Le rapport annuel du Comité pour la protection des journalistes (Cpj), publié le 25 février 2026, dresse un constat alarmant : jamais depuis trois décennies autant de professionnels des médias n’avaient perdu la vie en une seule année.
Avec 129 journalistes et employés de presse tués en 2025, la tendance est à une aggravation continue, après les 124 morts recensés en 2024. Les zones les plus meurtrières sont la bande de Gaza et les territoires palestiniens. 86 victimes, soit la majorité des décès. Le Soudan suit avec 9 journalistes tués. Ukraine : 4 morts, Mexique : 6 journalistes assassinés, principalement liés au crime organisé. D’autres cas ont été signalés en Inde et au Pérou.
Nouvelles menaces
Le Cpj souligne l’émergence de nouvelles formes de danger : L’usage croissant des drones armés, impliqués dans 39 cas en 2025 contre seulement 2 en 2023, la criminalité organisée, qui s’impose comme un facteur de risque majeur pour les reporters, notamment en Amérique latine. Au-delà des conflits armés, certains États recourent à des mesures extrêmes. L’exécution du chroniqueur saoudien Turki al-Jasser en juin 2025 illustre cette dérive : condamné pour « terrorisme et haute trahison », il est considéré par le CPJ comme victime d’un procès politique. Ce meurtre rappelle celui de Jamal Khashoggi en 2018 et marque une nouvelle étape dans la répression des voix critiques.
Pascal Toffodji











