Le compte à rebours est lancé pour le 21ᵉ Tour cycliste international du Bénin, considéré comme le plus grand événement sportif de l’année dans le pays. Alors que 90 coureurs sont attendus sur la ligne de départ, les spécialistes rappellent que le cyclisme, au-delà de la quête du maillot jaune, repose sur des stratégies collectives et des objectifs multiples selon le profil des étapes. À une semaine du grand départ du 21ᵉ Tour cycliste du Bénin, focus sur les particularités d’un sport individuel où la victoire dépend pourtant de l’esprit d’équipe. Albert Ogoudédji, spécialiste du cyclisme, rappelle que le vélo est un sport où chacun roule seul, mais où la victoire dépend du travail d’équipe. Thomas Weckler, ancien cycliste professionnel et sélectionneur de l’équipe de France, précise : « Le vélo met tout le monde à sa place. Certains sont capables de gagner, d’autres pas, mais ils sont indispensables pour aider un leader à lever les bras sur la ligne d’arrivée. » Dans une course comme le Tour du Bénin, pendant que certains coureurs visent le maillot jaune et la victoire finale, d’autres par-contre cherchent à remporter une étape ou une course contre la montre. Les sprinteurs et grimpeurs se battent quant à eux pour leurs maillots spécifiques. Les équipiers protègent le leader, contrôlent le rythme et sacrifient leurs chances pour l’équipe. Chaque étape devient ainsi une course dans la course, avec des stratégies adaptées au profil du terrain. Un staff irréprochable et des rôles bien définis sont essentiels. Comme le souligne Blaise Adankpo, journaliste sportif : « Dans le vélo, on ne perd pas. Même un coureur distancé peut avoir rempli sa mission pour l’équipe. » Le Tour cycliste international du Bénin promet spectacle et intensité. Pascal Toffodji
Journée internationale du patrimoine : Quand la jeunesse béninoise redonne vie à l’héritage culturel.
Le patrimoine ne se limite pas aux musées ou aux monuments. Il se vit au quotidien, dans la nourriture, les vêtements, les danses et les traditions. À l’occasion de la Journée internationale du patrimoine, célébrée aujourd’hui, immersion à Ouidah auprès de jeunes qui réinventent l’héritage de leurs ancêtres pour le préserver face aux défis de la mondialisation. Pour Henri Detungboto, rencontré à la bibliothèque du Ccri de Ouidah, le patrimoine se vit d’abord dans l’assiette et sur le corps : « Les Kanvo, les Atchoké, j’adore ça. » Ces étoffes et ces plats traditionnels sont autant de repères identitaires, au même titre que le couscous ou le Yèkè-Yèkè venus d’ailleurs. Au-delà du quotidien, le patrimoine béninois plonge ses racines dans le sacré et les monuments. « Le Bomiwo, j’ai appris avec mon papa », confie un jeune, conscient que ces pratiques relèvent d’un héritage africain partagé. Pour Josué Eli, juriste à Porto-Novo, les nouvelles technologies sont désormais un outil de transmission : « Les réseaux sociaux et les téléphones portables permettent à notre génération de mettre en valeur ces patrimoines, de communiquer sur leur importance et leur valeur culturelle. » Le Kanvo, tissu traditionnel, illustre cette richesse. Sa confection demande méthode, concentration et habileté. « Ce n’est pas donné à tout le monde de le faire », rappelle Josué Eli, soulignant que le patrimoine est aussi une affaire d’intelligence et de respect du travail manuel. Danses des Zangbéto, saveurs du Yèkè-Yèkè, étoffes de Kanvo : le patrimoine béninois reste un héritage vivant. Le défi est clair : l’adopter, le valoriser et le transmettre, pour qu’il ne disparaisse pas sous les vents de la mondialisation. Pascal Toffodji
24ème journée de la ligue 2 : Les Panthères détrônées, la bataille pour la montée s’intensifie.
