Quelques jours après les élections législatives et communales organisées le dimanche dernier, la mission d’observation du Consortium panafricain pour la paix (Cpp) a rendu public son rapport préliminaire lors d’un point de presse tenu le mardi 13 janvier à Cotonou.
Le Consortium panafricain pour la paix, qui regroupe plusieurs structures œuvrant pour la démocratie, la bonne gouvernance, le panafricanisme et la lutte contre les effets du changement climatique, est aujourd’hui implanté dans 17 pays africains. Son siège se trouve au Bénin, tandis que sa création a été actée à Bangui, en République centrafricaine. Selon son porte-parole, Cosme Adandozan, le Cpp a mobilisé 19 observateurs électoraux, dont 15 venus de l’étranger et 4 nationaux. Ces derniers ont suivi l’ensemble du processus: de l’ouverture des bureaux de vote au dépouillement, en passant par l’agrégation des résultats.
Constats sur le déroulement du scrutin
Dans une déclaration lue par Soumahoro Manssa, représentant du consortium, la mission a relevé : quelques retards à l’ouverture de certains bureaux de vote, rapidement corrigés grâce à l’intervention de la Commission électorale nationale autonome (Céna), une disponibilité jugée suffisante du matériel électoral dans la majorité des centres visités, la présence dissuasive et rassurante des forces de sécurité, qui a contribué à prévenir toute perturbation majeure, un fort engouement des populations dès les premières heures, marqué par la discipline et la maturité civique, illustrées par des files d’attente ordonnées.
Participation et transparence
La mission a salué une participation appréciable au niveau national, avec une mobilisation notable des femmes et des jeunes. Le secret du vote et le respect du calendrier électoral ont été globalement assurés, témoignant de l’efficacité des campagnes de sensibilisation menées en amont. Elle a également mis en avant la présence d’observateurs nationaux et internationaux, ainsi que la transparence du dépouillement, effectué en présence des membres des bureaux de vote et des représentants des candidats. En définitive, le Consortium panafricain pour la paix estime que les dysfonctionnements relevés sont mineurs et ne remettent pas en cause la crédibilité du scrutin. Il précise toutefois qu’une analyse plus approfondie sera livrée dans son rapport final, après le suivi post-électoral et la proclamation officielle des résultats.
Prisca Ahouassou










