La première session ordinaire de la 10e législature s’ouvre dans un contexte inédit pour le Bénin. Investi le mercredi 15 avril 2026 à Porto-Novo, Joseph Djogbénou, nouveau président de l’Assemblée nationale, a présenté une feuille de route ambitieuse qui place le Parlement au cœur des grandes mutations institutionnelles et sociales du pays.
Premier chantier annoncé : la révision du règlement intérieur. Avec l’installation du Sénat, le Bénin entre dans une nouvelle ère parlementaire. Joseph Fifamè Djogbénou a insisté sur la nécessité d’une collaboration harmonieuse entre les deux chambres, qu’il décrit non pas comme rivales mais comme « un duo dans une complémentarité utile et fertile ». Le président du Parlement appelle les députés à fournir des « ressources législatives pertinentes » pour accompagner la politique nationale conduite par le chef de l’État. Il met en avant l’encadrement législatif de la régionalisation du développement, projet phare du président élu Romuald Wadagni, qui doit trouver son prolongement dans la loi. Au-delà des réformes institutionnelles, le président de l’Assemblée nationale place la législature face à ses responsabilités sociales. Les députés devront s’attaquer à des chantiers sensibles : droit des obligations civiles, droit des personnes et de la famille, protection sociale et patrimoine. L’objectif affiché est de simplifier les normes, les rendre accessibles et garantir une sécurité juridique renforcée pour les citoyens. En sept ans, la 10e législature devra non seulement accompagner la mutation institutionnelle vers le bicaméralisme, mais aussi répondre aux défis économiques et sociaux d’un pays en pleine transformation. Joseph Djogbénou fixe ainsi un cap clair : faire du Parlement un acteur central de la stabilité et du développement du Bénin.
Pascal Toffodji










