Face à l’escalade de l’insécurité à la frontière avec le Mali, le Sénégal renforce sa présence militaire dans l’est du pays. Plusieurs nouvelles unités vont être déployées dans plusieurs localités du pays, situées à la frontière avec le Mali.
La gendarmerie annonce le déploiement de trois nouvelles unités : une brigade de recherches à Tamba, un groupe d’action rapide (Garsi) à Saraya et une légion de gendarmerie à Kédougou. Ces dispositifs visent à contrer la criminalité transfrontalière, le trafic illicite et les menaces sécuritaires, dans un contexte de montée en puissance des groupes djihadistes.
En juillet, des attaques coordonnées ont frappé des positions militaires à Diboli, au Mali, à seulement 500 mètres de Kidira, au Sénégal. Revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, ces assauts révèlent l’ambition du groupe d’étendre son influence au-delà du Mali, où il est déjà actif, ainsi qu’au Niger et au Burkina Faso. Les experts craignent une infiltration progressive au Sénégal, où la porosité des frontières facilite les mouvements des djihadistes.
Pour contrer cette menace, les autorités sénégalaises ont interdit la circulation nocturne des motos dans le département de Bakel, près de la frontière, les deux-roues étant souvent utilisés par les djihadistes pour leurs attaques rapides. Ce renforcement sécuritaire, combiné à des mesures restrictives, témoigne de la volonté du Sénégal de protéger son territoire. Une coopération régionale renforcée sera essentielle pour endiguer la progression de ces groupes armés dans la sous-région.










