En pleine saison des pluies, le paludisme, encore appelé malaria, refait surface avec une intensité inquiétante. Cette maladie parasitaire, causée par le plasmodium et transmise par la piqûre de l’anophèle femelle, demeure la première cause de fièvre au Bénin. Les enfants et les femmes enceintes en sont les principales victimes, avec des complications graves telles que l’anémie.
Le paludisme demeure une maladie endémique aux conséquences lourdes. Le Dr Rogatien Ahossimè rappelle que le paludisme est une maladie de santé publique par sa fréquence et sa gravité. Les symptômes les plus courants sont : la fièvre persistante, les maux de tête ; les courbatures et fatigue, les risque d’anémie, surtout chez les enfants. En période de pluie, les flaques d’eau et les zones broussailleuses favorisent la prolifération des moustiques, entraînant des pics de contamination. En termes de stratégies de prévention pour réduire la propagation, le médecin insiste sur deux axes majeurs : la lutte contre le vecteur. Cela implique le débroussaillage, l’assèchement des eaux stagnantes, l’entretien des milieux de vie. La protection individuelle, c’est-à-dire l’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées, surtout pour les enfants et les femmes enceintes. Il souligne également l’importance de la vaccination antipaludique, désormais disponible pour les enfants de 0 à 5 ans dans certaines zones du Bénin. Le spécialiste en santé publique, Pierre Nougbodé insiste sur la nécessité d’adopter un changement de comportement face au paludisme. Selon lui, la vaccination constitue une avancée scientifique capitale. Elle cible principalement les enfants de moins de 5 ans, les plus vulnérables et permet de réduire significativement la mortalité et la morbidité liées à la maladie. Elle doit être acceptée par la population, malgré certaines réticences observées. Il saisit l’occasion pour lancer un appel à la mobilisation communautaire. « Le paludisme est connu, les moyens de prévention existent, mais c’est le comportement des populations qui doit évoluer » a-t-il dénoncé. Pour lui, la lutte doit passer par une mobilisation collective à savoir, assainir les milieux de vie, dormir sous moustiquaire, recourir à la vaccination pour les enfants et consulter rapidement en cas de fièvre.
C.Z











