Le 13 avril 2026, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kemi Seba, a été interpellé à Pretoria par la Direction des enquêtes criminelles prioritaires sud-africaines. Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a, dans une déclaration de presse, confirmé que l’arrestation fait suite à deux mandats délivrés en 2025 et prépare désormais une demande d’extradition vers le Bénin.
Arrêté en Afrique du Sud, le militant béninois fait l’objet de deux mandats d’arrêt émis par la Criet pour blanchiment de capitaux, apologie de crime, incitation à la haine et à la violence. Ces mandats ont conduit la Criet à saisir officiellement les autorités judiciaires sud-africaines pour une arrestation provisoire. Le procureur spécial a précisé que la demande d’extradition est en cours de préparation : « Il s’agit d’une procédure essentiellement judiciaire, préparée, transmise et examinée par les autorités judiciaires de l’État requérant et de l’État requis. Les autorités politiques n’interviennent à ce stade que pour assurer la transmission des demandes par voie diplomatique. » Il a également salué le professionnalisme des autorités sud-africaines dans la lutte contre la criminalité. La demande d’extradition s’inscrit dans le cadre des conventions multilatérales auxquelles le Bénin et l’Afrique du Sud sont parties. Pour l’heure, Kemi Seba est placé en détention provisoire en Afrique du Sud, en attendant la suite de la procédure. Cette affaire marque une étape importante dans la coopération judiciaire internationale et met en lumière la volonté du Bénin de poursuivre les infractions économiques et les discours incitant à la haine.
Pascal Toffodji











