Quelques jours après que la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a ordonné un examen psychiatrique de Florence Kingbo, son avocat, Maître Aboubacar Baparapé, a réagi en décrivant sa cliente comme « apparemment normale ». L’ordonnance, rendue le 24 mars 2026, avait été prononcée lors d’une audience tenue en l’absence de la prévenue, sans que la défense en ait été informée au préalable.
Interrogé le 29 mars, Maître Baparapé a expliqué que Florence Kingbo plaisante et communique normalement avec son entourage, mais qu’elle présente parfois des réactions qu’il juge « inexplicables ». Selon lui, ces moments d’instabilité ne relèvent pas de la folie mais ressemblent à des troubles passagers : « Elle est apparemment normale mais, par moments, comme possédée par des esprits ou des troubles mentaux. Quand ça lui vient, elle n’est plus la même. » L’avocat a précisé qu’il rend visite à sa cliente au moins une fois par semaine, ce qui contribue à maintenir son moral : « Elle est rassurée de savoir que je prends le temps de venir la voir régulièrement. » Il a également indiqué que le père de Florence Kingbo lui a remis un certificat médical établi avant son arrestation et qu’il tente lui-même de lui rendre visite aussi souvent que possible. Sa présence, selon l’avocat, renforce la confiance et l’assurance de sa fille. L’examen ordonné par la Criet doit être réalisé au Centre Jacquot. La juridiction a renvoyé l’affaire au 2 juin 2026, date à laquelle elle disposera des conclusions de l’évaluation psychiatrique. Celles-ci permettront de déterminer si Florence Kingbo présente des troubles susceptibles d’affecter sa responsabilité pénale.
C.Z











