À l’approche des élections législatives et communales de 11 janvier 2026, les principaux partis politiques en lice rivalisent d’efforts pour convaincre les électeurs des 23e et 24e circonscriptions électorales. Pourtant, à Bohicon, Abomey, Djidja ou Agbangnizoun, tout comme à Zogbodomey, Za-Kpota, Covè, Zagnanado et Ouinhi, l’effervescence habituelle des campagnes électorales se fait discrète. Les affiches colorées et les posters géants se font rares. Pas de mégaphones résonnant dans les rues, ni de grands rassemblements sur les places publiques. C’est le constat fait, le mardi 30 décembre 2025, soit cinq jours après le lancement de la campagne.
Les candidats privilégient des rencontres ciblées, loin des traditionnelles manifestations de masse. Alexis Hlannon, rencontré au siège du Bloc progressiste à Zogbodomey, justifie cette approche : « Dans un contexte préélectoral comme le nôtre, une campagne trop visible pourrait exposer nos militants à des intimidations. Nous préférons aller directement vers les électeurs, chez eux ou dans des lieux discrets » Cette discrétion frappe particulièrement à Djidja, où l’Union progressiste a organisé une réunion avec les jeunes. Aucune affiche, aucun slogan, seules les allocutions des responsables, appelant à voter pour le « Baobab », trahissaient la nature politique de l’événement. Parmi les présents, des figures locales, face aux notables et chefs traditionnels. À Abomey, c’est aussi le calme plat. Même scénario dans les autres localités où après les cérémonies de lancement officiel à Zogbodomey puis à Abomey, plus de grand rassemblement. Ces rencontres spontanées, presque clandestines, contrastent avec l’habituel spectacle des campagnes béninoises. S’agit-il d’une stratégie délibérée pour éviter les affrontements, ou le reflet d’un climat politique plus tendu ? Une chose est sûre : les électeurs du Zou devront se contenter, pour cette édition, d’une mobilisation en sourdine.
Zéphirin Toasségnitché










