Après plusieurs années de combat contre l’insuffisance rénale, le journaliste béninois Judicaël Janvier Gbaguidi a abdiqué. Il est décédé, hier mardi 27 janvier 2026, selon l’annonce faite par Valérie Gbaguidi. « Mardi sombre ! Notre frère s’en est allé les armes à la main» écrit Valérie Gbaguidi pour rendre publique la nouvelle. Au fil des dernières années, Judicaël Janvier Gbaguidi s’était fait connaître au-delà du milieu des médias à travers les réseaux sociaux, où il évoquait régulièrement son combat contre l’insuffisance rénale. Son état de santé, qu’il décrivait lui-même, avait suscité une vague de solidarité de la part de nombreux internautes. Ces derniers jours encore, le journaliste signalait des complications liées à sa maladie. Dans une publication remontant à moins de 24 heures avant l’annonce de son décès, il exprimait sa gratitude envers les personnes qui continuaient de lui venir en aide. Il y joignait ses coordonnées téléphoniques afin de solliciter davantage de soutien. Au cours du week-end précédent, il indiquait souffrir d’essoufflement après une séance de dialyse. Il expliquait également qu’une ponction avait été envisagée en concertation avec son néphrologue. Dans ses messages, il décrivait les douleurs et les difficultés physiques auxquelles il faisait face. Avant cette issue fatale, Judicaël Janvier Gbaguidi avait multiplié les appels à l’aide pour faire face aux coûts élevés de sa prise en charge médicale. Dans un communiqué diffusé antérieurement, il précisait que son traitement représentait une dépense énorme par semaine. Il remerciait les personnes qui l’avaient déjà soutenu, tout en soulignant que beaucoup ne pouvaient plus poursuivre leur assistance en raison du poids financier de la maladie. Au-delà de la dimension personnelle, le journaliste s’était aussi illustré par ses interpellations en faveur d’une meilleure prise en charge des personnes souffrant d’insuffisance rénale. Son parcours, marqué par la maladie et les difficultés d’accès aux soins, avait touché de nombreux citoyens. Le décès de Judicaël Janvier Gbaguidi met fin à un combat de plusieurs années mené publiquement, qui aura mobilisé une partie de l’opinion sur la question des maladies chroniques et de leur coût au Bénin. C.Z
Mouvement d’humeur à Djakotomey : La situation maitrisée et la circulation retrouvée.
Un mouvement de protestation a secoué la Commune de Djakotomey, le lundi 26 janvier 2026, aux environs de 14 heures. Des habitants de l’arrondissement 2 ont investi les abords du commissariat central, où ils ont érigé des barricades et incendié des pneus, paralysant temporairement la circulation sur la route inter-États Dogbo–Djakotomey. La mobilisation a provoqué d’importantes perturbations pour les usagers de cet axe routier stratégique. L’accès au commissariat a été rendu difficile et des dégâts matériels ont été constatés aux abords de la voie publique. Selon les protestataires, cette action visait à dénoncer l’interpellation de deux hommes à la suite d’altercations opposant des bouviers peuhls à des agriculteurs de la localité. D’après des informations recueillies sur place, ces arrestations s’inscrivent dans un contexte de tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs transhumants, une situation qui alimente régulièrement des conflits dans la zone. Pendant plusieurs heures, la chaussée est restée impraticable. Les pneus en feu ont endommagé le revêtement bitumé, tandis qu’une épaisse fumée s’élevait au-dessus du secteur, accentuant le climat de tension. Des sources sécuritaires indiquent qu’un retour au calme est intervenu en fin d’après-midi. Les débris ont été dégagés et la circulation a progressivement a repris sur la voie inter-États. Pascal T
Installation imminente des conseils communaux au Bénin : Quels défis pour les nouveaux maires ?
