Chaque 28 mai, la communauté internationale consacre une journée à la santé sexuelle et reproductive, avec un accent particulier sur l’hygiène menstruelle. Cette année, le médecin Dr Urbain Ahouayito, a choisi d’aller à la rencontre des adolescentes. Aux côtés de Dorcas Quenum, infirmière spécialiste du Droit à la santé sexuelle et reproductive (Dssr), et Lydie Alexia Wussu, juriste et vice-présidente de l’Association des jeunes juristes du Bénin, les échanges ont permis de lever le voile sur un sujet souvent entouré de mythe. Dans le cadre de la journée mondiale de la santé sexuelle et reproductive Dr Urbain Ahouayitoa réuni une centaine d’adolescentes pour parler sans détour des règles, de leurs symptômes et des bonnes pratiques d’hygiène. Une initiative qui vise à transformer la perception de ce phénomène naturel et à protéger la santé des jeunes filles. Les règles, explique le médecin, sont un écoulement périodique de sang et de muqueuse utérine qui survient entre la puberté et la ménopause. Elles durent en moyenne de 3 à 7 jours et reviennent tous les 28 jours. Ce processus physiologique n’est pas une maladie, mais il peut s’accompagner de symptômes tels que les crampes abdominales, les maux de tête, les douleurs aux seins, la fatigue ou nausées. Si ces manifestations deviennent intenses et persistantes, il est recommandé de consulter un professionnel de santé. Selon lui, le cycle menstruel, d’une durée moyenne de 28 jours, débute au premier jour des règles et se termine la veille des prochaines. Sa gestion repose sur l’utilisation de matériels de protection adaptés : externes ou internes, réutilisables ou jetables, qu’il convient de changer régulièrement, toutes les quatre heures environ. « L’hygiène menstruelle est une question de dignité et de santé. Une mauvaise pratique peut entraîner infections et désagréments.», insiste Dr Ahouayito Les recommandations pratiques Intervenant lors de cette séance, Dorcas Quenum et Lydie Alexia Wussu ont rappelé quelques règles simples mais cruciales. Elles recommandent aux adolescentes de : laver la vulve à l’eau et au savon doux au moins deux fois par jour ; changer quotidiennement de sous-vêtements et renouveler les protections hygiéniques ; privilégier des sous-vêtements en coton, non serrés ; s’essuyer de l’avant vers l’arrière après les besoins ; maintenir les toilettes propres ; boire beaucoup d’eau, manger équilibré et pratiquer une activité physique légère puis dormir suffisamment pour réduire la fatigue. À l’inverse, il est déconseillé d’utiliser des produits parfumés pour la toilette intime ou de laver l’intérieur du vagin, pratiques qui perturbent la flore et favorisent les infections. Au-delà des conseils pratiques, cette séance de sensibilisation a permis de rappeler que les règles ne doivent pas être source de honte. Les adolescentes ont été encouragées à parler, à demander de l’aide en cas de besoin et à considérer leur corps avec respect. En donnant la parole aux jeunes filles et en les outillant pour mieux vivre leurs menstruations, le médecin et ses partenaires contribuent à bâtir une société où la santé menstruelle est reconnue comme un droit fondamental. Zéphirin Toasségnitché
Ecole primaire publique de Sozon dans le Commune de Djidja : Une alimentation équilibrée est prônée pour la réussite scolaire.
