La course pour la succession du secrétaire général sortant de l’ONU est officiellement lancée. Quatre figures internationales sont en lice : la Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall, seul candidat africain. Tous ont été auditionnés par les 193 États membres et les représentants de la société civile la semaine dernière. Selon Raphaël Messan, ambassadeur à la retraite et analyste géopolitique, Macky Sall a axé son programme sur le multilatéralisme pour un monde meilleur. « Donner une première place au multilatéralisme, c’est redonner une place centrale aux Nations Unies, organe par excellence du dialogue mondial », explique-t-il. Un message fort dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la remise en question du rôle des institutions globales. Mais au-delà du discours, les réalités diplomatiques pèsent lourd. L’ambassadeur Messan rappelle les critères essentiels pour qu’un candidat africain ait une chance réelle de l’emporter : « D’abord, il faut le soutien unanime de l’Union africaine. Ensuite, l’appui de son propre pays. Enfin, obtenir les bons offices ou la bienveillance des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. » Ces trois conditions, souligne-t-il, sont déterminantes pour évaluer les chances du Sénégalais Macky Sall dans cette compétition mondiale. La succession du secrétaire général de l’Onu est toujours un jeu d’équilibres diplomatiques. Entre alliances régionales, stratégies de blocs et enjeux de gouvernance mondiale, chaque candidature devient un test de leadership international. Pour l’Afrique, cette élection représente plus qu’un enjeu symbolique : c’est la possibilité de porter une voix continentale au sommet de la diplomatie mondiale. En somme, la candidature de Macky Sall incarne l’espoir d’un renouveau africain au sein des Nations Unies. Mais pour transformer cet espoir en victoire, il faudra une Afrique unie derrière son candidat et une diplomatie concertée face aux grandes puissances. C.Z
Communauté économique des Etat de l’Afrique de l’Ouest : Un plan d’urgence pour sortir les enfants de la rue.
À Freetown, en Sierra Leone, le Parlement de la Cédéao a franchi une étape décisive. Les députés ont adopté trois mesures majeures pour renforcer la protection des enfants en situation de rue, un phénomène devenu alarmant dans toute l’Afrique de l’Ouest. Les commissions réunies : affaires sociales, genre, droits de l’homme, commerce, paix et sécurité, ont dressé un tableau préoccupant, malgré des cadres juridiques existants, leur mise en œuvre reste insuffisante. Les services de première ligne sont sous-financés, la coordination entre acteurs est limitée et les enfants en mobilité transfrontalière échappent souvent aux dispositifs nationaux. Résultat, des milliers d’enfants livrés à eux-mêmes, exposés aux trafics, à la violence et à l’exclusion sociale.Le Parlement appelle les États membres à revoir leur approche. Les députés insistent sur la nécessité de stratégies nationales spécifiques, dotées de financements solides, axées sur l’éducation, la santé, l’identification juridique et une justice adaptée aux enfants vulnérables. Pour eux, la protection des enfants de la rue n’est plus seulement une question humanitaire. Elle est désormais un enjeu de stabilité et de sécurité pour toute la sous-région.Au terme des travaux, trois décisions fortes ont été adoptées :la mise en place de systèmes transfrontaliers de protection et d’orientation, pour assurer une continuité des soins aux enfants en mobilité ; l’élaboration de protocoles de rapatriement et de réintégration sécurisés, afin de prévenir les trafics et limiter les séparations familiales abusives et le renforcement du partage de données régionales, avec l’extension du système Ecrims pour améliorer la transparence et le suivi des actions.Dans les grandes villes ouest-africaines, des millions d’enfants issus de familles en détresse économique survivent dans la rue. Ces mesures de la Cédéao apparaissent comme une réponse attendue à un déséquilibre social criard. Mais le défi reste immense : transformer ces résolutions en actions concrètes pour garantir à chaque enfant de la sous-région un accès réel à ses droits fondamentaux. C.Z
Diffusion d’une vidéo de torture sur une jeune fille à Ekpè : Horrifié, l’Inf saisit la justice.