La décentralisation, initiée il y a plus de deux décennies, a connu des succès mitigés. Aujourd’hui, les 77 Communes du Bénin attendent des élus communaux et municipaux une gestion plus efficace et transparente. Les enjeux sont multiples: Gouvernance décentralisée, gestion des ressources et développement territorial. Il faut alors renforcer l’autonomie des Communes tout en assurant une coordination avec l’État, optimiser les budgets locaux et lutter contre les détournements puis stimuler l’économie locale, l’urbanisation et les infrastructures. Cependant, comme le souligne Dr Nadin-Ange Tayéwo Kokodè, cadre du parti Les Démocrates, les maires manquent souvent de moyens et de marge de manœuvre. « Ils ne peuvent pas mener de projets ambitieux. Les Secrétaires exécutifs des Mairies les tiennent parfois en otage, limitant leur pouvoir décisionnel.», note-t-il. Entre leadership et contraintes administratives La relation entre maires et secrétaires exécutifs reste un point de friction. Dr Beaugard Akoupaki, membre du Bloc républicain insiste sur la nécessité d’une vision entrepreneuriale au service des Communes. « Un maire doit innover, comme avec le Vodou Day à Ouidah, qui attire touristes et investisseurs. Chaque Commune doit valoriser ses atouts pour générer des revenus», propose-t-il. Mais pour Prosper Adoukonou de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), cette dynamique exige avant tout cohésion, redevabilité et démocratie participative. La société civile, représentée par Joël Atayi Guèdègbé, regrette que les synergies entre Communes voisines soient sous-exploitées. «Mutualiser les efforts permettrait de résoudre des problèmes communs tels que les transports, l’assainissement, l’éducation avec une approche territoriale intégrée» Financement et coopération, les clés du développement local Stanislas Hounkanrin, expert en gouvernance et en décentralisation, identifie deux leviers cruciaux : Des mécanismes innovants de financement et une coopération décentralisée recentrée. De ses explications, il faut exploiter le nouveau cadre légal des 3P, Partenariats public-privé et créer un fonds d’appui pour les études techniques préalables aux grands projets. « Trop de voyages d’études, pas assez de projets concrets. Il faut cibler les besoins socio-économiques réels des Communes.», avance-t-il. Il appelle aussi à revoir la vision communale. « Plutôt que des projets pharaoniques, privilégions des services urbains créateurs d’emplois pour les jeunes.» recommande l’Expert. Vers une mandature de confirmation La réforme de 2022 a dynamisé la décentralisation. Pour que cette 4ᵉ mandature soit un succès, les partis politiques doivent : sélectionner des élus compétents, dotés d’une réelle expertise en gestion locale et encadrer leurs équipes pour éviter les dérives et maximiser l’impact des actions. En claire, les nouveaux maires ont l’opportunité d’écrire un chapitre décisif de la décentralisation. Leur réussite dépendra de leur capacité à concilier pragmatisme, innovation et transparence pour des Communes enfin au service des citoyens. Zéphirin Toasségnitché
Baccalauréat session de juin 2026 au Bénin : Les inscriptions clôturées ce vendredi.
Au Bénin, l’échéance approche pour les candidats au Baccalauréat session 2026. La Direction de l’office du baccalauréat (Dob) fixe la clôture des inscriptions au vendredi 30 janvier à 17h30, une date que les candidats, les responsables d’établissements et les parents doivent désormais garder en ligne de mire. Les enregistrements ont démarré le 15 décembre 2025 et concernent aussi bien les élèves régulièrement scolarisés que les candidats libres. À travers un communiqué en date du 17 janvier 2026, la Dob insiste sur le respect strict de cette limite horaire, au-delà de laquelle aucun dossier ne pourra être pris en compte. Les candidats libres du Littoral et de l’Atlantique doivent déposer leurs dossiers au Ceg Gbégamey. Ceux des autres départements doivent se rapprocher des directions départementales des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. Le dossier d’inscription comprend plusieurs pièces : la fiche de préinscription dûment signée, la quittance des droits d’inscription fixés à 5 000 Francs Cfa pour les candidats béninois et à 35 500 Francs Cfa pour les candidats étrangers, une pièce d’identité en cours de validité, deux photos d’identité récentes, ainsi que le relevé de notes du Bepc ou tout diplôme reconnu équivalent. Les candidats dispensés de l’épreuve d’éducation physique et sportive doivent fournir un certificat médical. Les redoublants, pour leur part, doivent ajouter une copie légalisée de leur dernier relevé de notes du Baccalauréat. L’Office du baccalauréat avertit qu’aucun retard ne sera toléré. Il invite donc chaque candidat à finaliser son dossier sans attendre afin d’éviter toute exclusion liée au non-respect de la date du 30 janvier à 17h30, désormais présentée comme un cap décisif dans le calendrier de l’examen. C.Z