La 24ᵉ journée de la Ligue 2 nationale a tenu toutes ses promesses. Les Panthères, leaders jusque-là avec 43 points (+9), ont été freinées par un nul 0-0 face à Dynamique FC, lanterne rouge. Résultat : elles cèdent leur première place à Djeffa et à l’AS Police, qui profitent du goal différentiel pour repasser devant. Accrochées dans le derby de Djougou, les Panthères perdent leur fauteuil de leader au profit de Djeffa et de l’AS Police, relançant le suspense à la 24ᵉ journée. A l’issue de cette journée marathon pour les formations sportives en compétition quelques résultats se dégagent. Les Panthères de Djougou 0-0 Dynamique FC : un nul frustrant dans le derby de Djougou. AS Police 4-0 Dynamo FC Parakou et 2-0 Ajas: les policiers frappent fort et reprennent la tête. Djeffa profite également du faux pas des Panthères pour se repositionner. Sitatunga 1-0 Aziza : victoire au service minimum. Adjidja 1-0 Avrankou Omnisport : les militaires assurent l’essentiel. Requins de l’Atlantique 1-1 Béké FC : un nul qui les maintient à une longueur du premier relégable. Dans la zone rouge on note Dynamo FC de Parakou, 17ᵉ, en grande difficulté. Dynamique FC, dernier malgré le nul arraché face aux Panthères. Requins de l’Atlantique, toujours sous pression, à un point du maintien. Le président des Panthères, Radji Soumanou, devra donc vite réagir lors du prochain déplacement à Comè face à Énergie. La lutte pour la montée reste ouverte, et chaque point compte dans ce sprint final. Cette 24ᵉ journée confirme que la Ligue 2 est plus indécise que jamais. Entre ambitions de montée et lutte pour le maintien, le suspense reste entier et promet une fin de saison haletante. Pascal Toffodji
Lancement du Certificat de qualification aux métiers : Plus de 38 500 candidats planchent dans 126 métiers.
Du 20 au 25 avril 2026, plus de 38 500 candidats répartis dans 126 métiers et 8 branches professionnelles composent l’examen du Certificat de qualification aux métiers (Cqm). Le lancement officiel s’est tenu au lycée technique de Kpondéhou, à Akpakpa (Cotonou), en présence des autorités et encadreurs, marquant une étape décisive pour la formation professionnelle au Bénin. Par la Rédaction « Chers candidats, vous incarnez l’avenir des métiers et le savoir-faire » déclarait Garba Ayouba, le directeur de cabinet du Ministère des enseignements secondaires, de la formation technique et professionnelle (Mesftp) pour mettre les candidats en condition. Au total, 38 507 candidats sont inscrits cette année à l’examen du Cqm. Ils proviennent de 126 corps de métiers regroupés en 8 branches professionnelles et répartis dans 109 centres sur tout le territoire. Cet examen constitue une étape décisive pour des milliers de jeunes en formation professionnelle, qui voient dans le Cqm une véritable passerelle vers l’emploi et la reconnaissance officielle de leurs compétences. La session 2026 accorde une attention particulière à deux catégories de candidats : les personnes en situation de handicap, bénéficiant de dispositifs adaptés et les candidats présentés par l’Agence pénitentiaire du Bénin, offrant une seconde chance à ceux en réinsertion. Au nom des trois ministères impliqués dans l’organisation de l’examen, le représentant du ministre de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle a insisté sur la portée de cet examen. Garba Ayouba, a rappelé la portée de cet examen. A en croire ses explications il vise à valoriser les métiers de l’artisanat, garantir la reconnaissance des compétences issues de l’apprentissage, améliorer l’employabilité des jeunes et assurer une meilleure adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail. Pour les candidats, le Cqm est bien plus qu’un examen. « Le Cqm que je passe aujourd’hui peut m’ouvrir des portes. Il peut m’aider à trouver très vite du travail. » Avec des équipements modernes et un encadrement renforcé, cette session illustre la volonté du Bénin de bâtir une jeunesse qualifiée et compétitive. Le Cqm rénové, instauré depuis six éditions, est conçu pour répondre aux réalités du marché de l’emploi. Il ambitionne de : valoriser les métiers techniques et artisanaux, offrir de nouvelles perspectives professionnelles, contribuer à la croissance économique par une main-d’œuvre qualifiée. Dans un climat de sérénité au niveau du Zou En somme, le lancement du CQM 2026 marque une étape majeure dans la politique de formation professionnelle du Bénin. Plus qu’un diplôme, il est un levier d’insertion et de dignité pour des milliers de jeunes et de travailleurs en quête de reconnaissance.
En vision officielle en Angola : Le Pape Léon XIV appelle à résister à la corruption.
