Le mardi 24 février 2026, la Cour d’appel de Parakou a vécu un moment fort : l’installation solennelle de Thomas Mahougnon Dassi comme président de la juridiction. Dans une salle empreinte de gravité et de ferveur, autorités judiciaires, politiques et religieuses se sont réunies pour assister à ce passage de témoin, symbole de continuité mais aussi d’ouverture vers une nouvelle étape.
Ancien procureur général de la Cour, Thomas Dassi connaît déjà les rouages et les défis de l’institution. Sa nomination, après le départ de Florentin Gbodou vers le ministère de la Justice, s’inscrit dans une logique de stabilité. Mais elle porte aussi l’espoir d’une gouvernance plus moderne, attentive aux attentes des justiciables. Les discours prononcés lors de l’audience ont donné le ton. Saturnin Afaton, procureur général près la Cour suprême, a salué le parcours d’un magistrat « engagé et professionnel », rappelant que la fonction de président exige une posture différente : organiser, écouter, fédérer. Dans une formule marquante, il a souligné que « Dieu écrit droit avec des lignes courbes », invitant le nouveau président à transformer les épreuves en force. Victor Dassi Adoddou, président de la Cour suprême, a insisté sur l’importance du rendement et de la qualité des décisions rendues. Ses mots ont résonné comme une feuille de route : être ferme sans autoritarisme, exigeant sans perdre de vue la dimension humaine. Au-delà des protocoles, l’installation de Thomas Mahougnon Dassi incarne une transition où rigueur et humanité devront marcher ensemble. La Cour d’appel de Parakou, désormais sous sa direction, est appelée à conjuguer continuité et innovation pour rester un pilier de la justice dans le Borgou et l’Alibori.
C.Z