Vulgarisation de la loi des finances gestion 2026 à Abomey : Les innovations et avantages exposées aux opérateurs économiques ;
Les opérateurs économiques du département du Zou ont été conviés, le lundi 26 janvier 2026, à la séance de vulgarisation de la loi des finances gestions 2026. Cette rencontre animée par une délégation de la Direction générale des impôts (Dgi) s’est déroulée à la salle de conférence de la délégation départementale de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), initiatrice de la séance d’échange. Exposer aux participants les innovations de la loi, ses avantages et recueillir leurs doléances. Telle est le principal mobile qui sous-tend cette rencontre d’échange entre administration fiscale et opérateurs économiques initiée par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib). Adoptée à l’Assemblée nationale le 04 décembre dernier et promulguée le huit du même mois, la loi n° 2025-22 du 4 décembre 2025 portant loi de finances pour la gestion 2026 a reconduite plusieurs mesures incitatives. L’exposé de Roger Sobabè, chef de la délégation de la Dgi, s’est focalisé sur les mesures hors code qui impliquent les mesures reconduites et les nouvelles mesures, puis les mesures modifiant certaines dispositions du code général des impôts. S’agissant des mesures reconduites, il y a la mesure visant à promouvoir le civisme fiscal, la mesure d’incitation à la formalisation des entreprises et les mesures accordant des allègements fiscaux aux particuliers et aux entreprises. Par rapport à la promotion du civisme fiscal, il est reconduite pour l’exercice allant du 1er janvier au 31 décembre 2026, la mesure de dispense de pénalité de retard accordée aux contribuables débiteurs de la taxe foncière unique/Foncier bâti (Fb) et Foncier non bâti (Fnb) qui procèdent au paiement intégral des droits dus. Ces personnes bénéficient de la remise des majorations, intérêts de retard, coût de commandement et frais de saisie existants à condition de solder l’intégralité de leur dette fiscale avec la possibilité d’échelonner leur paiement sur toute l’année budgétaire » a-t-il précisé. Le bénéfice de la mesure est subordonné à l’immatriculation du propriétaire foncier à l’identifiant Fiscal unique (Ifu). Concernant la mesure d’incitation à la formalisation des entreprises, la remise des pénalités, amendes et majorations fiscales au profit des contribuables qui souscrivent spontanément, pour la première fois, leurs déclarations des affaires réalisées au titre des exercices antérieurs et qui procèdent au paiement intégral des droits dus, est aussi reconduite dans la loi de finances pour la gestion 2026. Peuvent bénéficier de cette mesure les entreprises créées depuis plusieurs années qui : n’ont jamais souscrit de déclarations fiscales; ont signalé ou non une suspension ou une cessation d’activités; ont souscrit lors de la reprise de leurs activités, une déclaration sur l’honneur de ne pas avoir exercé et ont acquitté les acomptes exigibles de l’année en cours, conformément aux textes en vigueur. Au cas où il est découvert plus tard qu’une entreprise qui a bénéficié de cette mesure a exercé des activités au cours de la période déclarée inactive, les rappels de droits avec les pénalités subséquentes lui sont réclamés. Concernant les entreprises ayant eu d’activités au cours des années antérieures, elles sont dispensées des pénalités, amendes et majorations fiscales à la condition de souscrire leurs déclarations des affaires réalisées au titre des trois (03) dernières années et procéder au paiement intégral des droits simples dus. Le bénéfice de cette mesure est subordonné à l’absence d’une procédure de contrôle ou d’une enquête fiscale engagée par l’administration. Les mesures accordant des allègements fiscaux aux particuliers et aux entreprises Continuent de bénéficier de l’exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva), à l’importation et en régime intérieur, pour la période allant du 1 janvier au 31 décembre 2026: les véhicules neufs à quatre