À Parakou, les producteurs de coton venus des quatre coins du pays ont été célébrés ; le samedi 13 juin 2026 lors de la fête nationale des cotonculteurs. Une tradition annuelle marquée par la reconnaissance des meilleurs acteurs de la campagne 2025-2026 et par un appel à maintenir la dynamique de performance de la filière. Sous l’égide de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), les lauréats ont reçu des distinctions allant des véhicules pick-up 4×4 aux tricycles, motocyclettes, roues semeuses, appareils de traitement et matériel informatique. Pour Eustache Kotingan, président de l’Aic, ces récompenses constituent une invitation à « l’effort soutenu pour une plus grande productivité ». Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yéton Bloukounon Goubalan, a galvanisé les producteurs. « On ne peut pas parler de l’économie du Bénin sans parler du coton. Le chef de l’État est prêt à vous accompagner. Si vous atteignez 700 000 tonnes, 7 milliards de francs CFA seront mobilisés. À 800 000 tonnes, ce sera 8 milliards.», a-t-il déclaré. Les producteurs, à travers Tamou Gani Badou, président de la Fédération des coopératives bourgeoises du coton, ont promis d’aller au-delà des attentes. « Les 700 000 tonnes ne sont qu’un début. Nous visons 800 000, 850 000, voire un million. », a-t-il insisté. La fête du cotonculteur 2026 a été l’occasion de réaffirmer la volonté des acteurs de maintenir le Bénin parmi les leaders africains du coton, tout en consolidant la filière comme pilier de l’économie nationale. C.Z
Prise de fonction du nouveau préfet du Zou : L’espoir d’une nouvelle gouvernance avec Laurent Zomaï.
Installé le mercredi dernier à la tête du département du Zou, l’arrivée de Laurent Zomaï suscite une vague d’attentes et d’espérances. Dans les marchés, les villages et auprès des acteurs de la société civile, les préoccupations convergent : renforcer la sécurité, apaiser les tensions liées à la transhumance, améliorer l’éducation et donner un nouveau souffle au développement communal. Sécurité, transhumance, éducation et développement local sont les chantiers sur lesquels les populations attendent des réponses rapides et concrètes du nouveau préfet. Interrogés, les citoyens insistent sur la nécessité de lutter contre les braquages nocturnes et de garantir la tranquillité dans les marchés et les quartiers. « Quand on se rend au marché et qu’on rentre la nuit, il faut pouvoir le faire en toute sérénité. Si la sécurité est assurée, c’est tout le pays qui respire et se réjouit.», confie un habitant. Dans les Communes de Zagnanado et Zogbodomey, les conflits entre éleveurs et agriculteurs ont laissé des cicatrices. Les populations espèrent que le nouveau préfet saura instaurer un dialogue durable et des mécanismes de régulation pour apaiser les tensions. « Lorsqu’on sensibilise les populations et qu’elles comprennent ce qu’elles doivent faire et éviter, je suis convaincu que nous pouvons réussir.», souligne un autre citoyen. Les attentes portent aussi sur l’école et la gestion des affaires domaniales. Les contribuables souhaitent que leurs efforts fiscaux soient mieux valorisés pour booster le développement des Communes. Les acteurs de la société civile, à l’image de Simon Coffi Agbéva, appellent à une gouvernance participative : « Le préfet doit rassembler régulièrement les directeurs départementaux pour évaluer les problèmes soulevés lors des tournées statutaires et trouver des solutions concrètes. » La gestion des marchés et la régulation du transport figurent également parmi les doléances. Les commerçantes dénoncent l’occupation anarchique des abords des marchés, tandis que les chauffeurs se plaignent des pratiques des chargements et déchargements hors parcs. Zéphirin Toasségnitché
Sécurisation des cantines scolaires pendant les vacances : Un enjeu vital pour la rentrée prochaine.
