L’utilisation frauduleuse de l’uniforme des conducteurs de taxi-moto de Bohicon par ceux de Za-Kpota risque de prendre une nouvelle tournure dans les tous prochains jours. Le maire de Bohicon, Rufino d’Almeida menace d’interdire de circulation les conducteurs de taxi-moto de Za-Kpota qui porteraient l’uniforme incriminé.
Le conducteur de taxi-moto de Za-Kpota qui porterait encore l’uniforme falsifié de ceux de Bohicon, n’aura plus accès à la circulation dans la ville carrefour. Ainsi décidera le maire de Bohicon si les conducteurs de taxi-moto de Za-Kpota n’obtempèrent pas. Selon le locataire de l’Hôtel de Ville de Bohicon, chaque Communes à ses signes distinctifs. « Les jeunes de Za-Kpota portent la tenue de Bohicon. Ce qui n’est pas normale. Bohicon et Za-Kpota, bien qu’étant des frères ont des signes distinctifs. Nos armoires ne sont pas les mêmes et nos tenues ne sont pas les mêmes. Il n’y a aucune raison pour que les jeunes de Za-Kpota viennent porter la tenue de Bohicon» s’étonne-t-il. Pour lui, c’est inadmissible d’accepter une telle pagaille qui ne fait que trop durer. « J’ai tenté vainement de parler avec mon homologue et frère, le maire de Za-Kpota, à commencer par le préfet Kouton, paix à son âme. Au maire de Za-kpota dervenir à leur tenue initiale. L’actuel préfet a dit la même chose au cours de plusieurs réunions. Mais je note que du côté Za-Kpota, ils font la sourde oreille » regrette l’édile de Bohicon. Mais si le silence devrait continuer, Rufino D’almeida compte prendre ses responsabilités pour protéger les intérêts de sa Commune. « Et si cela devrait continuer je n’aurai d’autre choix que de passer à la vitesse de croisière. Je suis d’abord le maire de Bohicon et je dois défendre les intérêts des Zémidjan de Bohicon. Ainsi, je serai dans la triste obligation d’interdire l’accès de Bohicon aux Zémidjan de Za-Kpota qui porteraient la tenue de Bohicon » a averti l’autorité communale. Qu’il vous souvienne que depuis un certain temps, les conducteurs de taxi-moto de Za-Kpota ont fait le choix d’un nouvel uniforme qui s’apparente à tout point de vue à celui que leurs collègues de Bohicon utilisent depuis des lustres. La même couleur violette est maintenue à la seule différence qu’une bande de couleur rose claire traverse longitudinalement le nouvel uniforme de Za-Kpota et l’épaule. Ce choix, non seulement n’est pas du goût des Zémidjan de Bohicon qui crient à la falsification de leur uniforme mais, crée aussi une terrible confusion dans la tête des clients. «Entre nos collègues de Za-Kpota, c’est l’uniforme qui nous divise. Sinon, il n’y rien.» précise Thomas Hounsou, conducteur de taxi-moto à Bohicon. Pour Emmanuel Tchéhoundjè, président du collectif des Zémidjan de Bohicon, nombreuses plaintes sont enregistrées à leur sièges venant des clients qui confondent les Zémidjan de Bohicon à ceux de Za-Kpota si bien que, si un conducteur de taxi-moto de Za-Kpota crée un désordre quelque part, la faute est imputée à ceux de Bohicon puisqu’ils n’arrivent plus à distinguer les uniformes. «Moi, je suis dans le métier depuis près de 15 ans, Bohicon n’a jamais changé d’uniforme. Que Za-Kpota retourne à son ancien uniforme » recommande Paulin Vissoukpo, conducteur de taxi-moto à Bohicon. «Nous voulons que Za-Kpota nous laisse notre uniforme » insiste un autre. Telle est aussi la résolution du président du collectif des Zémidjan de Bohicon qui a mené en vain des démarches dans ce sens. «Nous avons saisi les autorités et même le préfet en vue de se faire entendre. Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore eu leur retour» confie Emmanuel Tchéhoundjè. Cependant, il ne démord pas. Il appelle les siens à la mobilisation et à la vigilance jusqu’au rétablissent de leurs droits. De même, il invite le maire de Bohicon, le maire de Za-Kpota et le préfet du Zou à prendre à bras le corps cette situation afin qu’elle ne se cristallise point. «Si rien n’est fait, elle pourrait nous conduire dans un décor que nous ne souhaitons pas. Alors j’en appelle à la responsabilité de nos autorités » souligne le président du collectif des Zémidjan de Bohicon.
Pascal Toffodji