roues importés, fabriqués ou vendus à l’état neuf en République du Bénin, les camions, autobus, autocars et minibus de toutes catégories, voitures de tourisme et autres véhicules automobiles conçus pour le transport des personnes y compris les voitures de type break double cabine; les aéronefs et les aérostats ainsi que leurs pièces de rechange; les récipients pour gaz comprimés ou liquéfiés, en fonte, fer ou acier et les accessoires (brûleurs, supports marmites pour les bouteilles de 1 à 6 kg, tuyaux, raccords, détendeurs, réchauds à gaz sans four et robinet-détendeurs) pour gaz domestique, importés, fabriqués ou vendus en République du Bénin; les matériels et équipements neufs importés en République du Bénin par les petites et moyennes entreprises ne bénéficiant pas d’un régime fiscal dérogatoire, destinés à l’installation d’unités artisanales et industrielles; les équipements et matériaux neufs importés en République du Bénin, ainsi que les matériaux locaux, destinés à la construction des stations-services, des stations-trottoirs, des cuves à pétrole et à gasoil, ainsi que les équipements neufs importés pour la rénovation des stations-services, des stations-trottoirs, des cuves à pétrole et à gasoil. Mesures nouvelles A compter du 1er janvier 2026, les exonérations accordées aux motocyclettes électriques et hybrides, importées ou fabriquées en République du Bénin, sont étendues aux matériels, équipements, dispositifs et infrastructures spécifiquement destinés à la recharge des batteries ou au remplacement instantané des batteries (swapping). Sont notamment concernés: les infrastructures de recharge; les stations et bornes de recharge publiques, privées ou professionnelles; les réseaux de recharge et leurs composants matériels, logiciels et de communication; les systèmes de pilotage, de gestion intelligente et de supervision des recharges; les prestations de services de recharge ou d’échange de batteries. La liste exhaustive des matériels, équipements et dispositifs concernés est fixée par voie réglementaire. Les mesures modifiant certaines dispositions du code général des impôts décryptées A ce niveau, le communicateur a expliqué de fond en comble les mesures prises en matière d’Impôt sur les bénéfices d’affaires (Iba), en matière de la Taxe foncière unique (Tfu) et en matière de la Taxe sur la valeur ajoutée. Sur insistance de la demande des contribuables, a rappelé le conférencier, le point a) du paragraphe 3 de l’article 64 du Code général des impôts (Cgi) a été modifié en vue de réduire le montant de l’impôt minimum exigible pour les entreprises soumises à l’Iba à 250 000 Francs Cfa. Conformément aux dispositions de l’article 1 de la loi de finances, cette
Élection Présidentielle 2026 au Bénin : Les grandes lignes du programme électoral.
Au Bénin, la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a rendu public le calendrier officiel de l’élection présidentielle de 2026. Les grandes étapes devant aboutir à la désignation démocratique du nouveau Président de la République sont ainsi tracées. Le calendrier a fixé la date du 11 octobre 2025, comme dernier délai pour le dépôt des dossiers de candidature. La période du 27 mars au 10 avril 2026 sera consacrée à la campagne électorale. Deux semaines pendant lesquelles, les candidats vont présenter leur projet de société aux citoyens des villes, des quartiers villes, des arrondissements, des villages et de partout au Bénin pour la conquête de l’électorat. Le premier tour du scrutin présidentiel est prévu pour le dimanche 12 Avril 2026 alors qu’un éventuel second tour pourrait se tenir le dimanche 10 mai 2026. Il convient de préciser que la cérémonie de prestation de serment du Président élu est programmée pour le 24 Mai 2026, mettant ainsi fin au processus électoral et consacrant l’alternance au sommet de l’État. Pour rappel, la Céna a procédé le mardi 20 janvier 2026 au tirage au sort fixant le positionnement des logos des candidats sur le spécimen du bulletin unique. Le duo de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni – Mariam Chabi Talata occupe la position N°1 et le duo de la Fcbe, Paul Hounkpè – Judicaël Hounwanou occupe le N°2. Après donc les élections couplées législatives et communales du 11 janvier 2026, les béninois sont donc convoqués le 12 avril 2026 pour élire le prochain Chef de l’État. Un moment crucial dans la vie démocratique du pays. Pascal Toffodji
Fédération béninoise de pétanque : Salim Bio Nigan prend les rênes du sport boule.