L’Institut national de la femme (Inf), à travers un communiqué publié ce jeudi 23 avril 2026, a qualifié d’indigne la vidéo montrant des actes de violence extrême infligés à une jeune fille à Ekpè dans le département de l’Ouémé. L’instance dirigée par Huguette Bokpè Gnacadja a fait le point des démarches menées à son niveau. Une scène insoutenable filmée et relayée sur les réseaux sociaux au Bénin. On y voit une jeune fille soumise à une torture au feu sur ses parties génitales. La vidéo a circulé sur les réseaux sociaux ce jeudi et suscité une vague d’indignations. Face à la gravité de la situation, l’Inf a indiqué dans un communiqué parvenu à notre rédaction, avoir saisi les autorités compétentes, notamment le Centre National d’Investigations Numériques (Cnin) ainsi que le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Porto-Novo. Ceci, afin que les responsabilités soient établies et que les auteurs soient traduits devant la justice. L’institution salue la réactivité de la Police républicaine, déjà engagée dans l’authentification de la vidéo et l’identification des personnes impliquées. Elle appelle à une réponse judiciaire ferme pour mettre fin à ce type d’actes. « Il est impératif de préserver l’identité et la dignité de la victime, notamment en assurant le floutage de son visage lors de tout partage éventuel » a rappelé l’Inf. Si l’Inf reconnaît la mobilisation citoyenne suscitée par cette affaire, elle met toutefois en garde contre la diffusion massive de contenus violents. Selon elle, partager de telles images, même à des fins de dénonciation, peut aggraver la souffrance des victimes. Au moins 06 personnes déjà interpelées Quelques heures après que la vidéo soit devenue virale sur les réseaux, la Police Républicaine a lancé la traque contre les présumés auteurs. Selon Serge Nonvignon, membre de la Direction de la Communication de la Présidence, au moins 06 personnes sont déjà dans les mailles des forces de l’ordre. L’horrible évènement s’est produit à Ekpè, commune de Sèmè-Kpodji. C.Z
Adoption du premier rapport d’activités à l’Assemblée nationale : Joseph Djogbénou obtient la confiance de ses pairs.
Les députés ont adopté à l’unanimité, le premier rapport d’activités du président Joseph Djogbénou. Les députés présents et représentés ont approuvé la gestion faite par Joseph Djogbénou du personnel et des ressources de l’institution de contre-pouvoir. Elu le 8 février à la présidence de l’Assemblée nationale, le président Joseph Djogbénou a soumis ce jeudi 23 avril, son premier rapport d’activités à l’appréciation de ses collègues parlementaires. Après lecture, le rapport a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés à l’hémicycle. En effet, ce rapport d’activités couvre la période allant du 1er octobre 2025 au 21 avril 2026. C’est un premier test réussi pour le président Joseph Djogbénou qui bénéficie de la confiance de ses collègues. Mais le plus grand défi pour le successeur de Louis Vlavonou, va résider dans sa capacité à maintenir cette confiance héritée de ses pairs de la 10è législature tout au long de cet septennat. Pour rappel, ce rapport couvre les activités parlementaires, la diplomatie, la gestion administrative et le cabinet. Ce vote confirme aussi la confiance des députés envers le président du « perchoir » et valide sa gestion du personnel et des ressources de l’institution. Compte rendu de l’Assemblée nationale Assemblée Nationale : Le 1er rapport d’activités du président Joseph Fifamin Djogbénou adopté à l’unanimité Conformément à l’article 21 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le Président Joseph Fifamin Djogbénou, a présenté son premier rapport d’activités. Ledit rapport couvrant la période allant du 1er octobre 2025 au 21 avril 2026 a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés. La première partie du rapport fait le point sur les dernières activités de la 9ème législature, couvrant la période du 1er octobre 2025 au 7 février 2026. Durant cette période, le Bureau et la Conférence des Présidents se sont réunis une seule fois chacun. L’Assemblée nationale a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année 2025, au cours de laquelle plusieurs lois ont été adoptées. Il s’agit de : – La loi n° 2025-20 portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990 ; – La loi de finances pour l’année 2026, fixant le budget à 3 783,984 milliards de F CFA ; – La loi n° 2025-21 portant règlement définitif du budget de l’État pour 2023 ; – La loi n° 2026-01 relative à l’industrie du cinéma et de l’image animée ; – La loi n° 2026-02 concernant la prévention et la prise en charge du VIH/SIDA ; – La loi n° 2026-03 portant modification de la loi organique sur la Cour constitutionnelle ; – La loi n° 2026-04 portant modification de la loi organique sur le Conseil économique et social (CES) ; – La loi n° 2026-05 modifiant la loi portant création du Haut-Commissariat à la prévention de la corruption ; Au cours de cette même période, l’Assemblée nationale a également ratifié 14 décrets relatifs à des accords de crédit et de financement. Bien que plusieurs activités législatives aient eu lieu, aucune commission parlementaire d’enquête n’a été ouverte, et aucune interpellation du Gouvernement n’a été effectuée. Des efforts notables ont été déployés pour renforcer la diplomatie parlementaire et la visibilité de l’Assemblée nationale au sein des organisations interparlementaires mondiales et régionales. Un bon départ pour la 10ème législature La deuxième partie du rapport couvre la période du 8 février 2026 au 21 avril 2026, marquant le début de la 10ème législature. L’installation des nouveaux députés a eu lieu le 8 février 2026, sous l’égide du Bureau d’âge, composé du député N’da Antoine N’DA, doyen d’âge, et des députés Youssouf ISSA et Faridatou YACOUBOU TRAORE ZACHARI, secrétaires de séance. L’Assemblée nationale a ouvert sa première session extraordinaire de l’année le 11 février 2026. Lors de cette session, deux groupes parlementaires ont été constitués : – Le groupe parlementaire « Union Progressiste le Renouveau » avec 60 députés, présidé par Natondé AKE ; – Le groupe parlementaire « Bloc Républicain » avec 49 députés, présidé par Assan SEÏBOU. Le 15 avril 2026, la première session ordinaire de l’année a été ouverte. Cependant, durant la période de référence, aucune loi n’a été adoptée, aucune question écrite, orale ou d’actualité n’a été enregistrée, et aucun contrôle collectif n’a été effectué. Engagement diplomatique et international En dehors des activités internes, l’Assemblée nationale a activement participé aux rencontres interparlementaires mondiales et régionales : – 23 février 2026: Réunion des groupes Afrique et Union européenne de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) par visioconférence; – 25-27 mars 2026 : Atelier de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) à Cotonou pour renforcer les politiques de santé en Afrique de l’Ouest ; – 20-21 mars 2026 : Forum des politiques publiques jeunesse à Cotonou ; – 25-27 mars 2026 : Délégation parlementaire participant à l’atelier de l’OOAS , – Du 20 février au 1er mars 2026 : Séminaire parlementaire et première session extraordinaire du Parlement de la CEDEAO ; – 3-15 mars 2026 : Conférence des Présidents et 57e session ordinaire du Comité Interparlementaire de l’UEMOA ; – 7-9 avril 2026 : Conférence des Présidents d’Assemblées de section de l’APF et cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale du Togo ; – 14-16 avril 2026 : Réunion des comités de pilotage des appuis financiers de l’OOAS aux pays membres de la CEDEAO ; – 14-19 avril 2026 : 152ème Assemblée de l’Union interparlementaire. Difficultés rencontrées et perspectives Le rapport identifie trois obstacles majeurs durant la période allant d’octobre 2025 à avril 2026: Une insuffisance d’outils et de matériel de travail technique. À cela s’ajoute un ralentissement de l’activité parlementaire dû à l’organisation des élections législatives et communales du 11 janvier 2026. Le rapport évoque également une surcharge de travail liée au passage d’une législature à une autre, particulièrement complexe en matière de gestion des ressources humaines entre février et avril 2026. Pour ce qui est des perspectives (10ème Législature), les priorités se concentrent sur trois axes également: Préserver les acquis et améliorer l’efficacité de l’Assemblée, tant dans ses missions constitutionnelles que dans son administration. Veiller au respect des valeurs
Arrestation de Kemi Seba : La réaction du Gouvernement béninois.
