À peine installés, les nouveaux maires issus de l’Union progressiste le renouveau (Upr) doivent composer avec une directive inhabituelle : aucune nomination dans leurs cabinets municipaux jusqu’à nouvel ordre. La note circulaire signée le mercredi 25 février 2026 par Gérard Gbénonchi, Secrétaire général du parti, traduit une volonté claire de centraliser et d’harmoniser la gouvernance locale.
Cette mesure, qui concerne notamment les maires d’Abomey, d’Abomey-Calavi et de Cotonou, vise à éviter une dispersion des pratiques administratives et à garantir une cohérence politique dans la mise en place des équipes communales. Le parti dirigé par Joseph Djogbénou entend ainsi encadrer la formation des cabinets municipaux afin qu’ils reflètent une vision unifiée de la gestion locale. Au-delà d’une simple suspension, il s’agit d’une stratégie de contrôle et de coordination. L’Upr, qui domine désormais plus de 40 communes sur les 77 du pays, cherche à consolider son influence en imposant des règles communes à ses élus. Les directives définitives, attendues prochainement, devront tenir compte des exigences légales mais aussi des équilibres politiques et territoriaux. En somme, cette décision illustre la volonté du parti de transformer sa victoire électorale en un modèle de gouvernance uniforme, où chaque mairie devient le prolongement d’une stratégie nationale.
C.Z