À Agondokpoué, le directeur et la communauté s’organisent pour sécuriser les stocks restants afin d’assurer la continuité du programme alimentaire dès septembre prochain À l’approche des grandes vacances, la question de la sécurisation des vivres des cantines scolaires revient au premier plan. Dans plusieurs écoles du département du Zou, les stocks disponibles ne seront pas entièrement consommés avant la fin de l’année scolaire 2025-2026. Ces réserves représentent une ressource précieuse pour garantir le démarrage des cantines dès la rentrée prochaine, en attendant l’acheminement de nouveaux vivres par le Programme alimentaire mondial (Pam). Le directeur de l’École primaire publique d’Agondokpoué, Émile Houékpon, insiste sur l’importance de cette vigilance collective. « Les vivres appartiennent aux écoliers. Ils ne doivent pas être laissés à l’abandon pendant les vacances, sinon ils risquent de s’avarier. Les autorités locales, les comités villageois et les parents d’élèves contribuent aussi à leur sécurisation. » La protection des vivres ne relève pas seulement du directeur ou du gardien de l’école. Le bureau de l’Association des parents d’élèves (Ape), les comités de gestion, la police républicaine et les autorités locales (chefs d’arrondissement et conseillers villageois) sont tous impliqués. Leur rôle est de surveiller, de protéger et de garantir que ces vivres soient disponibles pour les enfants dès la rentrée prochaine. Au vue des difficultés liées à la sécurisation des stocks de la cantine scolaire, le Pam envisage de doter certaines écoles de magasin. Une nouvelle qui a fait sauter le cœur du directeur de l’Epp Agondokpoué « Nous avons l’information que l’année prochaine, le Pam va nous construire des magasins de qualité pour le stockage des vivres. » se réjouit Émile Houékpon. Une avancée qui devrait renforcer la durabilité et la sécurité du programme. Le directeur rappelle enfin l’importance de ces repas pour l’éducation : « Un ventre affamé n’a point d’oreille. Quand les enfants mangent, ils sont à l’aise, ils nous écoutent et la pédagogie marche. » Zéphirin Toasségnitché
Journée mondiale des donneurs de sang : Les Zémidjan une ressource précieuse inexploitée.
Hier dimanche 14 juin 2026, à l’occasion de la Journée mondiale des donneurs de sang, l’attention s’est portée sur une catégorie socioprofessionnelle omniprésente dans nos villes : les conducteurs de taxi-motos, communément appelés Zémidjan. Premiers témoins des accidents de la circulation et parfois eux-mêmes victimes, ils pourraient constituer une ressource précieuse pour les banques de sang. Pourtant, leur participation reste marginale. À Bohicon, les conducteurs de taxi-motos, souvent témoins ou victimes d’accidents, sont invités à s’engager davantage dans le don volontaire de sang. Et pour cause. Certains Zémidjan reconnaissent l’importance du geste : « Donner du sang, ce n’est pas un problème. Cela peut nous sauver aussi, nous, les Zémidjan. » Mais d’autres restent méfiants, évoquant des croyances selon lesquelles le sang serait utilisé à des fins mystiques. PourGeorges Gnimadi, président de l’Association des donneurs de sang bénévole du Bénin (Adsbb), le constat est clair. « C’est une catégorie socioprofessionnelle nombreuse, mais nous enregistrons très peu de donneurs parmi eux. Pourtant, le sang qu’ils donneront pourrait sauver un collègue, un parent ou un enfant.», fait-il remarquer. A en croire ses propos le sang est un produit unique, indispensable pour traiter les anémies, les hémorragies et d’autres pathologies. Il ne s’achète pas en pharmacie. « Seule la solidarité humaine permet de le rendre disponible. » précise-t-il. D’après ses explications, toute personne remplissant les conditions est éligible au don de sang. « Tout individu âgé de 18 à 65 ans, pesant au moins 50 kg, peut donner son sang. Une seule poche peut sauver jusqu’à trois vies», clarifie le président de l’Association des donneurs de sang bénévoles du Bénin (Adsbb). Sous le thème retenu cette année, « Une goutte d’humanité. Donnez votre sang, sauvez des vies », l’appel est lancé aux Zémidjan et à l’ensemble de la population : faire du don de sang un réflexe citoyen et solidaire. Zéphirin Toasségnitché
BAC 2026 au Bénin : Sèdami Mèdégan Fagla galvanise les candidats à Akassato.