La Fédération béninoise de pétanque (Fbp) change de direction à l’issue de son Assemblée générale élective tenue, le samedi 24 janvier 2026, à Dassa-Zoumè. Les délégués des clubs ont porté leur choix sur Salim Bio Nigan pour conduire l’instance nationale. Réunis à la Préfecture de Dassa-Zoumè, les acteurs de la discipline ont renouvelé les organes dirigeants dans un climat marqué par l’expression du vote. Malgré des appels en faveur d’un consensus, les congressistes ont privilégié la voie électorale pour départager les candidats à la présidence. Deux personnalités du milieu se sont affrontées pour le poste. Salim Bio Nigan, jusque-là Trésorier général de la fédération, obtient 151 voix sur 211 votants. Son concurrent, Richard Allossohoun, recueille 62 suffrages. Ce score traduit un soutien large en faveur d’un dirigeant déjà impliqué dans la gestion administrative et financière de la structure. La séance connaît aussi l’intervention d’Idrissou Ibrahima, président de la Confédération africaine des sports boules (Casb). Il invite les deux camps à rechercher une entente afin de préserver la cohésion du mouvement sportif. Les délégués choisissent néanmoins de s’en tenir au verdict des urnes pour légitimer la nouvelle équipe. Avec cette élection, la pétanque béninoise ouvre une nouvelle étape. Le président élu annonce un programme axé sur le rassemblement des acteurs et la consolidation des performances sur la scène internationale. L’objectif consiste à renforcer l’organisation interne et à offrir un cadre stable aux pratiquants. Composition du bureau exécutif 2026–2030 Président : Salim Bio Nigan 1er vice-président : Ali Le-Riche 2e vice-présidente : Léocadie Gauthe Secrétaire général : François Bohounto Secrétaire général adjoint : Herman Hedokingbe Trésorier général : Benoît Boko Trésorier général adjoint : Abdoul Razack Adam Organisateur général : Aziz Tchinhoun 1er organisateur adjoint : Narcisse Bankolé 2e organisateur adjoint : Frédérico Konon Responsable communication : Sètôndji Metoli Responsable des arbitres : Chrysostome Zanou Représentante des femmes : Victoire Da Silva C.Z
Echec des Démocrates aux législatives dernières : Eugène Azatassou dénonce la responsabilité interne du parti.
L’absence du parti Les Démocrates dans la prochaine Assemblée nationale marque un tournant pour cette formation de l’opposition. Quelques jours après la proclamation des résultats définitifs des législatives du 11 janvier 2026, Eugène Azatassou, vice-président du parti, a livré une analyse sans détour sur ESAE TV. Les chiffres issus de la Cour constitutionnelle situent le parti à 16 % des suffrages valablement exprimés au plan national. Dans le détail, Les Démocrates franchissent la barre des 20 % dans neuf circonscriptions seulement, loin des vingt-quatre exigées par le Code électoral pour accéder à la répartition des sièges. Ce double écart explique l’absence totale d’élus pour la 10ᵉ législature. Pour Eugène Azatassou, ce résultat renvoie d’abord à une responsabilité interne. « C’est certainement que nous n’avons pas fait le travail suffisant », reconnaît-il. Il pointe ensuite un contexte politique défavorable, marqué par l’éparpillement des forces d’opposition. « Nous n’avons pas pu rassembler toute l’opposition comme nous le souhaitions. (…) Chacun est allé de son côté. (…) Ça fait que nous nous étions retrouvés effectivement seuls », affirme-t-il, décrivant une campagne menée sans alliance solide. Le responsable évoque aussi des contraintes rencontrées lors des activités publiques. « Les rassemblements de LD étaient dispersés sous divers prétextes, nous faisions face à ça », indique-t-il. À cela s’ajoute, selon lui, un déficit de ressources. « Depuis 2023, on n’a plus eu le financement », soutient-il, estimant que cette situation a pesé sur la capacité d’action du parti. La préparation inachevée des échéances à venir entre également dans son diagnostic. « Le fait que le candidat de 2026 n’ait pas été désigné. (…) Tout ça a compté », explique-t-il. Il rappelle par ailleurs que le parti n’a pas pris part aux élections communales, un choix qui, selon lui, a pu affaiblir son ancrage local. Dans ce contexte, Eugène Azatassou appelle à une implication plus marquée des partenaires politiques. « Ce que moi j’attends des amis dans cette situation, ce n’est pas de nous regarder. Qu’ils se portent et qu’ils s’investissent, qu’ils s’impliquent », déclare-t-il, en plaidant pour une dynamique collective autour de l’opposition. C.Z
Proclamation des résultats des élections communales au Bénin : 36,67% de taux de participation au plan national.
