Le département du Mono est secoué par un drame survenu le lundi 20 avril 2026. À Athiémè, un homme placé en garde à vue depuis le 17 avril pour une affaire de vol de moto a été découvert mort, pendu dans sa cellule. Le geste, brutal et incompréhensible, met en lumière les failles du suivi des personnes interpellées et soulève de lourdes interrogations sur la sécurité dans les commissariats.
Un détenu, poursuivi pour vol présumé de moto, a été retrouvé pendu dans sa cellule au commissariat d’arrondissement d’Athiémè. Ce drame relance le débat sur les conditions de détention et la responsabilité des forces de l’ordre. Selon les informations recueillies, le détenu avait été transféré du commissariat de Kpinnou à celui d’Athiémè. Il était retenu dans la chambre de sûreté depuis le vendredi 17 avril. Son corps a été découvert lors d’un contrôle de routine, tôt le matin de ce lundi. Selon les premières constatations, il se serait pendu à l’aide de son tee-shirt, fixé à une barre de la fenêtre d’aération. Ce suicide en garde à vue laisse un malaise profond : Comment un détenu a-t-il pu mettre fin à ses jours dans un espace censé garantir sa sécurité ? Quelles mesures de surveillance étaient en place ? Quelles responsabilités seront établies ? Derrière les murs du commissariat, le silence est lourd. Les habitants d’Athiémè s’interrogent sur les conditions de détention et sur l’accompagnement psychologique des personnes interpellées. Les autorités annoncent l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame et situer les responsabilités. Ce décès relance le débat national sur la gestion des gardes à vue et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention dans les cellules de sûreté. Ce drame rappelle que la privation de liberté impose une responsabilité accrue aux forces de l’ordre. À Athiémè, la mort d’un gardé à vue devient un signal d’alarme sur les conditions de détention et la protection des droits humains.
Pascal Toffodji











