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Photocopies dans l’éducation béninoise : Entre outil pédagogique et fardeau financier.

Dans les écoles publiques ou privées du Bénin, le bruit des machines à photocopier résonne désormais autant que celui des craies sur les tableaux. Ce qui devait être un simple outil d’accompagnement pédagogique est devenu, pour beaucoup de parents, un véritable casse-tête financier.

Dans les campagnes comme dans les villes, les témoignages se ressemblent.  Chaque semaine, de nouvelles feuilles à payer. « 100 francs, 200, 400, parfois 500 », soupire Pierrette Houénou, une mère rencontrée devant l’école primaire publique de Honudon, dans l’arrondissement de Lissèzoun. Les évaluations SA1, SA2, SA3 s’enchaînent, et avec elles les frais. « Au début, on croyait que c’était pour aider l’enfant à mieux travailler. Mais à la longue, la pratique s’est érigée en norme. Pour ceux qui ont plusieurs enfants, c’est devenu insupportable », confie un Rigobert Vissoukpo, père de famille. Beaucoup dénoncent une pédagogie qui se réduit à « jeter des photocopies » aux élèves, sans explication ni effort d’écriture. « Si l’enfant dessinait ou écrivait lui-même, il retiendrait mieux », insiste Pierrette Houénou. Pour ces parents, l’abus de photocopies entraîne une baisse du niveau scolaire et prive les enfants du goût de l’effort. Face à ces critiques, les enseignants rappellent que l’approche par compétences, adoptée depuis quelques années, exige des supports adaptés. Rigobert Damido, professeur dans un collège de Klouékanmè, explique : « Le support est nécessaire pour accompagner le cours. Même si le professeur prépare ses affiches, il faut des photocopies pour que l’élève suive et comprenne. » Selon lui, l’enseignant n’a pas toujours le choix car les photocopies sont indispensables pour transmettre efficacement les savoirs. Bertin Gnidjazounnon, instituteur à la retraite nuance : « Les photocopies ne sont pas mauvaises en soi. Elles sont utiles pour certains exercices. Mais l’abus est dangereux. » Il insiste sur l’importance de l’écriture, surtout dans les petites classes. « Au CP, si l’enfant ne sait pas écrire, il ne pourra pas avancer. Trop de photocopies risquent de le priver de cette base. » Pour lui, il faut trouver un équilibre entre modernité et méthodes traditionnelles, afin de redonner aux élèves le goût de l’effort. Entre nécessité pédagogique et charges financières, la photocopie est devenue un symbole des contradictions du système éducatif béninois. Les parents réclament une régulation, les enseignants défendent leur pratique, et les anciens appellent à un retour à l’essentiel : l’écriture, l’effort, et l’amour du savoir. Le débat reste ouvert, mais une certitude s’impose : sans ajustement, la photocopie risque de coûter cher, non seulement aux familles, mais aussi à l’avenir des élèves.

Zéphirin Toasségnitché

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