À l’école primaire publique de Sozon, dans l’arrondissement de Oungbèga, Commune de Djidja, la cantine scolaire ne se contente pas de remplir les ventres. Elle nourrit aussi les esprits. Sous la direction de Mafoya Aïkpé, l’établissement applique rigoureusement les principes d’une alimentation saine et équilibrée, convaincu qu’un enfant bien nourri apprend mieux. « Donner la craie ne sert à rien si le ventre est vide ou mal rempli », rappelle Mafoya Aïkpé, directeur de l’Ecole primaire publique (Epp) de Sozon. Pour lui, la nutrition est aussi essentielle que l’enseignement. À Sozon, chaque repas respecte la règle des quatre quarts. C’est-à-dire la moitié du plat est composée de féculents (riz, maïs, igname) pour l’énergie, un quart contient des protéines (niébé, poisson, œufs) pour la croissance et le second quart est réservé aux fruits et légumes, sources de vitamines et de sels minéraux. Le tout accompagné d’un verre d’eau potable. Un geste simple mais vital pour la santé des enfants. Mafoya Aïkpé insiste sur trois principes fondamentaux tels que la variété, la modération et la régularité. D’après les détails du directeur, chaque enfant mange un peu de tout, car aucun aliment n’est complet à lui seul. Il évite les excès, même des bons plats, puis respecte les horaires des repas pour maintenir l’équilibre du corps. « Plus ton plat a de couleurs, plus il contient de nutriments », souligne-t-il, rappelant que la diversité alimentaire est la clé d’une bonne santé. Ainsi, les effets sont visibles. Les élèves sont plus concentrés, moins somnolents en classe et plus assidus. Une bonne nutrition favorise du coup la croissance, renforce l’immunité et améliore les résultats scolaires. L’école publique de Sozon montre que l’éducation passe aussi par l’assiette. En alliant pédagogie et nutrition, Mafoya Aïkpé et son équipe prouvent qu’un repas équilibré est la première leçon du succès. Zéphirin Toasségnitché
Fenêtre FIFA 2026 : Les Éperviers du Togo déplument les Guépards du Bénin.
Les Guépards du Bénin affrontaient les Éperviers du Togo ce mardi soir au Maroc dans le cadre des Journées FIFA, qui offrent aux différentes sélections l’occasion de disputer des matchs amicaux afin de se préparer aux prochains défis qui les attendent. À l’arrivée, ce sont les poulains du sélectionneur togolais Patrice Neveu qui se sont imposés sur le score sans appel de 5 buts à 1, avec en prime un carton rouge. Pourtant, ce sont les Béninois qui ont ouvert le score dès la 7e minute de jeu grâce à Félipé Santos, servi par Saïd Ngombi. Mais la suite de la rencontre n’a pas été favorable aux hommes du technicien franco-allemand Gernot Rohr, incapables de contenir les assauts d’un adversaire plus en forme et plus entreprenant dans le jeu. Cette lourde défaite intervient à quelques mois du début des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2027, prévues pour septembre prochain. Le Bénin évoluera dans le groupe F aux côtés du Burkina-Faso, de la Mauritanie et de la République centrafricaine. Même s’il est vrai que plusieurs cadres de la sélection n’ont pas effectué le déplacement au Maroc pour diverses raisons, cette désillusion face au Togo suscite des inquiétudes. En effet, les nouveaux joueurs appelés en sélection, qui auraient dû profiter de l’absence des titulaires pour s’imposer, n’ont pas vraiment convaincu, à l’exception de quelques joueurs locaux qui se sont illustrés dans le jeu. Gernot Rohr a donc du pain sur la planche. D’ailleurs, cette contre-performance des Guépards pourrait relancer les interrogations sur son avenir à la tête de la sélection, alors que son contrat approche de son terme. Pascal Toffodji
Département du Zou : Laurent Zomaï prend service ce mercredi 10 juin.