La Commission électorale nationale autonome (Céna) a procédé, hier mardi 27 janvier 2026, à la proclamation des résultats définitifs des élections communales tenues le dimanche 11 janvier 2026 sur l’ensemble du territoire national. Selon la décision lue par le président de la Céna, Sacca Lafia, le taux de participation au plan national s’établit à 36,67%, traduisant une mobilisation modérée des électeurs. Au terme du scrutin, l’Union progressiste le renouveau (Upr) arrive en tête avec 1 328 475 voix, soit 48,92% des suffrages exprimés, ce qui lui permet d’obtenir 963 conseillers communaux. Le Bloc républicain (Br) totalise pour sa part 1206390 voix, représentant 44,43%, et décroche 852 conseillers. La Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a recueilli 180 663 voix, performance qui ne lui permet pas de prétendre à l’attribution des sièges pour n’avoir pas atteint le seuil requis pour l’attribution de conseillers communaux. Sur le plan statistique, la Céna précise que 7 834 608 électeurs étaient inscrits sur la liste électorale permanente informatisée. Au total, 2 872 802 citoyens ont pris part au vote. Le nombre de suffrages valablement exprimés s’élève à 2 715 528, tandis que 157 274 bulletins ont été déclarés nuls. Le scrutin s’est déroulé dans 17 350 postes de vote répartis à travers le pays. Dans son allocution, le président de la Céna a salué le bon déroulement du processus électoral et la maturité du peuple béninois. Il a rappelé que ces élections communales, organisées pour la première fois de manière couplée avec les Législatives, traduisent l’ancrage de la démocratie à la base et l’importance accordée par les citoyens à la gouvernance locale. Sacca Lafia a également exprimé sa reconnaissance au gouvernement, aux institutions de la République ainsi qu’aux Forces de défense et de sécurité pour leur contribution à la tenue paisible du scrutin. Il a par ailleurs invité les acteurs politiques à respecter les résultats proclamés, tout en rappelant que les voies de recours demeurent ouvertes conformément aux textes en vigueur. Avec cette proclamation, le processus électoral communal de 2026 entre dans sa phase finale, en attendant l’installation prochaine des nouveaux conseils communaux dans les soixante-dix-sept Communes du Bénin. C.Z
Célébration des agents modèles de l’Assemblée nationale du Bénin : Louis Vlavonou pose ses derniers actes.
La cérémonie des couleurs qui s’est déroulée, le lundi 26 janvier 2026, sous le leadership du président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou a revêtu un caractère particulier. En effet, plusieurs agents et cadres du personnel civil et militaire de l’administration parlementaire ont été distingués pour leur exemplarité et leur sens de professionnalisme. Selon le président Louis Gbèhounou Vlavonou, cette cérémonie vise à porter au pinacle les agents qui se sont particulièrement illustrés par leur dévouement exemplaire, leur probité irréprochable et leur loyauté indéfectible dans l’exercice de leurs hautes responsabilités. « Ce moment est le témoignage vivant de ma détermination à ériger l’excellence, la transparence et la culture du mérite en piliers fondamentaux de notre gouvernance», a-t-il souligné. Il a poursuivi en indiquant que le témoignage officiel de satisfaction qui leur est remis ce jour, prévu par les dispositions des articles 107 et suivants de la décision portant statut du personnel parlementaire, n’est pas une simple formalité administrative. Il est le sceau de la vision commune que nous partageons, celle d’une administration parlementaire moderne, performante et résolument exemplaire. «Vos mérites, que je salue avec une profonde estime, sont le fruit d’un investissement de chaque instant en faveur de l’efficience législative. À travers vous, nous célébrons bien plus que des compétences techniques ; nous célébrons la rigueur, la promptitude et l’éthique républicaine qui honorent l’agent dévoué à l’État. Vous avez su remplir vos missions avec brio, alliant respect de la hiérarchie et préservation jalouse du bien public. Grâce à votre professionnalisme, l’Assemblée nationale rayonne davantage et assoit son prestige. Je vous en