La Cour constitutionnelle du Bénin a proclamé hier jeudi 16 avril 2026 les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 12 avril. Romuald Wadagni est officiellement élu président avec 94,27 % des suffrages, succédant à Patrice Talon au terme de ses deux mandats constitutionnels.
Avec plus de 4,5 millions de voix, Romuald Wadagni s’impose largement face à son challenger Paul Hounkpè, crédité de 5,73 %. Ce score, inédit par son ampleur, traduit un consensus politique et social autour de sa candidature. Le taux de participation, évalué à 63,55 %, confirme une mobilisation significative des électeurs. La Cour constitutionnelle a précisé que les irrégularités relevées n’étaient pas de nature à remettre en cause la régularité du scrutin. Les observateurs de la Cédéao ont également validé le processus, soulignant son caractère apaisé. Cette transition, dans un contexte régional marqué par des crises politiques et sécuritaires, renforce l’image du Bénin comme modèle démocratique en Afrique de l’Ouest. À 49 ans, Romuald Wadagni devient le plus jeune président du Bénin depuis la conférence nationale de 1990. Ancien ministre des Finances, il incarne une nouvelle génération de dirigeants africains, porteurs d’une expertise économique et d’une vision modernisatrice. Son mandat, placé sous le signe de l’unité nationale, devra poursuivre et amplifier les réformes initiées par Patrice Talon depuis 2016. La confirmation de Romuald Wadagni ouvre une nouvelle page pour le Bénin, mais aussi pour la sous-région. Son profil technocratique et son orientation vers la rigueur économique pourraient renforcer la coopération avec les partenaires régionaux, notamment le Nigeria, qui a déjà salué son élection. Dans un contexte où la Cédéao herche à consolider sa crédibilité face aux coups d’État et aux tensions politiques, l’arrivée de Romuald Wadagni à la Marina apparaît comme un signal fort de stabilité.
C.Z










