À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, la préfecture d’Allada a accueilli, le lundi 2 mars, un atelier stratégique consacré à la co‑production de la sécurité en période électorale. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Suivi, analyse et atténuation de la violence électorale (E‑Mam) », conduit par le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en partenariat avec Rifonga Bénin, Wanep‑Bénin et la Plateforme électorale des organisations de la société civile (Peosc), avec l’appui financier de l’Union européenne.
Dagbélou Anoh Kossi, Directeur des partis politiques et des affaires électorales, a rappelé l’enjeu : assurer « un cadre électoral serein, transparent et protégé » dans un contexte marqué par l’intensification du calendrier électoral. Selon lui, la sécurité électorale dépasse les aspects matériels : elle constitue le pilier de la confiance citoyenne et le fondement de l’équilibre national. Il a insisté sur la nécessité de « prévoir, dissuader et sécuriser les esprits autant que les bureaux de vote ». Le département de l’Atlantique, en raison de sa densité démographique et de ses dynamiques politiques, figure parmi les priorités stratégiques. Intervenant au nom du Groupe national de réponse électorale (Gnre) de la Peosc, Gnaha Baudouin a souligné que les élections « ne doivent en aucun cas devenir un facteur de division ou de haine ». Pour lui, la co‑production de la sécurité repose sur une synergie entre acteurs institutionnels, politiques et communautaires. Il a présenté une charte de bonne conduite électorale du citoyen, accompagnée de dépliants de sensibilisation, qui vulgarisent dix recommandations pour la paix électorale.
Vigilance face aux nouveaux risques
Ouvrant officiellement les travaux au nom du préfet, Robert Houansou, Secrétaire général du département de l’Atlantique, a appelé à une mobilisation collective pour renforcer la sécurité. Il a mis en garde contre les menaces contemporaines : « La rumeur, la désinformation et les discours de haine sont aujourd’hui des dangers aussi redoutables que les violences matérielles. » Deux communications ont structuré les débats : « Coproduction de la sécurité en période électorale », présentée par Mesmin Houndako, Directeur départemental de l’Intérieur et de la Sécurité publique ; « La charte du citoyen pour des élections paisibles au Bénin en 2026 », exposée par Dagbélou Anoh Kossi. Les discussions ont permis aux maires, chefs traditionnels, leaders religieux, partis politiques, forces de défense et organisations de la société civile d’harmoniser leurs mécanismes d’alerte, de dialogue et de prévention des conflits.
C.Z