exprime ma profonde gratitude. Que votre parcours soit, pour vos collègues, une source d’inspiration et une invite à l’émulation, afin que chacun, à son poste, aspire au dépassement de soi », a-t-il ajouté. Par ailleurs, il a conclu en disant « qu’il demeure intimement convaincu que cette reconnaissance agira comme un catalyseur pour un nouvel élan de compétitivité, au service exclusif du peuple souverain». Dans sa conclusion, il a aussi émis le vœu que ce témoignage officiel soit, pour les heureux élus et pour leurs familles respectives, le symbole de la fierté légitime de servir, avec abnégation, l’institution parlementaire et la Nation béninoise tout entière. Reconnaissance des récipiendaires Dans sa prise de parole, Véril Takin, Secrétaire général du Synapa a lui aussi exprimé, au nom des récipiendaires et de l’ensemble du personnel parlementaire ses gratitudes envers le président Louis Gbèhounou Vlavonou. «Au-delà du symbole, cette innovation consacre un principe fondamental du service public moderne à savoir : le mérite doit être vu, reconnu et encouragé », a dit le SG/Synapa. Il a saisi l’occasion pour mettre l’accent sur le fait que cette réforme (en ce qui concerne les récompenses accordées au personnel parlementaire par vos soins) n’est ni anodine, ni cosmétique. Elle marque une rupture positive avec une culture où l’effort passait parfois inaperçu, et elle installe durablement une logique de performance, de responsabilité et d’émulation saine et surtout de motivation au sein de notre administration », a-t-il souligné. Pour Véril Takin, le personnel parlementaire, civil comme militaire, mesure pleinement la portée de cet acte». « Il y voit la preuve tangible de votre volonté constante de valoriser les ressources humaines, de restaurer la confiance et de faire de l’Assemblée nationale une institution avec une administration moderne et performante », a-t-il mentionné avant de avancer que cette avancée vient s’ajouter à d’autres acquis significatifs obtenus sous le magistère du président Louis Gbèhounou Vlavonou, à savoir : l’avancement d’échelon de nombreux agents ; l’élaboration, pour la première fois, d’une liste d’aptitude ouvrant la voie au reclassement ; le reclassement effectif d’agents ayant amélioré leur niveau académique en cours de carrière ; sans oublier l’instauration et la pérennisation de la cérémonie hebdomadaire des couleurs, véritable école de civisme et de cohésion institutionnelle et nationale. À ces réformes visibles s’ajoute, selon Véril Takin, un progrès plus discret, mais tout aussi déterminant qui se rapporte au fait que le président Louis Gbèhounou Vlavonou a permis aux agents parlementaires de nourrir des ambitions légitimes. « En fait, avant votre avènement, Monsieur le Président, l’organigramme de l’administration parlementaire était, disons-le avec franchise, quelque peu… étriqué. Rêver d’accéder à certaines responsabilités relevait presque de l’exercice de foi, (c’est-à-dire croire fermement en quelque chose qu’on espère mais qu’on ne verra pas).Depuis votre arrivée, les choses ont été revues avec méthode et ouverture, et plusieurs de nos collègues ont pu accéder à des fonctions de direction et même de Secrétaire général administratif. Cela prouve une chose essentielle : le travail, la compétence et l’engagement peuvent désormais conduire plus haut, et cette perspective, est en elle-même un puissant moteur de motivation », a martelé Véril Takin. Un point de départ Bien avant le Président Louis Gbèhounou Vlavonou, l’honneur est revenu à Mariano Ogoutolou, Secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale de prendre la parole pour exhorter les récipiendaires à ne pas voir cette distinction comme un aboutissement, mais comme un point de départ. Il a engagé les uns et les autres à redoubler d’ardeur, à polir davantage leurs compétences et à cultiver une éthique de travail encore plus rigoureuse. Il a par ailleurs renouvelé au Président de l’Assemblée nationale la profonde gratitude du personnel, pour toutes les réformes mises en œuvre grâce à sa vision éclairée et son leadership et pour avoir réussi à restaurer la noblesse de la fonction publique parlementaire. C.Z