Le samedi 21 mars 2026, le terrain municipal Paulin Tomanaga de Bohicon s’est transformé en un espace de sensibilisation et de plaidoyer, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme. L’Organisation non gouvernementale Arayaa, en partenariat avec India Health, y a déroulé son célèbre « Parcours de Justice et d’Égalité », une activité éducative et sportive qui a rassemblé près de 210 participants, dont 40 jeunes filles âgées de 14 à 24 ans autour du thème « Justices – Droits -Action ».
Sous le regard attentif des autorités locales et des parents, les jeunes ont été invités à réfléchir et à agir autour des thématiques de l’égalité de genre, de l’accès aux droits et de la lutte contre les violences basées sur le genre. Pour la docteure Milène Holonou, médecin généraliste, activiste des droits à la santé sexuelle et reproductive et cheffe programme à l’Ong Arayya, cette initiative répond à une urgence. « Une étude récente démontre que le taux de violence basée sur le genre est très élevé dans le département du Zou. C’est pourquoi nous avons choisi Bohicon, afin que la relève soit assurée et que les mamans elles-mêmes s’impliquent dans ce combat. », a-t-elle précisé. Le message a trouvé un écho auprès des autorités locales. Djibril Calos Gbèdèyihoué, suppléant du chef d’arrondissement de Lissèzoun, a salué l’initiative. « Cette journée ne doit pas être réduite à des mots ou des fleurs. Elle doit être une conquête des droits. Je félicite Arayaa et j’encourage à poursuivre la sensibilisation, notamment dans les écoles et lieux d’apprentissage. » a-t-il suggéré. Au-delà des discours, les activités ludiques et sportives ont marqué les esprits. Emma Makambio, l’une des participantes, a retenu une leçon essentielle : « Dans la vie, on est plus fort ensemble. L’union fait la force. » Même enthousiasme chez Débora Agbohou également participante, qui a découvert pour la première fois ce type d’événement. « J’ai appris l’importance de l’entraide et de la coopération. C’était éducatif et joyeux. Je remercie Arayaa pour cette occasion. », a-t-elle apprécié. Euphrasie Akossi Lokonon, parent est aussi émue. Ayant été témoin de cette séance de sensibilisation, elle a salué l’initiative qui mérite d’être accompagné par les pouvoirs publics. Compte tenue de la pertinence des thématiques abordées, elle a exhorté les parents a encré dans l’éducation des enfants le concept de l’égalité en insistant sur l’aspect complémentaire de l’homme et la femme. Pour finir, elle a invité les enfants à la sagesse et au respect de leurs parents. Entre jeux collectifs, danses et moments de partage, l’ambiance était empreinte de convivialité et de solidarité. Les jeunes filles, accompagnées de leurs mères, ont vécu une expérience qui dépasse le simple cadre festif : un véritable apprentissage citoyen et une invitation à bâtir une société plus juste et égalitaire.
C.Z











