Six mois après son lancement, le Guichet unique de déclaration et d’enregistrement des naissances transforme profondément la manière dont les enfants accèdent à une existence légale au Bénin. Ce dispositif, installé directement dans les maternités, évite aux parents de longues démarches administratives et assure aux nouveau-nés une reconnaissance immédiate par l’État.
Au-delà des statistiques, plus de 17 000 enfants déclarés et 13 000 enregistrés. C’est une révolution silencieuse qui s’opère. Chaque acte de naissance délivré est une porte ouverte vers l’éducation, la santé, la protection juridique et la citoyenneté. Le taux d’enregistrement, passé de 22 % en 2025 à plus de 76 % aujourd’hui, illustre la puissance de cette proximité entre service public et population. Les responsables de l’Anip et du Ministère de la Santé rappellent que l’enjeu dépasse la formalité administrative. « Un enfant non enregistré est un citoyen invisible », souligne Aristide Adjinacou Gnahoui, directeur général de l’Anip. L’objectif affiché est clair : d’ici 2028, mettre fin à l’invisibilité juridique des enfants au Bénin. Cette avancée, saluée par l’Unicef et les partenaires du programme WURI, marque une étape décisive vers l’universalisation de l’identité juridique. Elle renforce le Registre national des personnes physiques et contribue à bâtir une société où chaque enfant est reconnu, protégé et compté dès ses premiers jours.
Pascal Toffodji