L’arrestation de l’activiste panafricaniste Kemi Seba en Afrique du Sud, le 13 avril 2026, ouvre un nouveau chapitre dans le bras de fer entre l’État béninois et celui qui se présente comme un défenseur des peuples africains. À Cotonou, le gouvernement n’a pas tardé à réagir, affichant sa détermination à obtenir l’extradition de l’intéressé pour qu’il réponde devant la justice nationale. Lors du point de presse consécutif au Conseil des ministres du 22 avril, le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji a livré une réaction lourde de sens : « Le ciel lui-même a fait nos palabres », a-t-il lancé, avant de rappeler que les procédures judiciaires sont en cours pour rapatrier l’activiste. Le gouvernement accuse Kemi Seba, de son vrai nom Robert Gilles Stellio Capo Chichi, d’avoir multiplié les « affabulations graves » contre le Bénin, mettant en cause sa sécurité et sa stabilité. Deux mandats d’arrêt pèsent déjà sur lui : l’un pour blanchiment de capitaux (juin 2025), l’autre pour apologie de crime et incitation à la haine (décembre 2025). Le procureur spécial de la Criet, Mario Mètonou, a confirmé que les autorités sud-africaines ont été saisies d’une demande d’arrestation provisoire, suivie d’une requête formelle d’extradition. L’objectif est clair : permettre à Kemi Seba de « venir faire la preuve de toutes ces nombreuses allégations » devant la justice béninoise. En Afrique du Sud, la police a indiqué que l’activiste est également recherché en France et au Bénin pour des crimes contre l’État. Placé sous mandat de dépôt avec ses coaccusés, il attend désormais la suite des procédures judiciaires. Au-delà du cas individuel, cette arrestation illustre la volonté du Bénin de défendre son image et sa souveraineté face aux discours jugés déstabilisateurs. Le message est sans ambiguïté : nul n’est au-dessus de la loi, et les institutions entendent faire respecter l’ordre républicain. C.Z
Géomètres-experts : Un nouveau cadre légal qui redéfinit le métier au Bénin.
Le décret n°2026-119, promulgué le 11 mars 2026, marque un tournant majeur pour les géomètres-experts au Bénin. Désormais considérée comme une profession d’« intérêt public », leur activité sort du champ commercial et se voit reconnue comme une véritable œuvre de l’esprit. L’article 4 du décret est sans équivoque : les géomètres-experts n’exercent plus une activité commerciale. Leur travail, qu’il s’agisse de cartographie, de nivellement ou de gestion foncière, est désormais assimilé à une mission de service public. Cette décision les libère de l’obligation d’inscription au Registre du commerce et du crédit mobilier. Le texte confère aux géomètres-experts un champ d’action plus vaste tels que : les travaux cadastraux et cartographiques, la conception de systèmes d’information géographique, la gestion d’opérations foncières complexes et l’évaluation de biens pour ventes ou successions. Toute personne souhaitant réaliser des travaux dans ces domaines devra obligatoirement recourir à un géomètre-expert qualifié. Devenir géomètre-expert requiert désormais un diplôme d’ingénieur (géomatique, sciences foncières…) obtenu après cinq années d’études supérieures, suivi d’un stage professionnel de 24 mois. Cette durée peut être réduite à 12 mois pour les fonctionnaires ou les professionnels expérimentés à l’étranger. La profession est désormais régie par l’Ordre national des géomètres-experts du Bénin, placé sous la tutelle du ministère du Cadre de vie. Un Conseil national de huit membres élus pour deux ans assure la gouvernance. Trois conseils régionaux (Sud, Centre, Nord) mettent en œuvre les orientations sur le terrain. Un Tableau de l’Ordre, publié chaque année dans un journal d’annonces légales, recense les professionnels habilités. L’usage du titre de géomètre-expert est strictement réservé aux inscrits sur cette liste officielle. Avec ce décret, le Bénin consacre les géomètres-experts comme des acteurs clés de l’aménagement du territoire et de la gestion foncière. Leur statut d’« intérêt public » renforce la crédibilité de la profession et garantit une meilleure protection des citoyens dans les opérations liées au foncier. C.Z
Commune de Bantè : Le théâtre-forum, miroir du vivre-ensemble.