Le baccalauréat 2026, session unique de juin, a officiellement démarré ce lundi 15 juin sur toute l’étendue du territoire national. Le lancement officiel s’est tenu au Lycée technique d’amitié Sino-béninoise d’Akassato, dans la Commune d’Abomey-Calavi, sous la présidence de Sèdami Mèdégan Fagla, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. À ses côtés, le Ministre de l’enseignement secondaire Clément Koutchadé, le préfet de l’Atlantique, Raphaël Akotègnon, le maire Nathanaël Koty, ainsi que plusieurs directeurs techniques et responsables de la Police républicaine. Dans 140 centres de composition, 77 101 candidats dont 34 580 filles et 42 521 garçons affrontent les épreuves écrites de cet examen qui ouvre les portes de l’enseignement supérieur. Les statistiques de cette session révèlent une hausse des effectifs dans les séries scientifiques, techniques et industrielles. La série C franchit à nouveau la barre des 1 100 candidats, une première depuis plusieurs années. « C’est la preuve que nos réformes pour rendre ces filières attractives portent leurs fruits », a déclaré la ministre Sèdami Mèdégan Fagla, avant d’appeler à renforcer l’attractivité des formations techniques pour « financer l’innovation et former la main-d’œuvre de demain ». La ministre a également salué le travail de l’Office du Bac pour le bon déroulement de l’examen et a exhorté les candidats à « performer pour célébrer leurs efforts dans quelques jours ». Son collègue Clément Koutchadé a, pour sa part, remercié l’ensemble des acteurs : enseignants, parents et forces de sécurité, mobilisés pour garantir la sérénité des épreuves. Il a invité les parents à « éviter de stresser les enfants » et les surveillants à « assurer discipline et calme ». Heureux du choix porté sur sa Commune, le maire Nathanaël Koty a exprimé sa fierté : « On ne va pas leur demander autre chose que ce qu’ils ont appris à l’école. Les épreuves sont à leur portée. Nous leur souhaitons bonne chance. » Pour les 77 101 candidats, cette semaine marque une étape décisive. Sous le regard bienveillant des autorités, le BAC 2026 s’annonce comme une édition placée sous le signe de la discipline, de la rigueur et de la réussite. Laure Lèkossa
Baccalauréat 2026 : Le Zou donne le top sous le signe de la discipline et la sérénité.
Le Collège d’enseignement général 3 (CEG3) de Bohicon a vibré, ce lundi 15 juin 2026, au rythme du lancement officiel des épreuves écrites du baccalauréat dans le département du Zou. Sous la présidence du préfet Laurent Dhossou Zomaï, la cérémonie s’est déroulée dans une ambiance marquée par la ponctualité, la discipline et la sérénité. À Bohicon, le préfet Laurent Dhossou Zomaï a lancé les épreuves écrites dans une atmosphère de rigueur et de confiance. « Tous les candidats sont présents, les épreuves ont démarré à l’heure et le dispositif est bien en place », a déclaré le préfet, représentant le gouvernement et le président de la République. Il a salué la rigueur observée dans les différents centres et souhaité « bonne chance à tous les candidats ». Le maire Ferdinand Yaou Bokoassa s’est réjoui de voir sa commune accueillir le lancement officiel : « Bohicon est à l’honneur. Nous remercions le gouvernement pour l’organisation impeccable. Notre rêve, c’est que Bohicon soit la première commune du département du Zou, voire du Bénin. » L’honorable Armand Gansè, premier rapporteur de la commission de l’éducation à l’Assemblée nationale, a tenu à soutenir sa circonscription : « Je félicite le gouvernement pour la sérénité du déroulement. Je souhaite que le premier au bac soit de Bohicon ou de notre circonscription. La ponctualité et la discipline observées ce matin sont exemplaires. » Selon le Directeur départemental des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Ghislain Ahokpossi, le Zou compte 5 242 candidats toutes séries confondues, dont 746 inscrits au Ceg3 Bohicon. Une légère baisse par rapport à l’année précédente, expliquée par le fort taux d’admissibilité enregistré en 2025, preuve de l’efficacité du dispositif éducatif mis en place par le gouvernement. C.Z
Révolution agroécologique : Le mouvement « Nous Sommes la Solution » s’enracine au Bénin.