Au troisième jour de sa visite en Angola, le pape Léon XIV a été accueilli le lundi 20 avril dans une ferveur populaire a Saurimo, une région enclavée située a plus de 800 km de Luanda. Devant des milliers de fidèles, le chef de l’église catholique a insisté sur la nécessité de résister à la corruption, tout en apportant son soutien aux plus vulnérables. En visite dans l’est du pays, le souverain pontife a été accueilli par une foule enthousiaste. Il a exhorté les fidèles à lutter contre le fléau de la corruption et a rendu visite à des personnes âgées défavorisées. Saurimo, voisine des zones diamantifères du nord-est, est une province longtemps marginalisée. L’arrivée du souverain pontife y revêt une portée particulière, marquant une reconnaissance pour cette région éloignée de la capitale. En milieu de matinée, le Pape a visité une structure accueillant une soixantaine de personnes âgées, abandonnées par leurs familles ou victimes de violences. Antonio Joaquin, 72 ans, a témoigné devant lui : « Votre présence dans ce foyer est une bénédiction de Dieu. » Devant les fidèles, le Pape Léon XIV a rappelé que la corruption est un fléau qui fragilise les sociétés et prive les populations de justice et de dignité. Son appel résonne particulièrement dans une région où les ressources naturelles, notamment les diamants, sont souvent sources de tensions et d’inégalités. C.Z
Arrestation de Kemi Seba en Afrique du Sud : Le Bénin prépare une demande d’extradition.
Le 13 avril 2026, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kemi Seba, a été interpellé à Pretoria par la Direction des enquêtes criminelles prioritaires sud-africaines. Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a, dans une déclaration de presse, confirmé que l’arrestation fait suite à deux mandats délivrés en 2025 et prépare désormais une demande d’extradition vers le Bénin. Arrêté en Afrique du Sud, le militant béninois fait l’objet de deux mandats d’arrêt émis par la Criet pour blanchiment de capitaux, apologie de crime, incitation à la haine et à la violence. Ces mandats ont conduit la Criet à saisir officiellement les autorités judiciaires sud-africaines pour une arrestation provisoire. Le procureur spécial a précisé que la demande d’extradition est en cours de préparation : « Il s’agit d’une procédure essentiellement judiciaire, préparée, transmise et examinée par les autorités judiciaires de l’État requérant et de l’État requis. Les autorités politiques n’interviennent à ce stade que pour assurer la transmission des demandes par voie diplomatique. » Il a également salué le professionnalisme des autorités sud-africaines dans la lutte contre la criminalité. La demande d’extradition s’inscrit dans le cadre des conventions multilatérales auxquelles le Bénin et l’Afrique du Sud sont parties. Pour l’heure, Kemi Seba est placé en détention provisoire en Afrique du Sud, en attendant la suite de la procédure. Cette affaire marque une étape importante dans la coopération judiciaire internationale et met en lumière la volonté du Bénin de poursuivre les infractions économiques et les discours incitant à la haine. Pascal Toffodji
Audience à l’Assemblée nationale : Le Bénin et la Turquie renforcent leur coopération.
Au palais des gouverneurs à Porto-Novo, le président de l’Assemblée nationale du Bénin a accueilli, le lundi 20 avril 2026, l’ambassadeur de Turquie, Mesut Koç. Cette rencontre a permis de revisiter les liens politiques déjà solides entre Cotonou et Ankara et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs clés tels que la santé, le textile et le tourisme. Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamè Djogbénou, a reçu en audience l’ambassadeur de Turquie près le Bénin. Les deux personnalités ont passé en revue l’état actuel des relations bilatérales et ont exprimé leur volonté commune de les renforcer. À sa sortie d’audience, l’ambassadeur Mesut Koç a déclaré : « Nous avons transmis la lettre de félicitations du président de l’Assemblée nationale de la Turquie. Nous avons souligné qu’il existe un bon lien politique entre nos deux pays et qu’il est temps d’augmenter la coopération dans le domaine de l’économie, de la culture et de l’aspect humain. Particulièrement, nous avons mentionné la santé, le textile et le tourisme. » Cette rencontre illustre la volonté des deux nations de consolider leurs relations diplomatiques et de les élargir à des secteurs stratégiques. Le Bénin et la Turquie entendent ainsi bâtir un partenariat gagnant-gagnant, au service du développement et du rapprochement des peuples. C.Z
Abomey-Calavi : un camion transportant des cartons d’allumettes prend feu à l’échangeur de Godomey
Un incendie s’est déclaré ce mardi 21 avril 2026 au niveau de l’échangeur de Godomey, dans la commune d’Abomey-Calavi, impliquant un camion remorque chargé de boîtes d’allumettes. La Rédaction Aux environs de midi, les flammes se sont déclenchées, suscitant une vive inquiétude chez les riverains ainsi que chez les usagers de la route. Selon les témoignages recueillis sur place, le véhicule, en provenance d’Abomey-Calavi, se dirigeait vers Cotonou au moment des faits. La nature hautement inflammable de la cargaison a favorisé une propagation rapide du feu, compliquant les opérations d’intervention. Le conducteur a toutefois réussi à immobiliser le camion et à s’en extraire à temps, évitant ainsi le pire. Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rapidement rendus sur les lieux afin de maîtriser le sinistre. D’après les mêmes sources, ils étaient encore en pleine intervention aux alentours de 12h50, face à l’ampleur de l’incendie. Cet incident a également entraîné des perturbations de la circulation, notamment sur l’axe reliant Abomey-Calavi à Cotonou. Grâce à la promptitude et au professionnalisme des agents de la Police républicaine, la circulation, fortement perturbée au départ, a progressivement repris.