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéou, a adressé le 9 juin 2026 un message radio au préfet du département du Zou pour fixer au mercredi 10 juin 2026 la cérémonie de passation de charges entre le préfet entrant Laurent Dhossou Zomaï et le préfet sortant. La cérémonie, prévue de 10 heures à 11 heures à la préfecture d’Abomey, se tiendra sous la présidence du ministre, en présence du secrétaire général du ministère et du directeur des collectivités territoriales. Ce message du ministre intervient après un premier report survenu le vendredi 5 juin 2026, date initialement prévue pour l’installation du nouveau préfet. Ce jour-là, alors que les agents de la préfecture d’Abomey s’étaient mobilisés pour accueillir le nouveau responsable, la cérémonie avait été annulée à la dernière minute. Ni Laurent Dhossou Zomaï ni le préfet sortant Valère Daniel Sètonnougbo n’avaient effectué le déplacement. Aucune raison officielle n’avait été avancée pour justifier ce report. Le report du 5 juin coïncidait avec une procédure judiciaire en cours impliquant Laurent Dhossou Zomaï. L’intéressé avait introduit un recours devant la Cour suprême contre une décision de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) du 16 avril 2026 qui l’excluait de la commande publique pendant cinq ans et son établissement Zom-Espace pendant deux ans. Le 5 juin, la Cour suprême lui avait accordé le sursis à l’exécution de cette décision. Le lundi 8 juin, elle a statué au fond et annulé la sanction de l’Armp, au motif que l’autorité de régulation n’avait pas respecté le délai légal de sept jours imposé lors d’une auto-saisine en matière de marchés publics, selon le quotidien. C’est le lendemain de cet arrêt, soit le 9 juin, que le ministre Yahouédéou a transmis le message radio fixant la nouvelle date de passation. La cérémonie d’installation de Laurent Dhossou Zomaï à la tête de la préfecture du Zou est donc attendue ce mercredi 10 juin 2026 à Abomey. Les raisons du blanchiment de Laurent Zomaï par la Cour suprême La Cour suprême du Bénin a annulé ce lundi 8 juin 2026 la décision de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) qui excluait Laurent Dhossou Zomaï de la commande publique pendant cinq ans et son établissement Zom-Espace pendant deux ans. La haute juridiction a statué au fond sur le recours introduit par l’opérateur économique contre la décision n°2026-039/ARMP/Cr/Cd/Crd/Sp/Dra/Sa du 16 avril 2026. L’Armp avait reproché à Laurent Dhossou Zomaï d’avoir présenté une autorisation de fabricant non authentique dans le cadre d’une procédure de demande de renseignement et de prix portant sur l’acquisition de matériels et mobiliers de bureau au profit du ministère de la Justice et de la Législation en 2025. La Cour suprême a écarté cette sanction au motif que l’ARMP n’avait pas respecté le délai légal de sept jours qui lui est imposé lorsqu’elle décide de s’autosaisir d’une procédure en matière de marchés publics. Ce vice de forme a suffi à fonder l’annulation. Laurent Dhossou Zomaï était représenté par Me Aziz Onifadé, l’Armp par Me Paul Avlessi. Les débats ont été brefs, la procédure devant la Cour suprême étant essentiellement écrite. Dès le vendredi 5 juin, la Cour avait accordé à l’opérateur le sursis à l’exécution de la décision querellée dans l’attente de l’examen au fond, qui a été vidé trois jours plus tard. L’heure de la prise de fonction a sonné Cet arrêt intervient dans un contexte particulier pour Laurent Dhossou Zomaï. Nommé préfet du Zou par décret en Conseil des ministres le 3 juin 2026, il devait prendre ses fonctions le vendredi 5 juin à Abomey. La cérémonie de passation avait été annulée à la dernière minute, sans explication officielle, alors que les agents de la préfecture s’étaient mobilisés pour l’accueillir. Ni le nouveau préfet ni son prédécesseur, Valère Daniel Sètonnougbo, n’avaient effectué le déplacement. L’annulation de la sanction de l’Armp par la Cour suprême lève désormais l’obstacle juridique qui pesait sur sa prise de fonction. La date de la cérémonie de passation de service à la préfecture du Zou n’avait pas encore été fixée à l’heure de la publication de cet article. C.Z
Vente à la sauvette autour du marché moderne d’Abomey : Emmanuel Azélokonon appelle les commerçants à quitter l’informel.
