Sous le signe de la découverte et de la fierté culturelle, la ville de Bohicon a vécu la 4ème édition du Festival d’éveil de l’enfance africaine (Fee-Africa) du 23 au 26 décembre 2025. Les enfants méritants des divers jeux et concours ont été primés après une communion fraternelle autour d’un repas.
La jeunesse africaine se détourne progressivement de ses racines au profit de modèles occidentaux. Face à ce constat alarmant, le Fee-Africa se donne pour mission de réveiller les consciences par l’art et le patrimoine. « L’épanouissement d’un peuple passe par la valorisation de ses valeurs endogènes», a souligné Ernest Fréjus Tohoungba, promoteur culturel et initiateur du Festival d’éveil de l’enfance africaine dénommé Fee-africa qui a lieu chaque année au mois de décembre. À travers chants traditionnels, danses, rythmes ancestraux, arts culinaires et explorations artistiques, le festival vise à forger l’identité culturelle des enfants, révéler leurs talents cachés puis former une génération résiliente, prête à affronter les défis du futur. Lancé modestement en 2022, le Fee-Africa a déjà impacté plus de 400 enfants, devenus des ambassadeurs de fierté pour leurs familles et écoles. Grâce à des ateliers variés (théâtre, musique, histoire), ces jeunes ont acquis des compétences bien au-delà du divertissement. L’édition de cette année a connu un léger programme riche avec des tableaux culturels et artistiques assez variés. Au menu, il y avait, le théâtre intitulé le ‘’Prince perdu’’ en levée de rideau pour donner aux spectateurs un avant-goût du riche patrimoine de notre pays. Ensuite, le lendemain, le public a eu droit à un spectacle de comédiens au cours duquel des larmes du rire ont coulé. Il y a eu également le concert musical, le concours Miss pour dégager la plus belle fille de l’édition, kermesses culturelles et des jeux ludiques dotés de prix attractifs. L’apothéose a été le repas convivial du festival qui a réunis une centaine d’enfants issus des familles déshéritées autour d’un même plat offert par Constance Attagbè, la marraine. « Cette édition mis l’accent sur la maturité des enfants, histoire de rehausser la qualité du festival», a souligné Ernest Fréjus Tohoungba. Le festival, dépourvu de ressources propres, repose sur la générosité : cotisations, dons et legs. « Nous lançons un appel aux personnes de bonne volonté : tout soutien, qu’il soit matériel ou financier, est le bienvenu », a plaidé le promoteur. Il a également rassuré les parents sur la sécurité des enfants, tout en les encourageant à soutenir cette initiative unique. Il a saisi l’occation pour témoigner toute sa reconnaissance à ceux qui ont cru en sa vision et apportant leur pierre à sa concrétisation. « Un sincère merci au complexe scolaire bilingue les bâtisseurs, à l’He Yves Ligan, à la Mairie de Bohicon, à Roméo Yallo, à l’hôtel le ‘’Vignoble’’.» Fee-africa 2025, c’est trois jours de voyage culturel où la jeunesse africaine a repris fièrement les rênes de son destin.
C.Z










