L’Assemblée nationale s’affaire à investir dans quelques jours, les députés de la dixième législature. Elus à l’issue des élections du 11 janvier dernier, ils feront leur entrée officielle au Parlement béninois à la faveur d’une cérémonie solennelle d’installation consacrée par les textes de la République. Au-delà de la phase protocolaire que revêt ce rituel républicain, il est essentiel parce qu’il marque le début du mandat législatif des nouveaux élus du peuple et leur donne plein pouvoir d’agir au nom de leurs mandants.
« L’élection ne suffit pas pour être de plein droit député de la Nation » analyse Julio Tometin, juriste en établissant la nuance entre le statut de député élu et celui de député en fonction. A en croire ses explications, l’installation est un acte solennel et juridique qui ouvre et valide le mandat du représentant du peuple. « Il y a une différence fondamentale entre député élu et député en fonction. C’est l’installation qui est un acte solennel symbolique qui fait le transfert du statut de député élu à député en fonction. De sorte qu’aujourd’hui, les députés qui ont été élus ne sont pas encore députés en fonction puisque leur installation n’est pas encore effective. », détaille Julio Tometin. Ces nouveaux parlementaires, entament donc leur mandat de députés en exercice après que l’installation ait été faite. A l’Assemblée nationale, rien ne se fait au hasard. Cette cérémonie d’installation est dirigée par un bureau d’âge, composé d’un doyen d’âge et de deux plus jeunes députés de la législature. Selon le juriste cette pratique parlementaire tire sa source des traditions démocratiques et culturelles du Bénin. « Les plus jeunes apprennent aux côtés des plus âgés. Toutes ces choses sont symboliques de nos traditions africaines, notamment béninoises, que dans nos communautés, on a toujours recours aux plus âgés pour bien faire les choses, comptant sur leur sagesse. », apprécie Julio Tometin. Une fois la nouvelle législature installée et le nouveau bureau élu, les parlementaires sont invités à démarrer officiellement les travaux législatifs. Ce, pour le temps de leur mandat qui est désormais de 7 ans renouvelable au Bénin.
C.Z