Malgré les milliards investis par le gouvernement pour offrir aux commerçants un cadre moderne et sécurisé, la vente à la sauvette persiste autour du marché moderne d’Abomey. Le chef d’arrondissement de Hounli, Emmanuel Azélokonon, déplore cette situation et invite les marchands à regagner les installations, assurant que des mesures sont en cours pour alléger leurs difficultés. Depuis l’ouverture du marché moderne d’Abomey, la vente à la sauvette s’est imposée comme une réalité quotidienne. De nombreux commerçants ont préféré rester mobiles dans leurs activités, évoquant notamment le coût jugé trop élevé des boutiques et des places. Une situation que le chef d’arrondissement de Hounli, Emmanuel Azélokonon, considère comme déplorable. « Le gouvernement a investi des milliards pour construire ce marché. On ne peut pas l’abandonner », martèle-t-il. Selon lui, l’abandon des infrastructures au profit de la vente informelle risque de décourager ceux qui ont contribué à la réalisation de ce projet. Membre du comité de gestion du marché, Azélokonon dit comprendre les difficultés rencontrées par les commerçants, mais les exhorte à s’installer dans les locaux. Il assure que les autorités supérieures sont à l’écoute et travaillent à des solutions pour améliorer la situation. « Les prix pratiqués ne visent pas à créer de la souffrance, mais à entretenir la sécurité, la propreté et le fonctionnement du marché », explique-t-il. Le responsable rappelle que l’investissement consenti par le gouvernement chinois pour la construction du marché moderne vise à offrir aux fils et filles d’Abomey un cadre digne et confortable. « Ce marché n’a pas été réalisé pour aggraver les souffrances, mais pour les amoindrir », insiste-t-il, invitant les commerçants à regagner les installations afin de préserver l’esprit et l’objectif de ce projet. Zéphirin Toasségnitché
Bénin–Sénégal : Wadagni trace les axes forts de la coopération.
Le chef de l’Etat béninois, Romuald Wadagni a poursuivi sa visite diplomatique en Afrique de l’Ouest. Après le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso, le Togo et la Côte d’Ivoire la semaine dernière, le président béninois a effectué, ce 9 juin 2026, une visite d’amitié et de travail à Dakar. Voici les principaux points à retenir de cette étape sénégalaise. Wadagni chez Diomaye Faye. Dans l’optique de dynamiser les relations diplomatiques avec les pays de la sous-région, le chef de l’Etat béninois, Romuald Wadagni est allé, ce mardi 9 juin 2026 à Dakar. À son arrivée à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor, il a été accueilli avec les honneurs par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Un geste protocolaire qui témoigne de l’importance accordée à cette visite et de la qualité des relations entre Cotonou et Dakar. 1. L’économie et les investissements au cœur des échanges Selon le compte rendu fait par les services de la présidence, les deux chefs d’État ont débuté leurs discussions par un entretien en tête-à-tête avant de poursuivre les travaux avec leurs délégations respectives au Palais de la République.Au menu des échanges : le renforcement de la coopération bilatérale, les perspectives économiques et financières ainsi que les opportunités de partenariat entre les deux pays. L’objectif affiché est de donner un nouvel élan aux relations bénino-sénégalaises. 2. Une même vision sur les défis régionaux Les questions sécuritaires et politiques ont également occupé une place importante dans les discussions. Face aux défis auxquels l’Afrique de l’Ouest est confrontée, les présidents Romuald Wadagni et Bassirou Diomaye Faye ont mis l’accent sur le dialogue, la coopération et la solidarité entre les États de la sous-région. Cette convergence de vues traduit une volonté commune de préserver la stabilité régionale et de favoriser un développement partagé. 3. La diplomatie comme priorité du nouveau président béninois Cette visite s’inscrit dans une offensive diplomatique plus large engagée depuis l’entrée en fonction de Romuald Wadagni. En multipliant les rencontres avec ses homologues ouest-africains, le chef de l’État béninois entend renforcer l’intégration régionale, consolider les partenariats stratégiques et promouvoir les intérêts du Bénin au sein de l’espace ouest-africain. Pascal Toffodji
Assainissement du grand centre commercial de Bohicon : Le grand marché se refait une beauté.
