Exposition dénommée ‘’Equilibrium Weed’’ à Cotonou : Quand l’art interroge l’identité et l’histoire.À travers son exposition Equilibrium Weed, l’artiste plasticien Thierry Oussou propose une plongée dans l’univers du coton, matière emblématique du Bénin. Entre mémoire historique, hommage aux travailleurs et réflexion sur l’équilibre humain, l’exposition, ouverte le 21 mars et clôturée le 18 avril, a marqué les esprits comme un véritable voyage artistique.
Dès l’entrée, le ton est donné : une tonne de coton brut, transportée des champs de Paouian, occupe l’espace. Pour Thierry Oussou, le coton est bien plus qu’une ressource économique. Il est le socle de l’identité béninoise, chargé d’une histoire qui va de l’esclavage à la révolution industrielle. À travers la photographie, la vidéo, la peinture et le design textile, l’artiste retrace le parcours de cette fibre, de la terre jusqu’aux usines, en passant par nos maisons. Il rend hommage aux travailleurs invisibles, notamment ceux de la Gdiz et de la Sodéco. Pour l’artiste multi-potentiel Bénie Quenum, le thème de l’équilibre résonne profondément : « L’équilibrium, c’est le souffle. Et sans souffle, l’être humain n’a pas d’équilibre. » Cette réflexion dépasse l’esthétique pour toucher à l’essence même de la vie et de la mémoire collective. Les apprenants du projet Labo-Bénin y voient une véritable leçon de scénographie et de réappropriation de l’histoire. La médiatrice culturelle Romaricia Adjogbédé insiste : « Ce type d’exposition est primordial. Elle informe, mais surtout elle transporte. » Entre fibres du passé et souffle du présent, Equilibrium Weed invite à repenser notre futur. En clôturant ses portes le 18 avril, comme un clin d’œil à la Journée internationale du patrimoine, l’exposition de Thierry Oussou rappelle que l’art est aussi un outil de mémoire et de transmission.
Pascal Toffodji











