Le gouvernement du Bénin a réagi, le mercredi 28 janvier 2026, aux dénonciations relayées sur Facebook au sujet du décès d’une jeune femme au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé (CHUD/Ouémé). L’affaire, largement relayée et commentée en ligne, a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique.
Les dénonciations relayées sur les réseaux sociaux ont trouvé écho jusque dans les hautes sphères de l’État. Lors de son échange habituel avec la presse à l’issue du compte rendu du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a été invité, ce mercredi 28 janvier 2026, à se prononcer sur les graves accusations relatives au décès de la jeune dame. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a assuré que « l’alerte est parvenue jusqu’en haut lieu. Très vite, le chef de l’État a été informé ». Il a confié que le président de la République n’a pas fait la sourde oreille lorsque l’information lui est parvenue. Le chef de l’État, apprend-il, « a instruit formellement afin que les enquêtes qui sont en cours, que ce soit l’enquête administrative diligentée par le ministère de la Santé ou que ce soit l’enquête judiciaire à la diligence du procureur de la République, que les enquêtes se fassent de façon rigoureuse ». Ces instructions ont été données, ajoute-t-il, « pour que les responsabilités soient totalement situées et que, s’il y a des gens qui doivent répondre de négligence ou de fautes professionnelles, que cela soit le cas demain parce qu’on a perdu une vie ».
Des accusations graves portées par l’époux
L’affaire a pris de l’ampleur après une publication Facebook du veuf, en date du dimanche 25 janvier 2026. Dans son récit, il décrit une aggravation rapide de l’état de son épouse après une césarienne, évoquant une hémorragie en début de soirée et une prise en charge qu’il juge tardive. Selon ses déclarations, la patiente aurait été réopérée plusieurs heures plus tard, avec des médicaments et du sang fournis par la famille, avant d’être transférée en réanimation. Il affirme également que les proches seraient restés de longues heures sans informations claires sur l’état de santé de la jeune femme. Le décès aurait été annoncé dans l’après-midi du 18 décembre, alors que l’acte de décès indiquerait une heure antérieure. Le mari met en cause la gestion de l’hémorragie post-partum, déplore ne pas avoir été associé à certaines décisions médicales et évoque un autre décès similaire dans le même hôpital, sans toutefois apporter de preuves à ce sujet. Face à ces accusations, l’Ordre national des médecins du Bénin (Onmb) a aussi réagi à travers un communiqué en date du mardi 27 janvier 2026. L’instance faitière a rappelé que les «dossiers de cette nature doivent être conduits devant les juridictions compétentes, seules habilitées à établir les responsabilités et à rendre justice dans le respect des lois et des procédures en vigueur ». L’institution se dit néanmoins prête à assumer pleinement son rôle disciplinaire si des fautes venaient à être établies. « L’Ordre National des Médecins du Bénin réaffirme son engagement à accompagner les enquêtes, à veiller au respect de l’éthique médicale et à sanctionner, le cas échéant, tout manquement avéré. » Selon nos sources, la direction du Chud/Ouémé a annoncé l’ouverture d’une enquête interne pour faire la lumière sur les circonstances du décès. Jeune femme décédée des suites d’un accouchement au Chud /Ouémé : l’Ordre des médecins réagit et appelle à la retenu.
La Rédaction