À l’aube, balais et brouettes en main, des dizaines d’hommes et de femmes s’activent dans le marché de Bohicon. L’opération d’assainissement, née d’une prise de conscience collective, transforme peu à peu ce haut lieu d’échanges en un espace plus sain et accueillant. Tout est parti d’une image peu reluisante. «Lors des dernières élections municipales, des visiteurs ont pointé du doigt les tas d’ordures entassés le long des rails de l’Ocbn, notamment vers Carrefour Zakpo. Les enquêtes menées par la Mairie et la Ccz ont révélé que la majorité de ces déchets provenaient du marché central.», raconte Florent Agoussonou, président du collectif des structures de pré-collecte d’ordures de Bohicon. De là est née l’idée d’une opération ciblée pour endiguer le problème. Depuis deux semaines, dès 4 heures du matin, une soixantaine de personnes se déploient pour balayer et nettoyer les allées du marché. À 8 heures, le site est déjà métamorphosé. Les commerçantes peuvent s’installer dans un environnement propre, sans avoir à balayer elles-mêmes leur espace. L’ambiance est studieuse mais aussi conviviale, chacun conscient de contribuer à l’image de la ville carrefour. Pour soutenir l’opération, une contribution symbolique de 50 francs CFA par jour est demandée à chaque usager. « Ce n’est pas grand-chose, mais c’est indispensable pour pérenniser l’action », explique Florent Agoussonou, président du collectif des structures de pré-collecte. Cette somme permet de financer les outils, rémunérer les équipes et garantir la continuité du nettoyage. Les résultats sont déjà visibles : moins d’ordures le long des rails, un environnement plus agréable autour du Carrefour Zakpo et dans les quartiers proches du marché. Mais au-delà de l’effet immédiat, l’initiative porte un message fort : la propreté est l’affaire de tous. Florent Agoussonou appelle chaque citoyen à accompagner l’effort, pour que Bohicon devienne une référence en matière de civisme et d’assainissement. Zéphirin Toasségnitché
Retour triomphal des pèlerins béninois du Hadj 2026 : Entre foi, gratitude et fierté nationale.
Les premiers pèlerins béninois ayant accompli le cinquième pilier de l’islam sont de retour au pays. Accueillis dans la nuit de vendredi 05 juin 2026, à l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin, ces fidèles désormais titulaires du titre honorifique de El Hadj ou Hadja témoignent d’une expérience spirituelle et organisationnelle réussie. Le premier vol du convoi a atterri à 22h15. Après les formalités d’usage, les pèlerins ont été conduits sous escorte sécuritaire vers le site du Hadj à Akpakpa, où les attendait l’équipe d’organisation. Sourires, chants et prières ont marqué cette arrivée, symbole d’un pèlerinage accompli dans la sérénité. « En général, tout s’est très bien passé. Nous avons prié pour le Bénin et pour le président », confie El Hadj Sidi Abdoulaye Moumouni, visiblement ému. Les témoignages convergent : le gouvernement béninois a su offrir des conditions exemplaires aux pèlerins. « L’accueil, les hôtels, les tentes… tout était impeccable. Franchement, le Bénin s’est distingué », souligne El Hadj Soumanou Karim Djibrila, chef d’arrondissement de Kokibouro (Banikouara). Même satisfaction du côté de Hadja Adam Fatima, qui salue « l’attention et la bienveillance du président depuis le départ jusqu’au retour ». Ce retour marque le début d’une période de réjouissance pour ces fidèles revenus sains et saufs. Entre retrouvailles familiales et prières de gratitude, l’émotion est palpable. Les prochains convois sont attendus dans les jours à venir, dans le même esprit d’organisation et de ferveur. Le Hadj 2026 restera dans les mémoires comme une édition réussie, où foi, discipline et efficacité administrative se sont conjuguées pour offrir aux pèlerins béninois une expérience spirituelle inoubliable. Zéphirin Toasségnitché
Installation des nouveaux préfets des départements : Gilbert Déou Malè prend officiellement les rênes du Littoral.