Chiens errants à Parakou : Une menace qui vire au drame.
Le drame survenu à Sinagourou, l’un des quartiers du premier arrondissement de Parakou, illustre avec brutalité les dangers liés à la présence incontrôlée des chiens errants dans les zones urbaines. Un jeune motocycliste d’une vingtaine d’années a été grièvement blessé après avoir percuté un camion en stationnement, alors qu’il tentait d’échapper à une meute de chiens. Peu avant 6 heures du matin, le jeune homme circulait à moto lorsqu’il a été pris en chasse par plusieurs chiens. Dans sa fuite, il a perdu le contrôle de son engin et s’est violemment encastré contre un camion garé en bordure de route. Le choc a été si brutal que la victime a dû être évacuée d’urgence vers le Chud-Borgou. Son état reste préoccupant, même si son pronostic vital n’est pas engagé pour l’instant. Cet accident relance le débat sur la gestion des chiens errants, dont la présence croissante dans les quartiers constitue une menace pour la sécurité des habitants. Au-delà des risques de morsures ou de transmission de maladies, ces animaux provoquent des situations de panique pouvant déboucher sur des accidents graves, comme celui de Sinagourou. Les riverains, choqués par l’incident, interpellent les autorités municipales et sanitaires sur l’urgence d’un plan de régulation. La capture, la vaccination et la mise en fourrière des chiens errants apparaissent comme des mesures indispensables pour protéger les usagers et restaurer la sérénité dans les quartiers. L’accident de Parakou n’est pas un fait isolé : il révèle une faille dans la gestion urbaine et la sécurité publique. Tant que le problème des chiens errants restera sans solution, les routes et les quartiers continueront d’être des zones à risque. Pascal Toffodji
Chargements hors parcs à Bohicon : Ferdinand Bokossa lance l’offensive contre l’anarchie.
Le désordre dans le transport urbain à Bohicon vit ses dernières heures. Dans un communiqué officiel, le maire Ferdinand Bokossa a annoncé une série de mesures strictes pour mettre fin aux pratiques anarchiques qui paralysent la circulation et mettent en danger les usagers. Désormais, toute montée ou descente de passagers en dehors des gares et espaces aménagés est formellement interdite. Chauffeurs, rabatteurs et usagers sont prévenus. Les contrevenants seront immédiatement interpellés et sanctionnés. Cette décision vise à restaurer la discipline dans une ville carrefour où le transport informel a longtemps dicté sa loi. Les conducteurs de poids lourds sont également ciblés. La Mairie exige qu’ils utilisent exclusivement le parking dédié, désormais opérationnel, et bannit tout stationnement anarchique sur les axes publics. Objectif, désengorger les routes et réduire les risques d’accidents liés aux manœuvres dangereuses. Au-delà de la répression, cette initiative traduit une volonté politique de moderniser Bohicon et d’accompagner son expansion économique. En rétablissant l’ordre dans le transport, la mairie entend sécuriser les usagers, fluidifier la circulation et renforcer l’image d’une ville en mutation. Le maire Ferdinand Yaou Bokossa en appelle enfin à la responsabilité collective. Pour lui, cette réforme n’est pas une simple mesure administrative, mais un acte de gouvernance visant à protéger les citoyens et à préparer Bohicon à devenir un véritable hub économique régional. C.Z