La salle de conférence de l’Institut national de la femme (Inf) a accueilli, le vendredi 12 décembre 2025, un atelier stratégique de capitalisation et de co-analyse dédié aux Droits à la santé sexuelle et reproductive (Dssr) des jeunes et adolescents. Organisé par le consortium Billi Now Now, porté par l’Ong Filles en Actions, cet événement s’inscrit dans le cadre du projet « Nos droits, Nos vies », visant à consolider les avancées et à préparer l’après-retrait des partenaires internationaux.
À l’issue de sa phase pilote, le projet « Nos droits, Nos vies » se trouve à un tournant décisif. Les acteurs impliqués, élus locaux, services techniques, société civile et structures de santé ont dressé un bilan exhaustif des réussites, des lacunes et des pistes d’amélioration. Cette démarche collective renforce la gouvernance locale des Droits à la santé sexuelle et reproductive (Dssr) et promeut un financement ancré dans les ressources nationales. « Je suis fière de constater l’engagement des acteurs locaux pour améliorer les conditions de vie des populations. Cette dynamique doit inspirer d’autres Communes de l’Atlantique et du Littoral, confrontées aux mêmes défis », a souligné Rogatien Akouakou, mairesse de Tori Bossito. Face au retrait progressif des bailleurs internationaux, la question du financement domestique s’impose comme une priorité. «Une réflexion nationale sur les mécanismes de financement des Dssr et des violences basées sur le genre (Vbg) est indispensable », a rappelé Brian Sossou, présidente de Filles en Actions, saluant les progrès déjà accomplis.Flore Djinou, Secrétaire exécutive de l’Institut national de la femme (l’Inf), a insisté sur la mobilisation des entreprises, des organisations faîtières et des chambres consulaires : « Nous devons construire des mécanismes financiers souverains et durables, alignés sur nos priorités nationales. La lucidité et le courage sont nécessaires pour optimiser nos ressources publiques, privées et communautaires. »
Recommandations pour l’avenir
Les participants ont identifié des axes clés pour pérenniser les acquis : La créer d’un cadre dédié à la vulgarisation des lois existantes et à l’éducation des jeunes sur les Dssr, étendre le modèle à d’autres Communes du Bénin, en adaptant les solutions aux réalités locales, diversifier les sources de financement et réduire la dépendance aux fonds externes. Cet atelier a ainsi offert une plateforme unique pour capitaliser sur les succès, interroger les pratiques et esquisser des solutions innovantes. « Les résultats sont tangibles et ouvrent la voie à un impact plus large », a conclu Brian Sossou, appelant à une mobilisation collective pour garantir l’avenir des Dssr. En perspectives, la rencontre a retenu la structuration d’un réseau national d’acteurs engagés, le plaidoyer pour l’intégration des Dssr dans les budgets locaux, la sensibilisation accrue via des partenariats public-privé et une synthèse dynamique, mettant en lumière l’urgence d’agir et les leviers concrets pour y parvenir.
Laure Lèkossa










