À Parakou, les marchés Arzèkè, Guèman, Kpéssou et Rose-Croix bruissent de conversations autour du scrutin du 12 avril dernier. Les commerçantes, principales actrices de ces espaces, ont partagé leurs espoirs et leurs revendications.
Au lendemain de la publication des grandes tendances par la Commission électorale nationale autonome (Céna), les femmes des marchés de Parakou expriment déjà leurs attentes à l’endroit du futur locataire de la Marina.
Alimatou Mama Djougou, revendeuse au marché Arzèkè, résume l’état d’esprit de nombreuses femmes : « Peu importe celui qui gagne, c’est Dieu qui décide. Mais nous voulons un président qui nous aide, qui diminue les prix des boutiques et des hangars, et qui facilite l’accès aux prêts pour que nous puissions avancer. » Zoubérath Ladjali, commerçante, insiste sur la nécessité de renforcer les politiques d’accompagnement : « On remercie notre président actuel, il fait de son mieux. Mais depuis plus de 23 ans, le business ne va pas. Nous espérons que le nouveau président, avec le maire, trouvera des solutions pour nous les femmes du marché. » Entre détermination et foi, les vendeuses expriment un vœu commun : la paix et la tranquillité pour le pays. « Inch Allah, par la grâce de Dieu, le Bénin ne verra pas ce qui le dépasse. Nous voulons un bon président », confient-elles, convaincues que leur mobilisation au scrutin pourra induire un changement qualitatif. Dans les marchés de Parakou, les femmes attendent du nouveau président, dont les premiers résultats donnent Romuald Wadagni en tête, en attendant la certification officielle, des mesures fortes pour soutenir le commerce, alléger les charges et favoriser l’accès au crédit. Plus encore, elles réclament un climat de paix et de stabilité, indispensable à la prospérité de leurs activités et de leurs familles. Ce témoignage collectif illustre la voix des femmes commerçantes, actrices incontournables de l’économie locale, qui espèrent que leur quotidien sera enfin placé au cœur des priorités nationales.
C.Z











