La course à la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies connaît déjà ses premiers rebondissements. L’ancien président sénégalais Macky Sall, pressenti pour briguer le poste de secrétaire général, vient de subir un revers majeur : l’Union africaine (UA) a décidé de ne pas soutenir sa candidature.
Selon une note verbale consultée par l’AFP, 20 États membres se sont opposés au projet, bloquant ainsi la procédure d’approbation tacite utilisée au sein de l’organisation. En clair, le consensus nécessaire parmi les 55 pays membres n’a pas été atteint. La candidature, portée par le Burundi et soutenue par son président Évariste Ndayishimiye, n’a pas convaincu une partie importante des capitales africaines. À l’international, la course est lancée pour remplacer António Guterres dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026. Le prochain secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier 2027. Parmi les personnalités déjà en lice figurent Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Virginia Gamba. Une dynamique se dessine en faveur de l’Amériquelatine, qui revendique le poste, tandis que plusieurs voix appellent à l’élection d’une femme pour la première fois à la tête de l’Organisation des Nations Unies (Onu). Sans l’onction continentale, Macky Sall apparaît affaibli dans une compétition marquée par des équilibres diplomatiques complexes. Le rejet de l’Union africaine (UA) réduit considérablement ses chances de peser face aux candidatures soutenues par des blocs régionaux unis.
C.Z











