Un incendie s’est déclaré, le lundi 13 avril 2026 dans le village de Cassagbo, arrondissement de Coussi, Commune de Toffo. En début d’après-midi, une simple étincelle partie d’une cuisine a suffi à provoquer le drame. Emportée par le vent, elle a atteint un stock de carburant de contrebande, le “kpayo”, déclenchant une explosion et une propagation fulgurante des flammes.
En quelques minutes, le feu s’est étendu à plusieurs habitations. Les habitants, paniqués mais solidaires, ont formé une chaîne humaine pour tenter de maîtriser les flammes à coups de seaux d’eau. Les sapeurs-pompiers venus d’Allada sont intervenus rapidement, réussissant à circonscrire l’incendie avant qu’il ne fasse davantage de victimes. Sur les lieux, la présence de Marguerite Agbanzé épouse Djigla, autorité communale, a marqué les esprits. Accompagnée du chef d’arrondissement, elle s’est impliquée activement dans les opérations de secours, coordonnant les efforts et rassurant les sinistrés. Une fois le feu maîtrisé, le bilan fait état de trois blessés graves et de dégâts matériels considérables. Les victimes ont reçu les premiers soins au centre de santé de Coussi avant d’être évacuées vers Allada et Cotonou pour un suivi médical approprié. Cet incendie rappelle une réalité préoccupante : le stockage du carburant de contrebande dans les habitations demeure un risque permanent. Si la solidarité des habitants a permis d’éviter le pire, la Commune de Toffo reste confrontée à un défi majeur, prévenir les drames liés au “kpayo” et sensibiliser les populations à ses dangers. À Cassagbo, la peur a laissé place à la prise de conscience. Les autorités locales promettent de renforcer les campagnes de prévention et d’encadrer davantage la vente et le stockage du carburant illicite. Une leçon douloureuse, mais salutaire, pour éviter que le feu ne vienne, une fois encore, ravager des vies.
C.Z