Le Bénin vient d’écrire une page décisive de son histoire agricole et sociale. Le samedi 13 juin 2026, à Atrokpocodji, dans la Commune d’Abomey-Calavi, le mouvement « Nous Sommes la Solution » (NSS) a été officiellement installé sur son sol. Un réseau ouest-africain de femmes rurales, désormais présent dans six pays, qui incarne une alternative puissante : l’agroécologie paysanne comme voie vers la souveraineté alimentaire. Fondé en 2011, le NSS a essaimé du Burkina-Faso au Ghana, de la Guinée au Mali et au Sénégal. Aujourd’hui, il pose ses valises au Bénin avec une conviction affirmée : les femmes rurales sont les architectes incontournables d’un avenir durable. Agricultrices, transformatrices, gardiennes des semences et des savoirs locaux, elles sont au cœur de la résilience face aux changements climatiques et aux crises alimentaires. La cérémonie a rassemblé têtes couronnées, autorités publiques et une multitude d’associations de femmes. Mariam Sonko, présidente panafricaine du mouvement, a rappelé son ambition. « Bâtir des systèmes alimentaires résilients, ancrés dans les territoires et libérés des dépendances externes ». Sia Anne Marie Kamano, trésorière générale et coordinatrice en Guinée, a souligné l’urgence de valoriser les productions locales telles qu’ananas, maïs, tomate, igname, anacarde, pour nourrir le Bénin tout en régénérant ses écosystèmes. Les institutions béninoises ont salué cette arrivée. Mélanie Assogba, Directrice départementale de la famille, et Anselme Tchétangni, représentant du Maep, ont réaffirmé la place centrale des femmes dans les politiques de développement. Pierre Bédiyé, président de la Fédération agroécologique du Bénin (Faeb), a exprimé son émotion et son engagement total aux côtés du NSS, d’autant que la nouvelle coordinatrice nationale en est issue. Cette coordinatrice, Clarisse Adonsi, incarne désormais l’espoir d’une transition agricole inclusive. Investie solennellement, elle a reçu le soutien unanime des leaders présents et s’est engagée à mobiliser toutes les femmes rurales du Bénin pour faire de l’agroécologie un levier de transformation économique et sociale. Dans un pays où près de 70 % de la population dépend de l’agriculture, l’enjeu est vital. Le NSS ne vient pas seulement « s’installer ». Il ouvre un chantier d’autonomie, de préservation de la biodiversité et de réappropriation des communs. Les solutions sont déjà là, dans les champs, les savoir-faire et la ténacité des femmes. Désormais, elles auront une voix commune, forte et organisée, pour porter haut l’agriculture familiale, celle qui nourrit, protège et construit. Laure Lèkossa
Celtiis Ligue 1 : SOBEMAP FC écrit l’histoire du football béninois.
SOBEMAP FC vient de décrocher son tout premier titre de champion du Bénin, une consécration historique pour le club des Manutentionnaires. À l’occasion de la 33ᵉ journée de la Celtiis Ligue 1, les Portuaires ont validé leur sacre grâce à une victoire précieuse contre l’AS Cotonou (1-0). Ce succès, combiné à la défaite de Coton FC, a scellé définitivement leur destin au sommet du championnat. Avec 67 points et une différence de buts de +15, Sobemap Fc s’offre une avance irrattrapable à une journée de la fin. Les hommes de Mathias Déguénon, ancien entraîneur de Loto Popo, entrent ainsi dans la légende en offrant au club son premier trophée national. Cette victoire est perçue comme un sacre aux résonances multiples. Elle est le premier titre historique pour Sobemap Fc, qui s’impose désormais comme une nouvelle force du football béninois, le deuxième sacre personnel pour Mathias Déguénon, déjà champion en 2021 avec Loto Popo, confirmant son statut d’entraîneur à succès. Elle constitue également une qualification directe pour la prochaine Ligue des Champions de la Caf, où les Manutentionnaires représenteront le Bénin sur la scène continentale, puis une succession assumée. La Sobemap Fc prend alors la relève de Dadjè FC, champion sortant, et inscrit son nom au palmarès national. Sobemap Fc est désormais « sur le toit du Bénin ». Ce sacre n’est pas seulement une victoire sportive, mais aussi un symbole de persévérance et de renaissance pour un club longtemps resté dans l’ombre. Les supporters peuvent savourer ce moment historique, tandis que le football béninois gagne un nouveau champion prêt à porter haut ses couleurs en Afrique. Pascal Toffodji
Première réunion présidentielle avec les ministres conseillers : Romuald Wadagni exige exemplarité et engagement national.
Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a tenu, le vendredi 12 juin 2026, sa première réunion avec les ministres conseillers rattachés à la Présidence. À l’issue de cette rencontre, le chef de l’État a livré un message fort : « La campagne est désormais derrière nous. Aujourd’hui, seul le Bénin compte. » Dans sa déclaration, Romuald Wadagni a rappelé que les ministres conseillers doivent placer l’intérêt général au-dessus de toute autre considération. Leur rôle est de maintenir un lien permanent avec les populations, d’expliquer les réformes et de veiller à ce que les engagements pris se traduisent en actes concrets, notamment en faveur des couches les plus vulnérables. D’après le Chef de l’Etat, les ministres conseillers ne représentent ni une région ni une communauté particulière. Leur responsabilité est nationale. L’actuel locataire de la Marina a souligné que la confiance des électeurs impose un devoir d’exemplarité, l’exercice du pouvoir étant une délégation de la Nation pour répondre aux attentes des citoyens. La composition de cette équipe a été officialisée par le décret n°2026-358 du 5 juin 2026, qui nomme douze ministres conseillers. Parmi eux, Rachidi Gbadamassi (Défense et Sécurité), Nicaise Kotchami Fagnon (PME, emploi et formation professionnelle), Ayibatin Jonas Hantan (Sports, Culture, Arts et Chefferie traditionnelle). Quatre femmes figurent également dans l’équipe : Jeanne Adanbiokou Akakro, Eudoxie Dakpe, Mariam Djaouga Sacca et Rosine Dagniho. Les portefeuilles couvrent des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’économie, la justice, la santé, l’agriculture, l’énergie, l’eau, les mines et l’éducation. Un dispositif présidentiel qui se consolide Ces nominations complètent les premières désignations au sein de la Présidence depuis l’investiture du 24 mai 2026. Déjà, Wilfried Léandre Houngbédji a été nommé porte-parole du gouvernement, José Didier Tonato conseiller aux infrastructures, et Fulgence Primael Gbèkè chef de cabinet. Le général Bertin Bada a également été désigné conseiller à la Défense et à la Sécurité auprès du chef de l’État. La publication du décret au Journal officiel marquera l’entrée en vigueur officielle des fonctions des ministres conseillers, confirmant la mise en place progressive de l’entourage présidentiel de Romuald Wadagni. C.Z
À la veille des épreuves écrites du Baccalauréat 2026 : La MESRS exhorte les candidats à la sérénité.
Ce lundi 15 juin 2026, 77 101 candidats, dont 34 588 filles et 42 521 garçons, entameront les épreuves écrites du baccalauréat. À la veille de ce rendez-vous académique majeur, la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en charge de la formation technique, Sèdami Mèdégan Fagla, a adressé un message empreint de reconnaissance et d’encouragement à tous les acteurs du système éducatif et aux parents. « Le baccalauréat n’est pas un examen comme les autres. Il marque l’aboutissement de longues années d’efforts, de sacrifices et d’espérance. Il ouvre les portes de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et de l’insertion dans la vie active. », soulignait la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en charge de la formation technique, dans son message. Sèdami Mèdégan Fagla a tenu à féliciter les enseignants, les parents et les responsables administratifs dont le dévouement garantit la crédibilité de ce rendez-vous républicain. L’autorité ministérielle s’est ensuite réjouie de la progression des effectifs dans les séries scientifiques, techniques et industrielles (C, F1, F2, F3, F4). Pour elle, l’ambition est de former pour l’emploi, la création de richesses et le développement économique national. Aux candidats, la ministre adresse un appel à la confiance et à la discipline : « Chers enfants, vous avez travaillé durant de nombreuses années pour parvenir à cette étape. Restez sereins, concentrés et confiants. Abordez chaque épreuve avec méthode et ne vous laissez pas déstabiliser. Le baccalauréat récompense avant tout la persévérance et la volonté de se dépasser. » La ministre rappelle que la Nation entière porte un regard plein d’espoir sur cette génération. Parents, enseignants et gouvernement croient en la réussite des candidats. « À toutes et à tous, je souhaite beaucoup de courage, de lucidité et surtout la réussite au bout du chemin. », a émis la ministre. Pascal Toffodji L’Intégralité du message de la Ministre de l’enseignement supérieur aux candidats et parents d’élèves Mesdames et Messieurs les professionnels des médias, Mesdames et Messieurs, En