants en situation difficile (coordination Atlantique) ont transformé leur vécu en revendication. Sous le thème « J’ai droit à l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement pour ma vie, ma survie et mon développement », ils ont interpellé les autorités sur une réalité alarmante. Dans le cadre de la célébration de la Journée de l’enfant africain 2026, des enfants en situation difficile au Bénin ont pris la parole pour dénoncer les inégalités d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Leur message : sans eau et hygiène, l’avenir des enfants reste compromis. « Le manque d’eau potable et l’insalubrité favorisent des maladies mortelles comme la diarrhée, le choléra ou la dysenterie », alerte Rudy, jeune membre du réseau. Ces maladies figurent parmi les principales causes de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. L’absence de latrines dans certaines écoles accentue encore les risques, freinant la croissance et l’éducation des plus jeunes. Des efforts salués, mais insuffisants Les enfants reconnaissent les initiatives déjà engagées par l’État : « Des postes d’eau autonomes ont été installés dans certaines écoles, des latrines modernes construites et des campagnes de sensibilisation menées », souligne Frida. Mais ces actions restent limitées face aux disparités entre zones urbaines et rurales. Eléna, porte-parole du plaidoyer, appelle à une mobilisation plus ambitieuse : « Nous voulons de l’eau potable pour tous les enfants du Bénin et la réduction des disparités rurales. Le gouvernement doit multiplier les adductions d’eau multi-villages et renforcer l’assainissement en milieu scolaire et communautaire. » La Journée de l’enfant africain, instituée par l’Organisation de l’unité africaine (Oua) devenue Union africaine (UA), commémore le massacre des élèves de Soweto en 1976, qui réclamaient des conditions d’études adaptées à leur culture. Cinquante ans plus tard, les enfants béninois reprennent ce flambeau, mais pour un combat vital : l’accès universel à l’eau et à l’hygiène, condition de survie et de dignité. C.Z
Les Démocrates devant la Cour d’appel : Le verdict attendu le 18 juin prochain.
Le bras de fer entre Éric Houndété et Nourénou Atchadé sur la présidence du parti Les Démocrates prend une nouvelle dimension. Le 18 juin 2026, la Cour d’appel de Cotonou dira si Atchadé conserve son fauteuil ou si la procédure doit être relancée. La crise de leadership au sein du principal parti d’opposition béninois s’apprête à franchir une étape décisive. Après avoir été confirmé président par le tribunal de première instance le 29 avril dernier, Nourénou Atchadé verra son mandat contesté devant la Cour d’appel de Cotonou. Éric Houndété, ancien président intérimaire, refuse de céder et maintient son recours, dénonçant des irrégularités dans la désignation d’Atchadé lors du Conseil national du 22 mars. En première instance, la justice avait validé l’élection d’Atchadé, soutenue par 86 participants sur une centaine, malgré le retrait de Houndété des travaux. Mais ce dernier, estimant que les textes internes du parti ont été bafoués, a interjeté appel dans le délai légal. Le 18 juin, les deux camps croiseront de nouveau le fer devant les juges. Les avocats de Houndété insistent sur les vices de procédure, tandis que ceux d’Atchadé défendent la légitimité d’un vote largement acquis. Au-delà d’un simple litige interne, l’issue de cette affaire pourrait redessiner l’équilibre politique de l’opposition béninoise. La Cour d’appel devra trancher : confirmer définitivement Atchadé à la tête des Démocrates, ou ouvrir la voie à une reprise de la procédure. C.Z