L’année 2025 aura été marquée par un vaste exercice de contrôle du système de santé béninois. L’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars) a conduit des inspections médicotechniques et de sécurité dans 928 établissements sanitaires publics et privés à travers le pays. Les résultats, rendus publics en janvier 2026, révèlent des manquements sérieux ayant, dans certains cas, entraîné des conséquences mortelles pour les patients.
Selon le Dr Valère Goyito, coordonnateur par intérim de la Cellule de contrôle et d’inspection des structures de prestations de soins médicaux, « de janvier à décembre 2025, 928 établissements de santé ont été inspectés, dont 626 publics et 302 privés ». Les inspections ont mis en lumière de nombreuses défaillances, particulièrement dans les services de maternité. Parmi les principaux manquements relevés figurent le défaut de surveillance des patientes, le non-respect des protocoles et recommandations en obstétrique, le mauvais conditionnement de produits sensibles tels que l’ocytocine, ainsi que le non-respect du cahier de charges des sages-femmes. Les contrôleurs ont également constaté la réalisation d’actes médicaux hors du champ de compétence par certaines aides-soignantes.
Des conséquences humaines lourdes
Ces dysfonctionnements ne sont pas restés sans impact. Le bilan humain communiqué par l’Ars fait état de sept décès maternels, dix décès fœtaux ou néonataux, deux décès d’adultes, un décès d’enfant, ainsi qu’un cas de traumatisme urétral grave. Des chiffres qui traduisent, selon les autorités sanitaires, l’urgence de renforcer la qualité et la sécurité des soins dans les établissements de santé. Face à la gravité des constats, l’Autorité de régulation du secteur de la santé affirme avoir engagé des actions correctives. « Les résultats des inspections ont été restitués aux établissements concernés afin de corriger les écarts constatés », a expliqué le Dr Valère Goyito. Ces mesures ont été accompagnées, selon lui, d’un appui technique pour améliorer les pratiques, ainsi que de la fermeture de certains centres jugés non conformes. Au total, 261 établissements de santé ont bénéficié en 2025 d’un accompagnement spécifique en matière de sécurité des patients. À travers ces actions, l’Ars entend instaurer une amélioration durable des pratiques professionnelles et renforcer la confiance des populations dans le système de santé béninois. Ce vaste contrôle met en évidence les défis persistants du secteur, tout en rappelant la nécessité d’une vigilance constante pour garantir des soins sûrs et de qualité sur l’ensemble du territoire national.
Qualité des soins au Bénin
Un constat alarmant après l’inspection de 928 établissements
L’année 2025 a été marquée par une vaste opération de contrôle du système de santé béninois. L’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars) a mené des inspections médicotechniques et de sécurité dans 928 établissements sanitaires, publics comme privés, répartis sur l’ensemble du territoire. Les résultats, rendus publics en janvier 2026, dressent un tableau préoccupant : de graves manquements ont été relevés, certains ayant entraîné des conséquences mortelles pour les patients.
Des défaillances multiples ont été notées, surtout en maternité lors de cette inspection. Selon le Dr Valère Goyito, coordonnateur par intérim de la Cellule de contrôle et d’inspection des structures de soins, 626 établissements publics et 302 privés ont été passés au crible. Les inspections ont mis en évidence de nombreuses failles, particulièrement dans les services de maternité. Il s’agit entre autre du défaut de surveillance des patientes, non-respect des protocoles obstétricaux, mauvais conditionnement de produits sensibles comme l’ocytocine, non-respect du cahier de charges des sages-femmes, actes médicaux pratiqués par du personnel non habilité, notamment des aides-soignantes. Ces dysfonctionnements ont eu des conséquences dramatiques. Le bilan communiqué par l’Ars fait état de: 7 décès maternels, 10 décès fœtaux ou néonataux, 2 décès d’adultes, 1 décès d’enfant, 1 cas de traumatisme urétral grave. Un lourd tribut humain est donc payé par les usagers des formations sanitaires. Ces chiffres traduisent l’urgence de renforcer la qualité et la sécurité des soins dans les structures sanitaires du pays.
Des mesures correctives engagées
Face à la gravité des constats, l’Ars affirme avoir pris des mesures immédiates à savoir : la restitution des résultats aux établissements concernés, l’accompagnement technique pour corriger les écarts, la fermeture des centres jugés non conformes, l’appui spécifique en matière de sécurité des patients pour 261 établissements en 2025. À travers ces actions, l’Ars ambitionne d’instaurer une amélioration pérenne des pratiques professionnelles et de restaurer la confiance des populations dans le système de santé béninois. Ce vaste contrôle met en lumière les défis persistants du secteur, tout en rappelant la nécessité d’une vigilance constante pour garantir des soins sûrs et de qualité sur l’ensemble du territoire national.
C.Z