La préfecture du Littoral a connu une nouvelle page de son histoire administrative avec la passation de charge entre Alain Orounla et Gilbert Déou Malè. C’était le vendredi 05 juin 2026, à la préfecture de Cotonou. Une cérémonie sobre mais pleine d’émotion, présidée par le ministre de la Décentralisation, Janvier Yahouédéou, en présence du personnel préfectoral. Le préfet sortant, Alain Orounla, a exprimé sa profonde gratitude à ses collaborateurs et à l’ancien chef de l’Etat, Patrice Talon, pour lui avoir permis d’enrichir ses expériences. « Nous partons avec la fierté d’avoir servi, d’avoir traversé des épreuves et d’avoir apporté notre modeste contribution au développement du Littoral », a-t-il déclaré avec émotion. Son mandat aura été marqué par une gestion rigoureuse et une proximité constante avec les acteurs locaux, laissant derrière lui des acquis salués par tous. Le nouveau préfet, Gilbert Déou Malè, a pris la mesure de ses responsabilités et s’est engagé à poursuivre et renforcer les acquis de son prédécesseur. «Notre ambition commune doit rester celle de relever tous les défis de développement qui attendent notre département. Seul, je ne pourrai pas réussir ; c’est ensemble que nous y parviendrons », a-t-il lancé à l’ensemble du personnel. Son discours, empreint d’humilité et de détermination, traduit une volonté de gouvernance participative et de service public exemplaire. Le ministre Janvier Yahouédéou a rappelé au nouveau préfet les valeurs cardinales de l’administration publique que sont : la loyauté, l’honnêteté, la diligence et l’impartialité. Il l’a exhorté à travailler « au-delà des attentes » pour concrétiser le Programme d’action du Gouvernement porté par le président Romuald Wadagni dans le département du Littoral. Avec ses enjeux économiques et urbains majeurs, le Littoral demeure un pilier du développement national. La nouvelle équipe préfectorale entend y insuffler une dynamique de rigueur, de proximité et d’efficacité pour répondre aux aspirations des populations. C.Z
Coupe du monde 2026 : L’Amérique du Nord au cœur de la planète football.
À quatre jours du coup d’envoi de la Coupe du monde de la FIFA 2026, l’effervescence gagne la planète entière. Pour la première fois, trois pays : les États-Unis, le Mexique et le Canada co-organisent une phase finale historique réunissant 48 nations, dont 10 africaines. Un événement mondial aux enjeux sportifs, économiques et médiatiques considérables. Douze ans après le Brésil, le continent américain retrouve la fièvre du Mondial. Cette 32ᵉ édition marque une révolution dans le format : 48 sélections au lieu de 32, trois nations hôtes et une couverture médiatique sans précédent. La FIFA promet une compétition « plus inclusive et plus spectaculaire », portée par un hymne officiel interprété par Shakira et Burna Boy, symbole de la diversité culturelle du football mondial. À l’université de Parakou, l’impatience est palpable. Les étudiants se préparent à vivre un mois de passion et de partage : « La Coupe du Monde, c’est quelque chose qui intéresse tous les jeunes. Moi, je veux que toutes les équipes donnent tout », confie un supporter enthousiaste. Chacun affiche son favori : Portugal, France, Espagne, Brésil ou Argentine. Les géants du football mondial sont attendus, mais les sélections africaines entendent bien bousculer la hiérarchie. Dix nations africaines seront au rendez-vous : Sénégal, Ghana, Côte d’Ivoire, Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Rdc, Afrique du Sud et Cap-Vert, ce dernier disputant son premier Mondial. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, salue cette montée en puissance : « Les pays africains ont montré des résultats exceptionnels, à commencer par le Maroc en demi-finale. Cette Coupe du Monde promet des matchs inoubliables. » Le milieu sénégalais Pape Guéye affiche l’ambition du continent : « L’objectif, c’est de la gagner. Nous avons plus d’expérience et une nouvelle génération prête à aller le plus haut possible. » Cette édition pourrait être la dernière pour plusieurs icônes du football : Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Neymar, Sadio Mané, Mohamed Salah ou Riyad Mahrez. Ensemble, ils totalisent 13 Ballons d’Or et incarnent une génération dorée qui s’apprête à tirer sa révérence sur la plus grande scène du sport. Les supporters africains croient en leurs chances. Monique Della, fan congolaise, affiche sa confiance : « Il n’y a pas de complexe. Le Congo peut battre le Portugal. Le Cameroun a battu l’Argentine de Maradona, pourquoi pas nous ? » Le sélectionneur des Guépards, Edmé Kodjo, appelle à une approche tactique moderne : « Nos équipes doivent savoir accélérer, garder le ballon, harceler et presser. Le danger doit venir de partout, pas d’un seul joueur. » Le match d’ouverture opposera l’Afrique du Sud au Mexique, symbole fort d’un continent africain prêt à écrire une nouvelle page de son histoire footballistique. Entre ferveur populaire, enjeux économiques et rêves de gloire, la Coupe du Monde 2026 s’annonce comme la plus vaste et la plus vibrante jamais organisée. Pascal Toffodji