À Bantè, au cœur du département des Collines, une scène à ciel ouvert s’est transformée en tribune citoyenne. Organisé par l’ONG Filles en Actions dans le cadre du projet SAWARA, le théâtre-forum sur la paix et la cohésion sociale a rassemblé habitants, leaders communautaires et jeunes autour d’un objectif commun : apprendre à vivre ensemble, sans violence ni désinformation. À travers une mise en scène immersive, inspirée du quotidien des populations, un groupe d’actrices et d’acteurs a exposé les réalités locales : désinformation, tensions sociales, violences politiques basées sur le genre et marginalisation des femmes dans les espaces décisionnels. Cette représentation, directe et sans détour, a provoqué une prise de conscience collective. Les spectateurs ont observé les mécanismes de propagation des fausses informations et mesuré leurs effets dévastateurs sur la cohésion sociale. L’approche artistique, participative et émotionnelle a permis une assimilation des messages bien au-delà de ce qu’un discours classique aurait pu susciter. Le théâtre-forum de Bantè s’est imposé comme un espace sécurisé d’expression citoyenne. Le public, composé de leaders communautaires, jeunes élèves, parents, conducteurs de taxi-motos, femmes engagées et acteurs de la société civile, a été activement impliqué. Invités à prendre la parole, partager leurs expériences et proposer des solutions, les participants ont transformé la performance théâtrale en un moment de réflexion collective et d’engagement citoyen. L’un des faits marquants a été la forte implication des femmes et des jeunes filles. Par leurs interventions, leurs propositions et leur présence sur scène, elles ont démontré leur capacité à jouer un rôle central dans la médiation sociale et la prévention des conflits. Sensibilisées à la vérification des sources, à la lutte contre les rumeurs et à la promotion du dialogue apaisé, elles ont incarné une citoyenneté active et responsable, essentielle à la consolidation de la paix. Au-delà des échanges, l’activité a été ponctuée de moments de convivialité, de chants et de danses valorisant les expressions culturelles locales. Le théâtre-forum de Bantè a ouvert la voie à une citoyenneté plus inclusive et engagée, où chaque voix compte. Le projet SAWARA, qui signifie « cohésion sociale » ou « cheminer ensemble » dans huit langues locales dont le Dendi et le Bariba, ambitionne de faire émerger une génération de jeunes citoyennes et citoyens conscients, capables de participer activement aux processus démocratiques et de porter des actions de transformation sociale. À Bantè, la cité de pacte, cette ambition a pris vie. Et elle continuera de s’écrire, avec et pour les communautés. C.Z
Vol d’un compteur d’eau dans la Commune de Bopa : Une école primaire plongée dans la pénurie.
Dans la Commune de Bopa, département du Mono, les actes de vandalisme ciblant les compteurs d’eau n’épargnent plus les établissements scolaires. Une école primaire de la localité en est récemment victime. Depuis quelques jours, les élèves de cet établissement, situé dans l’arrondissement de Bopa, sont confrontés à une grave pénurie d’eau. La situation résulte d’un cambriolage perpétré par des individus non identifiés. Profitant des congés de Pâques, ils se sont introduits dans l’enceinte de l’école et ont emporté le compteur d’eau, démontrant une certaine connaissance des installations. Le vol, survenu plusieurs jours plus tôt, n’a été découvert qu’à la reprise des cours, le jeudi 16 avril 2026. Depuis, les apprenants subissent les désagréments liés au manque d’eau, une difficulté qu’ils pensaient pourtant révolue. Selon nos sources, les responsables de l’école ont saisi le commissariat central de l’arrondissement de Bopa afin qu’une enquête soit ouverte. Ce cambriolage intervient dans un contexte particulier. Le fondateur de l’établissement a récemment annoncé son intention de délocaliser l’école vers une autre ville du Bénin à la prochaine rentrée scolaire. Pascal Toffodji Bénin : Amnesty International alerte sur une année 2025 sous haute tension Le rapport 2026 d’Amnesty International dresse un constat sévère : au Bénin, l’année 2025 a été marquée par une pression accrue sur les droits humains. Liberté d’expression bridée, manifestations réprimées, journalistes poursuivis, insécurité au nord et crise humanitaire persistante : autant de signaux d’alerte sur l’état des libertés fondamentales. Présenté à Cotonou le 21 avril par Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif d’Amnesty International Bénin, le document souligne une tendance inquiétante : « Les droits à la liberté d’expression […] ont cette année encore fait l’objet de restrictions », a-t-il déclaré. Médias et voix critiques sous surveillance Suspensions de journaux, arrestations de journalistes, poursuites judiciaires : la presse a payé un lourd tribut. Le Patriote, Bénin Web TV, La Boussole ou encore L’Événement précis ont été ciblés. Plusieurs journalistes, dont Julien Kandé Kansou et Comlan Hugues Sossoukpè, ont été arrêtés et inculpés pour des chefs allant de « fausses nouvelles » à « apologie du terrorisme ». Amnesty pointe l’usage récurrent du Code du numérique pour museler les voix critiques. Liberté de réunion entravée Les manifestations du parti d’opposition Les Démocrates ont été interdites ou dispersées, parfois violemment. L’organisation dénonce une restriction persistante du droit de manifester, dans un climat politique tendu. Nord du pays : insécurité et drame humanitaire La situation sécuritaire s’est aggravée. Les attaques de groupes armés ont coûté la vie à au moins 82 soldats en 2025. Conséquence : plus de 27 000 personnes déplacées, soit une hausse de 118 % par rapport à 2024, vivant dans des conditions précaires, privées d’accès à l’eau, à la santé et au logement. Migrants et réfugiés : protection insuffisante Le Comité des Nations unies pour les travailleurs migrants a relevé des lacunes dans la législation béninoise. Le HCR estime à plus de 30 000 le nombre de réfugiés et demandeurs d’asile, majoritairement des femmes, confrontés à des services essentiels insuffisants. Détention et expulsions forcées La surpopulation carcérale et le recours massif à la détention provisoire, notamment dans le cadre antiterroriste, figurent parmi les préoccupations majeures. Amnesty cite aussi les expulsions forcées, comme à Fiyégnon 1 à Cotonou, où plus de 3 000 personnes attendent toujours une indemnisation. Un signal d’alarme pour 2026 Entre restrictions des libertés, violences armées et fragilités sociales, Amnesty International décrit un pays sous tension, où les droits humains restent fragiles. Le rapport appelle à des réformes urgentes pour garantir la liberté d’expression, protéger les populations vulnérables et renforcer l’État de droit. La Rédaction
Apparition des algues le long du littoral : Les riverains entre curiosité et inquiétude.