ce jour particulier pour notre Nation, je voudrais d’abord avoir une pensée bienveillante pour les milliers de jeunes Béninoises et Béninois qui, dans quelques heures, affronteront avec courage et détermination les épreuves écrites du baccalauréat, session unique de juin 2026. Le baccalauréat n’est pas un examen comme les autres. Il marque l’aboutissement de longues années d’efforts, de sacrifices et d’espérance. Il représente une étape importante dans le parcours de nos enfants et ouvre les portes de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et de l’insertion dans la vie active. Cette année, 77 101 candidats, dont 34 580 filles et 42 521 garçons, composent dans 140 centres répartis sur l’ensemble du territoire national. Derrière ces chiffres se trouvent autant de rêves, d’ambitions et de projets de vie. Il y a des familles qui ont accompagné leurs enfants avec patience et confiance ; des enseignants qui ont transmis le savoir avec engagement ; des responsables administratifs qui ont travaillé sans relâche pour garantir une organisation rigoureuse et crédible de cet examen national. Je voudrais saluer chacun de ces acteurs dont le dévouement contribue à faire du baccalauréat un rendez-vous républicain majeur. Mesdames et Messieurs, L’analyse des statistiques de cette session révèle une évolution particulièrement encourageante. Nous constatons, en effet, une progression significative des effectifs dans les séries scientifiques, techniques et industrielles, notamment les séries C, F1, F2, F3 et F4. Cette dynamique constitue un signal fort pour notre pays. Elle traduit l’attractivité croissante de l’enseignement technique et scientifique, mais également la pertinence des réformes engagées sous le leadership du Président de la République et mises en œuvre par le Gouvernement. Le Bénin fait aujourd’hui le choix assumé de préparer sa jeunesse aux métiers de demain. Nous voulons former des ingénieurs, des techniciens, des chercheurs, des innovateurs et des entrepreneurs capables d’accompagner la transformation structurelle de notre économie. Notre ambition est claire : former pour l’emploi, pour la création de richesse et pour le développement national. C’est pourquoi le Gouvernement du Président Romuald WADAGNI poursuivra et amplifiera les actions engagées en faveur de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et des filières scientifiques. Par ailleurs, l’analyse des effectifs nous rappelle qu’il subsiste encore un déséquilibre entre les candidatures féminines et masculines. Face à cette réalité, le Président de la République, son excellence Romuald WADAGNI a pris une décision forte en sa séance du Conseil des Ministres du mercredi 03 juin 2026 : la généralisation de la gratuité des frais de scolarité pour toutes les filles de l’enseignement secondaire général et technique public sur toute l’étendue du territoire dès la rentrée scolaire 2026-2027. Cette mesure traduit notre volonté de placer l’équité et l’égalité des chances au cœur de notre système éducatif. Aucun talent ne doit être empêché de s’épanouir pour des raisons économiques ou sociales. Chaque fille béninoise doit pouvoir rêver grand, apprendre sereinement et contribuer pleinement à la construction de notre Nation. À présent, je voudrais m’adresser directement aux candidats. Chers candidats, Vous avez travaillé durant de nombreuses années pour parvenir à cette étape importante de votre vie scolaire. Aujourd’hui, faites confiance à vos efforts. Restez sereins. Restez concentrés. Abordez chaque épreuve avec méthode, discipline et confiance en vous-mêmes. Ne vous laissez ni distraire par le doute ni déstabiliser après chaque composition. Une épreuve terminée appartient déjà au passé ; l’essentiel est de mobiliser toute votre énergie pour celle qui suit. Souvenez-vous que le baccalauréat ne mesure pas uniquement une performance ponctuelle. Il récompense avant tout la persévérance, la constance et la volonté de se dépasser. Quels que soient les obstacles rencontrés sur votre parcours, soyez fiers du chemin parcouru jusqu’ici. La Nation vous regarde avec espoir. Vos parents croient en vous. Vos enseignants ont confiance en vos capacités. Et le Gouvernement demeure convaincu que vous saurez donner le meilleur de vous-mêmes. Je formule le vœu que cette session du baccalauréat se déroule dans la sérénité, la discipline, la transparence et l’équité, afin que triomphent le mérite et l’excellence. À toutes les candidates et à tous les candidats, je souhaite beaucoup de courage, de lucidité et de réussite.