Arrêté dans la soirée du lundi dernier, Alassane Tigri, l’ancien ministre des sports sous Nicéphore Soglo, avait un mandat d’arrêt à ses trousses. Son interpellation par la police fait suite à l’exécution de ce mandat décerné contre lui par la justice dans le cadre de l’enquête au sujet de la mutinerie de la fois dernière.
Comme l’indiquaient déjà certaines sources, l’arrestation de l’ancien ministre des sports sous Nicéphore Soglo est liée à la tentative de coup d’État survenue le 7 décembre 2025. Selon les informations rapportées par les médias locaux, son arrestation s’inscrit dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction en charge de l’enquête sur la tentative de coup d’État. Il a été interpellé à son domicile au quartier Mènontin, à Cotonou. Aux premières heures de l’affaire, il se serait absent du pays et n’aurait pas répondu à la convocation de la police dès son retour. En dehors des rumeurs le liant au lieutenant-colonel Pascal Tigri, le nom d’Alassane Ouattara n’avait jamais été officiellement évoqué dans le dossier. À date, il n’est pas le seul homme politique visé par les enquêteurs. Le fils de l’ancien président Boni Yayi, Chabi Yayi, membre du bureau politique du parti Les Démocrates, est aussi visé. Arrêté à son domicile, il sera par la suite relâché et placé sous convocation. Ils sont tous soupçonnés de complicité avec les mutins qui ont tenté de renverser le pouvoir en place. Dans la foulée, l’ancien ministre Candide Azanai a été arrêté et détenu jusqu’à ce jour. Aucune information officielle n’a encore évoqué les réelles raisons de son arrestation. Sabi Sira Korogone et Kemi Seba sont activement recherchés dans le même dossier. Ils sont visés par un mandat d’arrêt international pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion ». Exilé au Niger et conseiller spécial du général Tiani, le leader de l’Ong Urgences panafricanistes a montré son soutien aux militaires auteurs de la tentative de coup d’Etat.
C.Z