Depuis quelques semaines, le littoral béninois, notamment la Corniche du 4ᵉ arrondissement de Cotonou, est envahi par des masses brunes de sargasses. Ce phénomène, déjà observé ailleurs dans l’Atlantique, intrigue les riverains et interpelle les spécialistes, qui pointent du doigt les effets du changement climatique. Un phénomène cyclique refait surface sur les plages du littoral : les algues brunes appelées sargasses. Si elles sont inoffensives, leur présence soulève des inquiétudes esthétiques et environnementales. Enoch Gbédji, sportif habitué des plages, témoigne : « Je suis venu ici ce matin, j’ai trouvé les choses au bord de la mer. Avant ce n’était pas comme cela. » La plage, autrefois lieu d’entraînement et de détente, est désormais recouverte d’algues qui s’échouent en continu. Selon Christian Adjé, chercheur océanologue, les sargasses, ou algues brunes, apparaissent généralement à partir du mois de mai et disparaissent vers la fin de l’année. Leur prolifération est liée aux changements climatiques, plus qu’à la pollution. Elles proviennent principalement de l’Atlantique Nord, où elles se développent massivement. Le chercheur souligne que ces algues pourraient être valorisées, notamment dans la fabrication d’aliments locaux pour l’élevage de poissons. Bien qu’inoffensives, les sargasses posent un problème esthétique et nuisent à l’attractivité des plages. Heureusement, elles sont régulièrement dégagées par les services d’entretien. C.Z
Un éclairage public moderne à Malanville : La sécurité et attractivité de la ville améliorée.
Longtemps plongée dans l’obscurité, la ville de Malanville bénéficie désormais d’un éclairage public moderne. Les nouveaux lampadaires solaires installés sur la route nationale inter-États n°2 redonnent le sourire aux usagers et aux habitants, tout en améliorant la sécurité et l’attractivité de la Commune. De l’obscurité hier à la lumière aujourd’hui, les habitants de Tassi-Tédji et les usagers de la Rnie2 expriment leur joie à la suite de la mise en service de l’éclairage public dans la ville de transit du septentrion. « Vraiment, je suis tellement content, la ville a changé. On a trouvé les nouveaux lampadaires à Malanville. Ça nous va vraiment de tout cœur. » Pour une ville de transit et de transport comme Malanville, l’éclairage public est une avancée majeure. Officiellement lancés le 1er avril dernier par le maire Kassimou Labo Goumbi la première phase les travaux sont achevés pour permettre le démarrage de la seconde phase dans les tous prochains jours. Selon l’autorité communale, une ville éclairée est non seulement plus attrayante, mais aussi plus sécurisée. L’éclairage public favorise également la facilitation de la circulation nocturne, la réduction des accidents de nuit, l’amélioration de la visibilité et de la clarté sur la voie puis la valorisation de l’image de la ville. Le maire appelle cependant les populations à éviter tout acte de vandalisme sur ces nouvelles infrastructures. Avec ce projet, Malanville franchit une nouvelle étape dans son développement urbain. La Commune offre désormais un cadre de vie plus sûr et plus agréable, renforçant son rôle de carrefour stratégique dans le nord du Bénin. C.Z